Lenteur et habitudes

« ... en sorte que vous ne vous relâchiez point et que vous imitiez ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses. » Hé. 6, 12.

Nous ne pouvons pas bénéficier des promesses si notre cœur est lent et paresseux. La lenteur est à l’opposé de la nature de Dieu, lui « qui donne à tous simplement (généreusement, autres trad.) et sans reproche ». Ja. 1, 5.

Par nature, nous sommes tous lents à faire la volonté de Dieu, et si nous ne combattons pas vigoureusement et sérieusement cette lenteur, par la puissance du Saint-Esprit, elle nous dominera. Si notre esprit n’est pas libéré de l’argent, des choses et des objets, nous sommes lents quand il s’agit de donner quoi que ce soit. On est lent pour se rassembler pour des conférences et des réunions, on est lent pour prier et témoigner, on est lent quand il faut exprimer quelques bonnes paroles de reconnaissance et lent pour servir les autres de quelque manière que ce soit.

Les disciples étaient lents quand il fallait veiller et prier avec Jésus. « L’esprit est bien disposé, mais la chair est faible », a-t-il déclaré. Nous devons avoir part à cet Esprit bien disposé et puissant qui surmonte toute la paresse de la chair, et nous donner entièrement à cet Esprit. C’est cet Esprit que les disciples ont reçu le jour de la Pentecôte, et c’est dans cet Esprit qu’ils ont vécu et œuvré tout le reste de leur vie.

L’Esprit de sagesse est plus agile que tout mouvement et ne se laisse pas enfermer dans des habitudes et des coutumes. Quiconque est né de l’Esprit est comme le vent, dit Jésus. On ne sait d’où il vient ni où il va. Jn. 3, 8.

Certains travaillent, mangent, dorment, prient et lisent la Bible à des heures fixes et considèrent cela comme une vertu. S’ils se lèvent pour témoigner, ils ont également leur temps imparti. De telles personnes sont « coincées », et Dieu ne peut pas les utiliser selon les injonctions de l’Esprit. Tout notre corps est habitué à un certain rythme quotidien, et il faut de la foi, du sacrifice et de l’amour pour en être délivré.

Paul a mené une vie très variée : « Je sais vivre dans l’humiliation, et je sais vivre dans l’abondance. En tout et partout j’ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l’abondance et à être dans la disette. Je puis tout par celui qui me fortifie. » Ph. 4, 12-13. Il avait sacrifié son corps à la volonté de Dieu, il était donc joyeux et content dans toutes ces circonstances. 2 Co. 6, 4-10 et 12, 10.

Jacques nous exhorte : « Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’œuvre, celui-là sera heureux dans son activité. » Ja. 1, 25.

Ce n’est pas dans la paresse et la lenteur, mais comme des personnes délivrées et joyeuses que nous nous devons d’accomplir les œuvres très saintes de Dieu, et nous pouvons trouver celles-ci dans tout ce que nous disons et faisons, dans les petites choses comme dans les grandes, du matin au soir.

Ceux qui étaient debout sur la montagne de Sion étaient affranchis d’eux-mêmes et du monde, et pouvaient louer Dieu au beau milieu des souffrances et des tribulations. – Que Dieu accomplisse une œuvre puissante et libératrice avec nous tous, car il est écrit : « Maudit soit celui qui fait avec négligence l’œuvre de l’Éternel ! », et il vomira de sa bouche celui qui est tiède. Jé. 48, 10 ; Ap. 3, 16.