Élus et aimés
« Nous rendons continuellement grâces à Dieu pour vous tous, faisant mention de vous dans nos prières, nous rappelant sans cesse l’œuvre de votre foi, le travail de votre amour, et la fermeté de votre espérance en notre Seigneur Jésus-Christ, devant Dieu notre Père. Nous savons, frères bien-aimés de Dieu, que vous avez été élus... » 1 Th. 1, 2-4.
Paul était convaincu que les frères auxquels il écrivait avaient été élus et étaient les bien-aimés de Dieu. Il l’a vu dans l’œuvre de leur foi, le travail de leur amour, et la fermeté de leur espérance. Toute leur conduite témoignait d’une communion sincère avec le Père et le Fils. Ils avaient une compréhension de la vie que ne possèdent que ceux qui ont été mis à part et qui sont aimés par le Seigneur d’une manière spéciale.
Dieu aimait énormément son peuple, Israël, et il lui a confié ce qu’il avait de mieux à leur donner, à savoir ses lois saintes et bonnes. En les gardant, Israël a été élevé au-dessus des nations païennes. Ils étaient un peuple élu et béni, avec des alliances et des promesses.
Lorsque Jésus vivait ici-bas, le Père a dit de lui : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection ! » La volonté du Père lui a été confiée et il l’a exécutée à la perfection, à tous points de vue. Parce qu’il a été obéissant plus que tous, il a été élevé au-dessus de tous. Ph. 2, 8–9.
Jésus a choisi un petit groupe de disciples qui avaient à cœur de le suivre et de lui obéir. Il les a aimés et s’est confié à eux plus qu’à qui que ce soit d’autre sur terre. Il les a désignés comme son petit troupeau, qu’il nourrirait et conduirait lui-même et qui n’avait aucune raison d’avoir peur de quoi que ce soit. Luc 12, 32.
C’est à ses disciples qu’il a dit : « En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et que je suis en vous. Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père, je l’aimerai, et je me ferai connaître à lui. » « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. » Jn. 14, 20. 21. 23.
Nous voyons ici comment la relation d’amour est créée et approfondie par l’obéissance aux commandements de Jésus. – Jésus prenait souvent Pierre, Jacques et Jean avec lui lorsqu’il devait faire quelque chose de particulier. Il n’y avait personne avec qui il avait une communion aussi intime qu’avec eux. Pour ce qui est de la place à sa droite et à sa gauche dans le royaume céleste, et des autres places, elles seront déterminées par la relation d’amour et d’obéissance qui aura été établie ici-bas, dans les nombreuses situations de la vie.
Jésus n’a pas donné à ses disciples de l’or et des biens, mais il leur a donné ce qui durera éternellement : sa Parole. La plus grande preuve d’amour de Jésus pour ses disciples a été de leur donner le Sermon sur la montagne. C’était la chose la plus chère et la plus précieuse qu’il avait à leur donner. Par ces paroles, ils ont été élevés au-dessus de tous les gens sur terre. Ils sont devenus des lampes célestes placées sur la montagne. Il leur parlait de sa propre vie, pour qu’ils la suivent.
Le Sermon sur la montagne donne des lois royales aux disciples de Jésus, pour toutes les époques. Personne d’autre n’est capable de se les approprier. Ils n’ont ni le cœur ni l’entendement pour cela et restent en dehors. – Seuls les élus, qui aiment le Seigneur et qui sont aimés par lui, ont le droit d’entrer dans la vie et l’esprit du Sermon sur la montagne, et dans la gloire qui accompagne cette vie ici-bas et pour l’éternité.
« Entrez par la porte étroite ! », dit Jésus à la fin du Sermon sur la montagne. C’est lui-même qui nous invite à entrer dans la vie qu’il nous a exposée. Puisqu’il nous invite, nous pouvons y aller en toute sécurité, non pas en nous fiant à nous-mêmes, mais en faisant confiance à celui qui nous invite et qui a tout pouvoir au ciel et sur la terre. Si nous y entrons avec une plénitude de foi et d’amour pour lui, prêts à observer tout ce qu’il a dit dans sa parole, il a promis de nous aimer, de se révéler à nous, de nous aider et de nous fortifier dans toutes nos voies. Ses yeux seront sur nous, et il sera avec nous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.
Mais au dehors se tiendront tous les moqueurs et les menteurs, qui disent qu’il est impossible à quiconque d’observer le Sermon sur la montagne. Ce faisant, ils prétendent aussi que la puissance de Dieu ne sert à rien et que les disciples de Jésus construisent eux aussi leur maison sur le sable. Cette foule de moqueurs religieux n’est pas petite. Mais Dieu soit loué, nous n’avons pas été élus pour faire partie de cette foule.
Schimeï marchait sur le bord de la route et maudissait David. Si l’Éternel l’a permis, laisse-le maudire, a dit David. Il avait une autre élection et a poursuivi son chemin avec la bénédiction de Dieu reposant sur lui. Schimeï, quant à lui, a dû faire face à son jugement. Le jugement et la malédiction sont toujours retombés sur la tête des moqueurs et des persécuteurs. Il en va de même pour la bénédiction. Elle vient toujours en abondance sur ceux qui bénissent.
Cela apporte beaucoup de joie et de force de savoir que nous avons été élus par le Seigneur et qu’il nous aime. Cela aura le même effet pour nous que pour les Thessaloniciens. Il y aura de l’œuvre de la foi, du travail de l’amour, et de la fermeté de l’espérance, en attendant que Jésus revienne avec tous ses saints. Qui Jésus devrait-il aimer, bénir, fortifier et aider ici sur terre, si ce n’est ses disciples, qui le suivent en vérité ? Ce sont eux qui seront en première ligne pour bénéficier de toute sa bonté et de son aide. Il veillera à ce qu’aucune tentation ne soit trop grande et à ce que tout contribue à notre bien. Il ne nous donne pas un ordre pour nous écraser et nous opprimer. Non, tous ses commandements sont la vie éternelle et nous rendent heureux ici-bas et pour l’éternité. Les lois de l’Esprit de Vie sont inscrites dans le cœur de ceux que le Seigneur a élus et qu’il aime.