Comment utilise-t-on la parole de Dieu ?
« Samuel dit à Saül : C’est moi que l’Eternel a envoyé pour te donner l’onction comme roi sur son peuple, sur Israël : Ecoute donc ce que dit l’Eternel. Ainsi parle l’Eternel des armées : Je veux intervenir contre Amalec à cause de ce qu’il a fait à Israël, lorsqu’il s’est mis sur son chemin à sa sortie d’Egypte. Va maintenant, frappe Amalec, et vouez à l’interdit tout ce qui lui appartient ; tu ne l’épargneras pas et tu feras mourir hommes et femmes, enfants et nourrissons, bœufs et agneaux, chameaux et ânes. » 1 S. 15, 1-3.
C’était un ordre clair, qui ne pouvait pas prêter à confusion, et il renfermait aussi une exhortation à l’obéissance, donc là aussi, tout était comme il fallait.
Saül alla au combat, et Dieu lui donna la victoire, mais il ne suivit pas l’ordre de l’Eternel. Quand il rentra, il alla à la rencontre de Samuel et lui dit : « Sois béni de l’Eternel ! J’ai observé la parole de l’Eternel. Samuel dit : Qu’est-ce donc que ce bêlement de brebis qui parvient à mes oreilles, et ce mugissement de bœufs que j’entends ? » V. 7, 9, 13, 14.
Il n’y a aucun doute : Saül avait bien entendu l’ordre que Dieu avait donné. Mais comment a-t-il pu agir ainsi ? Et comment a-t-il pu dire à Samuel : « J’ai observé la parole de l’Eternel ? » Ce n’était justement pas le cas. Lorsque Saül fut repris par Samuel, il se trouva les excuses les plus habiles. C’était le peuple qui était responsable et les sacrifices étaient destinés à l’Eternel. Et il continua à affirmer que quant à lui, il avait observé la parole du Seigneur et avait suivi le chemin par lequel le Seigneur l’avait envoyé. Mais Dieu regretta d’avoir établi Saül roi d’Israël, car il s’était détourné de lui et il n’avait pas observé sa parole. V. 11, 15, 20.
Que pouvons-nous apprendre par ce récit ? Nous pouvons apprendre que les excuses et les échappatoires n’ont aucun poids aux yeux de Dieu quand on n’a pas observé sa parole avec exactitude. Il connaît chacun et il suit de près ce qui se passe au plus profond des cœurs. C’est seulement dans une obéissance parfaite que Dieu peut sauver l’homme, et celui qui ne veut pas se soumettre aux ordres de Dieu et qui refuse de leur obéir a part à la « deuxième mort ». Ap. 20, 6.
« Lorsque tu étais petit à tes yeux, n’es-tu pas devenu le chef des tribus d’Israël, et l’Eternel ne t’a-t-il pas oint pour que tu sois roi sur Israël ? Pourquoi n’as-tu pas écouté la voix de l’Eternel ? Pourquoi t’es-tu jeté sur le butin, et as-tu fait ce qui est mal aux yeux de l’Eternel ? » V. 17 et 19. Il était devenu grand à ses propres yeux, il a utilisé son raisonnement, et malgré l’ordre clair de l’Eternel, il a agi comme bon lui semblait.
On peut ranger ceux qui croient en Dieu en deux catégories : ceux qui sont petits et ceux qui sont grands à leurs propres yeux, c’est-à-dire les humbles et les orgueilleux. Dieu résiste aux orgueilleux, nous le voyons avec Saül. Mais il aide les humbles, nous le voyons avec David. 2 S. 6, 22. Aussi longtemps qu’on est petit à ses propres yeux, tout est possible auprès de Dieu, mais ceux qui sont grands à leurs propres yeux n’ont aucune possibilité d’accès auprès de Lui, sans brisement et sans conversion préalables. Ceux qui sont grands à leurs propres yeux ne sont pas fiables non plus dans les choses matérielles, et il leur est difficile d’exécuter un ordre comme il faut, car il y mêle leur propre manière de voir les choses, au lieu d’en rester à l’ordre qu’ils ont reçu.
Le Seigneur a donné ses ordonnances pour qu’on les observe avec soin. Ps. 119, 4. Celui qui est humble sait se courber totalement devant Dieu et faire avec joie ce qu’il ordonne. Celui qui est orgueilleux ne sait se courber qu’à moitié, et il cherche avec sa tête intelligente à inventer quelque chose de mieux que ce qu’on lui a ordonné. Ces choses sont vraiment sérieuses et elles doivent nous éveiller à la crainte de Dieu, car notre récompense dépendra de la façon dont nous aurons vécu. Nous le voyons chez Saül. Et le jugement qui a frappé Saül est toujours en vigueur aujourd’hui pour tous ceux qui agissent comme lui.
Quand on a la Parole, on n’a pas de questions à poser ou à se fier à son raisonnement. La seule chose qu’on ait à faire, c’est d’exécuter avec soin l’ordre tel qu’il nous a été donné. Il ne faut pas que nous demandions à notre raisonnement si le commandement est juste. Le commandement a une œuvre à faire : il doit briser l’homme naturel et le faire entrer dans la mort de Christ. Mais si on laisse le raisonnement s’exprimer, il n’y a ni brisement ni mort, et il ne reste que l’impression fausse qu’on a observé la parole du Seigneur. Le raisonnement veut préserver notre vie, mais celui qui garde sa vie la perdra. On perd ainsi le bénéfice de ce que le Seigneur a promis.
Nous vivons dans le temps de la grâce et c’est le moment de corriger tout ce qui ne va pas, par la grâce de Dieu et de notre Seigneur Jésus Christ. Mettons à profit ces derniers temps, pour que Dieu puisse accomplir son plan avec autant d’âmes que possible.