Apprendre l’obéissance

« Il a appris, bien qu’il soit Fils, l’obéissance par les choses qu’il a souffertes ; après avoir été élevé à la perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel. » Hé. 5, 8-9.

Jésus a appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes, et il a ainsi appris ce qui est le plus important. Par son obéissance dans les petites et les grandes choses, il a appris à connaître toute la volonté de Dieu, et toute la plénitude de la divinité a pris corporellement habitation en lui. Col. 1, 19.

Nous avons tous de nombreuses occasions d’apprendre l’obéissance, du matin au soir, dans toutes sortes d’adversités et d’épreuves. Aucun de nous n’a d’excuse valable pour ne pas le faire. Pour bénéficier des enseignements des sages de ce monde, il faut être spécialement pourvu de bonnes capacités. Mais peu importe ce que l’on peut apprendre de la sagesse de ce monde, on ne peut en profiter que pendant un court laps de temps. Dans l’éternité, elle n’aura aucune valeur. Mais si nous avons appris l’obéissance au cours de notre vie, nous aurons vraiment appris quelque chose pour notre vie présente et pour l’éternité.

Personne n’a besoin d’apprendre la désobéissance ; elle prospère facilement dès la plus tendre enfance. Tout le monde doit apprendre l’obéissance à un certain degré pour ne pas enfreindre les lois civiles, mais cela ne suffit pas devant Dieu.

« Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de cœur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits. » Ro. 6, 17.

Seule l’obéissance de cœur est agréable à Dieu. Ce n’est pas quelque chose qu’on nous impose, mais on s’y abandonne et on le désire avec joie. Dieu donne le Saint-Esprit à ceux qui lui obéissent, Ac. 5, 32. Si donc nous sommes vivement intéressés par l’obéissance à tous les commandements et à toutes les lois de Jésus, nous recevrons en abondance la force nécessaire pour être obéissants. Nous sommes alors les premiers à recevoir toute la grâce et l’aide de Dieu.

Ce n’est que par le Saint-Esprit que nous pouvons apprendre à être obéissants de tout notre cœur. L’Esprit rend la Parole vivante dans les situations les plus diverses et nous aide à avancer sur le chemin que nous devons suivre. La Bible suédoise qualifie le Saint-Esprit de « celui qui aide ». Il nous enseigne et nous aide. Il s’adresse à notre cœur lorsque nous nous trouvons par exemple dans la situation difficile où quelqu’un nous a fait un grand tort. La grande majorité perd alors complètement son sang-froid et suit les tendances de la chair, qui mènent à la mort et à la perdition éternelle. Si, au contraire, nous sommes profondément disposés à l’obéissance et à la fidélité, l’Esprit nous montrera clairement et distinctement combien il est grand de souffrir l’injustice avec joie et quels fruits de gloire cela apporte ici-bas et dans l’éternité.

Nous avons tous une chair qui ne peut ni ne veut obéir à la loi de Dieu. « Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’Esprit, c’est la vie et la paix ; car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas. Or, ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu. » Ro. 8, 6-8.

Nous sommes confrontés à la résistance de notre chair lorsqu’il faut accomplir la volonté de Dieu. La chair s’oppose à l’Esprit, Ga. 5, 17, et pour que l’Esprit triomphe toujours, il faut toujours renoncer à la volonté de la chair et la livrer à la mort. Cela implique des combats et des souffrances, mais nous apprenons l’obéissance et avons part à une vie toujours plus riche et plus glorieuse en Dieu. Nous goûtons à la bonté de Dieu et nous en désirons toujours plus. 1 Pi. 2, 2-3.

Si, dans les épreuves de la vie, nous choisissons toujours de souffrir plutôt que de pécher, nous apprenons l’obéissance et, par elle, nous sommes conduits à l’amour, à la patience, à la vérité, à la bonté et à toutes les vertus de Christ. Nous devenons purs et sages pour l’éternité. La sagesse du monde s’acquiert par l’ambition et par un travail acharné, et elle prend fin dans la tombe. C’est une source constante d’agacement, car on est constamment confronté à quelque chose qu’on ne peut pas comprendre, et on est également trompé par d’autres qui sont plus intelligents que soi.

Par l’obéissance, nous sommes conduits dans le repos de l’humilité et parmi les humbles. « Ils vivaient dans l’abaissement, mais lorsqu’ils s’avançaient, aucun prince ne pouvait les ébranler. »

Nous avons été élus pour devenir obéissants, 1 Pi. 1, 1-2, et quand Jésus reviendra, il sera glorifié dans tous ceux qui auront cru et qui auront obéi à son évangile. 2 Th. 1, 8-10.