Le travail de Dieu avec les élus
Le sarment qui porte du fruit, il l’émonde, le purifie, pour qu’il porte davantage de fruits. C’est ainsi que Dieu travaille avec les élus. L’exemple de Job est très parlant à cet égard.
« Il ne détourne pas les yeux de dessus les justes, il les place sur le trône avec les rois, il les y fait asseoir pour toujours, afin qu’ils soient élevés. Viennent-ils à tomber dans les chaînes, sont-ils pris dans les liens de l’adversité, il leur dénonce leurs œuvres, leurs transgressions, leur orgueil ; il les avertit pour leur instruction, il les exhorte à se détourner de l’iniquité. S’ils écoutent et se soumettent, ils achèvent leurs jours dans le bonheur, leurs années dans la joie. » Job 36, 7-11.
Elihu décrit ici la situation dans laquelle Job se trouvait. Job était l’homme le plus irréprochable et le plus intègre de toute la terre. Pour que Dieu puisse lui donner des bénédictions encore plus grandes, il fallait toutefois qu’il passe par une purification plus profonde. Dieu ne détourne pas les yeux de dessus les justes. Mais il était difficile pour Job de comprendre la voie choisie par Dieu pour lui donner davantage de bénédictions. Il fut surpris par la fournaise qui était survenue sur lui pour l’éprouver. C’est ce que Pierre nous dit de ne pas faire. Elihu dit à propos des justes qui sont élevés en dignité :
« Viennent-ils à tomber dans les chaînes, sont-ils pris dans les liens de l’adversité, il leur dénonce leurs œuvres, leurs transgressions, leur orgueil ; il les avertit pour leur instruction, il les exhorte à se détourner de l’iniquité. » Job 36, 8-10.
Ce n’était pas facile pour l’homme le plus irréprochable de la terre de voir qu’il y avait encore de la rébellion et du péché à purifier chez lui. Dieu a ouvert son oreille par la souffrance. Les trois amis de Job ne comprenaient pas cette purification plus profonde. Ils estimaient que ce devait un pécheur impie, puisque de telles choses pouvaient le frapper.
Lorsque quelqu’un est surpris par la fournaise – la souffrance – qui le frappe, c’est une preuve qu’il ne comprend pas les choses mieux que les trois amis de Job. Non, à quelque stade que nous soyons parvenus dans la sanctification, nous devons toujours être disposés à une purification plus profonde. Ceci se fait par la souffrance. Il reste encore de la rébellion et de l’orgueil. « Les impies se livrent à la colère. » Job 36, 13-16. Ils ne sont pas sauvés par le moyen de la souffrance. Ils périssent.
« Dieu parle cependant, tantôt d’une manière, tantôt d’une autre, et l’on n’y prend point garde. Il parle par des songes, par des visions nocturnes, quand les hommes sont livrés à un profond sommeil, quand ils sont endormis sur leur couche. Alors il leur donne des avertissements, et met le sceau à ses instructions, afin de détourner l’homme du mal et de le préserver de l’orgueil. » Job 33, 14-17.
Nous voyons là le travail de Dieu avec le juste. Il veut anéantir l’orgueil de l’homme. Mais, dit Elihu, il ne porte les regards sur aucun sage. Job 37, 24. Dieu ne peut pas faire ce travail avec ceux qui se croient sages. Il se peut qu’ils aient une période d’éclat, mais ils ont pour fin la corruption et la ruine.
Jean dit de Jésus : « Il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu. » Mt. 3, 11. Le feu, c’est la même chose que la souffrance, d’après ce que nous dit Pierre, et cette souffrance nous mène à la gloire.
Nous recevons de la force, le Saint-Esprit survenant sur nous. Ac. 1, 8. Tout le monde souhaite faire cette expérience, mais il est aussi question d’être baptisés de feu. Pour supporter le feu, pour pouvoir supporter la purification par laquelle Dieu nous fait passer pour anéantir l’orgueil chez l’homme, il faut que nous ayons de la force. Mais si nous recevons la force et que nous ne voulons pas entrer dans le feu, la grâce devient alors un jugement pour nous.
C’est ainsi qu’on peut voir toute une quantité de personnes baptisées de l’Esprit parler de la force d’en haut et des dons de grâce. Ces personnes ne s’aiment pas entre elles. Elles se divisent pour former différentes sectes, et les disputes ne manquent pas. Cela prouve qu’il y a beaucoup de rébellion et d’orgueil qui devraient disparaître. Ces personnes ne comprennent pas qu’il y a une purification plus profonde. L’affliction et la souffrance ne suffisent pas à ouvrir leurs oreilles. Un baptême du Saint-Esprit sans feu ne sert qu’à la satisfaction de la chair.
C’est l’orgueil et la rébellion qui font que les chrétiens ne sont pas un, malgré le baptême et les dons spirituels. Cette situation déshonore le nom de Jésus. Au lieu de croire, le monde se moque. Jésus demandait dans sa prière qu’ils soient tous un afin que le monde croie. Le signe qui devait montrer au monde qu’ils étaient disciples de Jésus, c’était qu’ils s’aimaient les uns les autres. Jn. 13, 35 et 17, 21. La majorité des gens religieux à notre époque sont comme ceux qui se croient sages, et sur lesquels Dieu ne porte pas les regards. Cela ne les empêche pourtant pas de se glorifier de toutes les bénédictions de Dieu. Quant à Paul, il pouvait dire : « Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l’affliction produit la persévérance. » Ro. 5, 3.
Nous voyons là que l’apôtre comprenait à quoi servait le feu et la purification. Loué soit Dieu pour le travail qu’il fait avec les élus ! Le nombre de ceux qui aiment le feu et qui passent par la purification pour porter plus de fruits va grandissant. Ils sont assez humbles pour comprendre le but précis que Dieu a avec eux. Ils voient qu’il y a encore de l’orgueil et de la rébellion dont ils doivent être débarrassés. Le fruit de ce baptême de l’Esprit et de feu est une fraternité cordiale où chacun considère les autres comme plus excellents que lui-même. La prière de Jésus s’accomplit : « afin qu’ils soient un comme nous sommes un, – moi en eux, et toi en moi. » Jn. 17, 21-22.