Protégés et unis dans le feu de l’Éternel !

« Son trône était comme des flammes de feu, et les roues comme un feu ardent. Un fleuve de feu coulait et sortait de devant lui. » Da. 7, 9-10.

« Du trône sortent des éclairs, des voix et des coups de tonnerre. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu. » Ap. 4, 5.

Le trône de l’Éternel est protégé par un feu ardent. Aucun diable ou puissance maléfique ne peut renverser ce trône ou s’immiscer dans le conseil de l’Éternel. La sagesse, l’amour, la justice et la vérité de Dieu y règnent de manière pure et absolue. La communion entre le Père, le Fils, les êtres vivants et les anciens, etc. est une communion dans un feu ardent, où absolument rien d’ambigu ne peut pénétrer et déranger.

Notre Dieu est un feu dévorant, et tous ceux qui sont en vérité nés de lui ont reçu le feu de Dieu dans leur cœur, un feu dévorant contre tout péché et toute impureté. « Je suis venu jeter un feu sur la terre, et qu’ai-je à désirer, s’il est déjà allumé ? », a dit Jésus. Luc 12, 49.

Jadis, Dieu avait communion avec ses saints par le feu qui brûlait sur l’autel de pierre. Il est maintenant en communion avec ses saints par le feu qui brûle sur l’autel du cœur. Jadis, on sacrifiait la vie de boucs et de veaux, mais maintenant c’est notre propre vie qui est sacrifiée, celle qui ne supporte pas le feu de Dieu. Mais la vie nouvelle qui naît de Dieu est une vie de gloire éternelle et impérissable, qui supporte le feu, et les œuvres qui émanent de la vie nouvelle, par ce que Dieu produit, supportent le feu.

Jésus n’a pas pu avoir une pleine communion avec ses disciples pendant qu’il était ici-bas. Le feu céleste brûlait dans le cœur de Jésus, mais pas dans le leur. Le mal a donc pu s’immiscer en eux. Mais le jour de la Pentecôte, le feu a été allumé et une communion de feu céleste a été établie entre les disciples, le Père, le Fils et les êtres célestes. Ils étaient désormais armés et protégés contre tout ce qui est mauvais et impur, et le Seigneur trônait au milieu d’eux. Tant que le feu a brûlé, la première Église a vécu une époque merveilleuse et bénie. Mais au fur et à mesure que le feu s’est éteint, le mal s’est introduit, et il y a eu des querelles et des discordes, de l’envie et de la jalousie, etc. comme c’est le cas aujourd’hui dans le monde religieux.

L’Esprit de Dieu et le feu dans nos cœurs sont la seule protection que nous ayons contre tout ce qui est mauvais et impur dans ce monde obscur, où nous sommes entourés de toutes sortes de puissances diaboliques. Que le feu de l’Éternel soit donc allumé avec force dans nos cœurs, dans nos foyers et dans l’Assemblée du Dieu vivant. Nous serons alors protégés dans notre combat contre le mal par le Père, le Fils et par tous les anges de la puissance divine. S’il est pour nous, qui peut être contre nous, est-il écrit. Nous avons part à une gloire céleste qui ne peut être ni ébranlée ni défaite. Hé. 12, 28-29. Le ciel tout entier nous regarde avec bienveillance si notre cœur est enflammé pour Christ. Nous sommes alors engendrés et formés à l’image de son Fils, et nous marchons en vérité dans la vie de lumière en lumière, de force en force et de gloire en gloire.

Si l’on veut souder de petits morceaux de fer, il faut les chauffer à blanc. Ils deviennent alors un tout indissociable. Mais si les morceaux sont froids ou à moitié chauds, on ne peut pas les assembler. – Il est tout aussi impossible de réaliser l’unité de chrétiens tièdes. C’est même stupide de vouloir essayer de le faire. – Mais Dieu soit loué pour la fraternité élevée et sainte qui est soudée par l’Esprit et le feu pour former un seul bloc, que les démons et les hommes ne peuvent dissoudre ni maintenant ni dans l’éternité. Pas une seule once de méchanceté ne peut s’immiscer et perturber cette communion.

« Ma parole n’est-elle pas comme un feu, dit l’Éternel, et comme un marteau qui brise le roc ? » Jé. 23, 29.

Chaque parole de Dieu est un feu qui brûle et consume quelque chose de notre nature égoïste. Mais si on lui permet de faire son travail, elle devient une puissance et une gloire en nous. Presque tous les gens dans le monde possèdent un peu de douceur humaine, d’amour et de patience, etc., mais si nous voulons avoir la douceur de Dieu en nous, cela passera forcément par le fait d’ébranler et de casser notre dureté et notre force humaines. Si l’on est empreint de la douceur divine, cela donne une force qui brise des os. Pr. 25, 15. L’amour devient en nous une flamme ardente, il est aussi fort que la mort. Il fond et triomphe de toute résistance qui doit être vaincue. Chaque parole de Dieu que nous recevons devient un feu et un marteau qui brise toute fortification qui s’élève contre la vérité à laquelle nous avons eu part.

Des feux éternels brûlent en Sion et aucun impie ne peut y vivre. Mais celui qui marche dans l’intégrité, qui supporte la vérité et qui supporte le feu, celui-là habitera dans des lieux élevés ; des rochers fortifiés seront sa retraite, et ses yeux verront le roi dans sa magnificence. És. 33, 14-17.

L’Éternel fait de ses serviteurs une flamme de feu. Hé. 1, 7.

Voilà ce que sont les êtres célestes, et puissions-nous aussi être de ceux qui brûlent, brillent et servent jusqu’à ce que le Seigneur vienne. Soyons au beau milieu du feu ici-bas, et lorsque la trompette sonnera, nous serons au beau milieu du feu là-haut avec Christ sur son trône de feu, dans la gloire éternelle. Ap. 3, 21.