Les paroles de Dieu
Hé. 4, 12. Seules les paroles du Dieu vivant ont le pouvoir de pénétrer dans le secret de l’homme et d’accomplir leur œuvre bénie. La parole de Dieu est comme un feu et comme un marteau. Elle seule parvient à faire fondre ce qui est au fond du cœur et à briser ce qui est dur et rigide.
C’est pourquoi Paul nous exhorte à ce que la parole de Dieu habite abondamment parmi nous. Il est bon que nos témoignages aux conférences et aux réunions soient liés à une parole de Dieu qui est devenue vivante pour nous. Nous avons peut-être souvent lu et entendu parler de patience, mais soudain, un jour, dans une certaine situation, la question de la patience devient étonnamment vivante pour nous. Cela pénètre et résout quelque chose au plus profond du cœur, et nous remplit de paix et de joie lorsque nous la recevons. Lorsque nous témoignons de cela à une réunion ou que nous en parlons à un frère ou à une sœur, c’est vivant et efficace et cela pénètre. C’est vraiment de la nourriture, c’est une semence qui a la capacité de germer, et la patience commence à croître chez l’un comme chez l’autre.
« Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. » Jn. 1, 1. C’est Dieu lui-même qui est engendré en nous par la parole de vérité. Nous devenons des êtres d’éternité possédant une joie et une paix inébranlables. Nous devenons un reflet de la gloire de Dieu, et celle-ci rayonne de nous sous forme de patience, de vérité, de justice, d’amour, de douceur, de générosité, de bonté, etc.
« Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle », dit Pierre. Oh ! que les paroles de la vie éternelle exercent aussi une telle force d’attraction sur nous, afin que nous n’ayons personne ni rien d’autre vers qui aller.
« Car je leur ai donné les paroles que tu m’as données ; et ils les ont reçues, et ils ont vraiment connu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. » Jn. 17, 8.
Jésus avait reçu des paroles vivantes de son Père céleste et les a vécues en pratique dans sa vie quotidienne, et il les a transmises à ses disciples qui les ont également vécues. Ils les ont à leur tour annoncées au peuple, et il est dit que la parole de Dieu se répandait de plus en plus, et le nombre des disciples augmentait. Le nombre des disciples augmentait beaucoup à Jérusalem, et une grande foule de sacrificateurs obéissaient à la foi. Ac. 6, 7 et 12, 24.
Seules les paroles vivantes de Dieu sont en mesure de conduire les hommes à l’obéissance de la foi. C’était l’obéissance à la Parole qui intéressait les apôtres, et non le simple fait de l’entendre.
« ... et sa parole ne demeure point en vous », dit Jésus aux Juifs. Jn. 5, 38. Quelle bénédiction d’avoir la parole de Dieu qui demeure en soi dans toutes les circonstances de la vie. On est alors comme la montagne de Sion, qui ne peut être ébranlée, qui n’est jamais découragée ni abattue.
« Ta parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier. » Ps. 119, 105. Si nous n’avons pas cette lumière pour nous guider, il nous est impossible de trouver le sentier, et nous errons dans l’obscurité avec un cœur troublé et anxieux face à toutes les difficultés de la vie. Comme il est paisible et sûr de marcher avec cette lampe ! Les paroles vivantes de Dieu éclairent dans toutes les difficultés. Nous trouvons le chemin à travers tout cela, et nous pouvons rendre continuellement grâces à Dieu le Père pour toutes choses, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ. Ép. 5, 20.
Il n’y a pas lieu de s’étonner quand il est dit : « Je me réjouis de ta parole, comme celui qui trouve un grand butin. » Ps. 119, 162. Nous n’avons pas de plus grand butin ni de plus grande richesse que les paroles de Dieu qui sont devenues notre vie. Tout le reste sera consumé.
Paul n’est pas venu avec une supériorité de langage, mais il a annoncé les paroles simples et non frelatées de la croix. Il était auprès d’eux dans un état de faiblesse, de crainte, et de grand tremblement, afin de pouvoir leur apporter les bonnes paroles au bon moment. Il savait que rien ne pouvait produire quoi que ce soit chez les hommes, si ce n’est les paroles vivantes qui lui étaient données par le Saint-Esprit. Ces paroles brûlaient dans son propre cœur et ont commencé à brûler dans le cœur des autres. – Oh ! que toute supériorité de langage disparaisse et que nous partagions les uns avec les autres les paroles vivantes de Dieu ! – C’est par ces paroles de vérité que nous naissons pour devenir les prémices de ses créatures. Ja. 1, 18.