La nourriture au temps convenable

« Et le Seigneur dit : Quel est donc l’économe fidèle et prudent que le maître établira sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable ? Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi ! Je vous le dis en vérité, il l’établira sur tous ses biens. » Luc 12, 42-45.

Lorsque Jésus reviendra, il y aura sur terre un petit nombre de serviteurs fidèles, occupés dans toutes les situations à donner de la nourriture au temps convenable. Ils sont si valeureux et précieux aux yeux de Dieu qu’il les établira sur tous ses biens.

Dans l’ancienne alliance, l’Éternel était très exigeant avec ses sacrificateurs et ses serviteurs. Aucune personne présentant un défaut n’était autorisée à s’approcher pour offrir la nourriture de son Dieu, et tous les sacrifices qui étaient faits devaient être sans défaut. Voir Lé. 21, 16-24 et 22, 17-25.

Il en est de même aujourd’hui : personne ne peut s’approcher pour offrir l’aliment de son Dieu sans être pur et sincère. Ceux qui se sont approchés de Dieu se sont éloignés radicalement du monde et des choses de ce monde. Ils sont consacrés pour un service très saint. Ils se rassasient à la table que le Seigneur dresse avec abondance devant eux en face de leurs adversaires. – Jésus avait à manger une nourriture que les disciples ne connaissaient pas, et cette nourriture est toujours aussi peu connue de nos jours.

Pour être capables de donner la nourriture au temps convenable, nous devons être consacrés pour ce service et être conscients de notre vocation et de notre responsabilité, afin de veiller en toutes circonstances. Le Seigneur nous donnera alors la grâce et la sagesse dont nous avons besoin, à condition que nous restions en sa présence dans la pureté et la sincérité.

Dans le domaine matériel, la plupart des gens prennent probablement soin d’eux-mêmes et de leur famille. À cet égard, ils font en sorte de distribuer de la nourriture au temps convenable. Mais combien peu nombreux sont ceux qui comprennent que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Mt. 4, 4. Jésus explique ceci avec force et sérieux lorsqu’il s’adresse aux Juifs, dans Jn. 6, mais ils n’étaient pas en mesure de le comprendre. Ils pensaient seulement à la nourriture terrestre.

À quoi bon se bourrer de vitamines, de façon à déborder de vitalité, si l’on n’utilise pas cette vitalité pour faire la volonté de Dieu ? Un estropié est alors mieux loti, parce que le nombre limité de possibilités qui sont à sa disposition font qu’il aura moins de comptes à rendre. – La plupart des gens se glorifient d’être de bons soutiens de famille, mais en réalité, si on les considère à la lumière de Dieu, en pensant à l’éternité, ils ne valent pas grand-chose s’ils ne prennent pas soin de donner à leur famille la nourriture spirituelle nécessaire. On peut porter l’amour maternel aux nues, mais il ne vaut pas grand-chose s’il se limite au seul bien-être du corps. Notre corps meurt après quelques années, même si on le soigne selon toutes les règles de l’art, mais notre esprit a une destinée éternelle.

Si nous aimons nos enfants en vérité, nous sommes aussi un exemple pour eux dans tout ce qui est bien. Nous vivons alors une vie consacrée à Dieu, afin de pouvoir, par la grâce et la miséricorde de Dieu, leur apporter de l’aide en leur fournissant la nourriture dont ils ont besoin pour leur vie spirituelle, jour après jour, pour qu’ils puissent croître dans les vertus de Christ et avoir une foi saine et forte. Avec une espérance vivante dans leur cœur, ils peuvent envisager l’avenir avec assurance. Ils obtiendront ainsi une riche entrée dans le royaume de Dieu et ils seront des couronnes de gloire pour leurs parents.

Élie a reçu de l’Éternel de la nourriture au temps convenable lorsqu’il était assis sous un genêt et demandait la mort. Fortifié par cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits. 1 R. 19, 8. – De la même manière, nous nous sentons fortifiés dans notre homme intérieur aux conférences, aux réunions et lorsque nous sommes en compagnie des saints, lorsque nous recevons la bonne nourriture au moment convenable. Puissions-nous être occupés à nous donner mutuellement cette nourriture, jusqu’à ce que Jésus revienne.