Appelés à la communion

Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à la communion de son Fils, Jésus-Christ notre Seigneur. 1 Co. 1, 9.

Combien cela est grand et glorieux : la communion avec Jésus-Christ ! Dieu est en vérité puissant pour nous purifier et nous sauver de tout péché et de toute mondanité, afin que nous puissions demeurer dans une communion indéfectible et fervente avec lui.

Pensons par exemple au fait d’avoir communion avec Paul, si nous marchions avec lui du matin au soir. Il ne se sentirait jamais en véritable communion avec nous si nous ne partagions pas de tout cœur avec lui ses combats et ses souffrances pour le salut de chacun. Il n’y aurait aucun répit pour la chair ni même de temps pour penser à soi, si nous voulions garder cette communion.

Imaginons-nous jouir de la communion avec Jean du matin au soir. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort, dit-il ; et quiconque commet le péché est du diable. S’il voyait de l’injustice de la part de certains, il constaterait qu’ils n’étaient pas de Dieu, mais qu’ils étaient des enfants du diable, et qu’ils seraient couverts de honte en n’étant pas enlevés lors de l’avènement de Jésus.

Si tu voulais avoir communion avec Jacques, il ne suffirait pas de dire beaucoup de belles choses sur le christianisme, sur toutes les choses que l’on devrait faire et ne pas faire. Non, il voudrait voir de ses yeux des preuves tangibles de ta foi, par de bonnes œuvres du matin au soir. Il mettrait ta langue à l’épreuve pour voir si elle a été reliée à la seule source douce et bonne, la sagesse d’en haut. Sinon, il considérerait ton culte comme vain, et l’idée serait loin de lui de pouvoir être en communion avec toi.

Ma sœur, que penses-tu qu’il te faudrait pour avoir une communion sincère avec Tabitha ? Réfléchis-y bien et avec soin. Voir Ac. 9, 36-42.

Jésus est venu dans le monde précisément pour sauver les gens, afin de leur donner part à l’unité et à la communion, et il souligne qu’un signe caractéristique des vrais disciples est l’amour qu’ils ont les uns pour les autres. Les vrais disciples ne sont pas des personnes qui souhaitent observer une partie de ce que Jésus a prescrit, mais ce sont ceux qui observent tout ce qu’il a prescrit, et qui entraînent les autres à devenir des disciples, en leur enseignant la même chose. Ce n’est qu’en observant tout ce que Jésus a prescrit que les disciples peuvent être rendus un, et même parfaitement un, comme le Père et le Fils sont un. Mais cette unité parfaite n’a pu être réalisée que lorsque le Saint-Esprit a été envoyé le jour de la Pentecôte et que l’amour de Christ a été répandu dans leurs cœurs. C’est pourquoi on l’appelle la communion de l’Esprit. Toute autre forme de communion est vouée à l’échec.

Les commandements et les lois de Jésus sont les lois de l’Esprit de vie, qui libèrent de toutes sortes d’horreurs égoïstes et unissent les cœurs des disciples. – Jésus accorde une telle importance à l’unité et à la communion que si deux ou trois personnes seulement se réunissent et acceptent de prier pour une chose, il sera présent au milieu d’elles et exaucera leurs prières. Imagine donc quand c’est une assemblée tout entière qui est devenue un, solidement unie dans un même esprit, un même langage et un même sentiment. C’est en vérité là que coule la bénédiction.

De même que la marque des vrais disciples de Jésus est qu’ils l’aiment, qu’ils gardent ses commandements et qu’ils ont une communion fervente les uns avec les autres, de même la marque de ceux qui sont faux et égarés est qu’ils invoquent la grâce et le sang dès qu’ils entendent parler de garder les commandements et les ordres de Jésus, et qu’ils n’ont pas d’amour et de communion mutuels. – Le grand chef-d’œuvre de Satan dans le monde religieux est d’avoir réussi à dissocier la grâce et le sang des commandements de Jésus. Il en résulte de la discorde et des querelles, de l’orgueil et de la mondanité de toute part, au beau milieu des discours et des cantiques sur le sang et la grâce. Aujourd’hui, il n’est pas question d’une tache sur l’Évangile ici ou là, mais le monde religieux dans son ensemble n’est presque plus qu’une grande tache, et Jésus se demandait s’il trouverait la foi quand il reviendrait.

L’iniquité engendre la discorde, les querelles et toutes sortes de méchancetés. Lorsque l’impie paraîtra et prendra le pouvoir sur la terre, la situation sera plus terrifiante qu’elle ne l’aura jamais été.

Quand nous obéissons aux commandements de Jésus, cela fait naître une communion d’Esprit bénie, et tout entre dans le bon ordre. Jésus établira un règne de mille ans sur terre quand il reviendra et qu’il prendra le pouvoir avec ses saints, ceux qui auront été obéissants à son évangile. Ce sera un royaume de paix rempli de gloire, car les peuples se conformeront alors aux lois sages et bonnes qui émaneront de Jérusalem.