Une consolation éternelle

« Si donc il y a quelque consolation en Christ » dit Paul en Ph. 2, 1. Oui, louons Dieu pour la consolation riche et bénie que nous avons trouvée en Jésus-Christ ! Il nous a donné une consolation éternelle et une bonne espérance. 2 Th. 2, 16. Il console nos cœurs et nous affermit en toute bonne œuvre et en toute bonne parole, v. 17. Une personne à qui il manque de la consolation est affaiblie en actes comme en paroles, mais tant que nous demeurons en Christ, nous ne serons jamais dans une situation où nous manquerons de consolation. « Je suis rempli de consolation, je suis comblé de joie au milieu de toutes nos afflictions », dit Paul en 2 Co. 7, 4. Si nous sommes en Christ, nous ne pouvons pas connaître une seule difficulté, une seule tentation ou une seule épreuve sans être abondamment consolés au plus profond de notre cœur.

Nous avons une chair dans laquelle n’habite rien de bon, mais nous avons la consolation bénie qu’elle peut être livrée à la mort de Christ et qu’elle n’a pas besoin d’avoir le dessus sur nous.

Nous avons la consolation que personne ne peut nous maltraiter tant que nous sommes zélés pour le bien. Ses yeux sont sur nous et ses oreilles sont attentives à nos prières. 1 Pi. 3, 12-13. – Le Seigneur a consolé Joseph à l’avance par une vision, de sorte que lorsqu’il a été vendu en Égypte et jeté dans un puits, il pouvait affronter ces choses avec calme, sachant que ce n’était qu’une étape sur le chemin de la dignité de prince. C’est aussi pour cette raison qu’il pouvait garder un cœur bon à tout moment, et embrasser ses frères avec amour quand il les a retrouvés.

C’est une consolation bénie de savoir que la voie du Seigneur avec nous est parfaite, et que toutes choses concourent à notre bien. Nous ne sommes pas irrités par des situations et des personnes, car nous savons que toutes choses sont au service de Dieu pour notre bénéfice éternel. Lorsqu’il nous plonge de temps en temps dans quelques épreuves et difficultés, c’est uniquement pour nous rendre plus purs que nous ne le sommes. Notre consolation est que nous sommes sur le chemin et que nous nous rapprochons toujours plus du but.

Paul parle dans Ro. 15, 4 de « la consolation que donnent les Écritures ». Quelle consolation ne trouvons-nous pas dans les Écritures ? Elles éclairent tout notre chemin. Sa parole demeure éternellement ! C’est un fondement sûr et fiable sur lequel nous pouvons bâtir l’édifice de notre vie. Quelle consolation d’avoir un tel fondement sur lequel construire, alors que nous savons que tout le reste s’écroulera et périra.

Les Écritures nous apportent une consolation puissante en ce qui concerne les temps à venir. La parole de Dieu nous répète une fois après l’autre que nous n’avons rien à craindre, mais que nous devons au contraire lever nos têtes et nous réjouir dans l’attente de la venue prochaine de Christ. Pas un seul cheveu de notre tête ne peut être touché si ce n’est pas Sa volonté qu’il le soit, et la durée de notre vie est soigneusement déterminée. La colère ne s’abattra que sur les impies, mais la gloire, l’honneur et la paix seront accordés aux hommes pieux. C’est le Seigneur qui fixe les bornes et les limites pour les guerres et toutes sortes d’événements dans le monde.

Siméon attendait la consolation d’Israël, Luc 2, 25, et seul Jésus peut vraiment consoler à la fois l’Israël terrestre et l’Israël spirituel. « Malheureuse, battue de la tempête, et que nul ne console ! Voici, je garnirai tes pierres d’antimoine, et je te donnerai des fondements de saphir. Tu seras affermie par la justice ; bannis l’inquiétude, car tu n’as rien à craindre, et la frayeur, car elle n’approchera pas de toi. » És. 54, 11. 14. « C’est moi, c’est moi qui vous console. Qui es-tu, pour avoir peur du fils de l’homme, pareil à l’herbe ? » 51, 12. « Cieux, réjouissez-vous ! Terre, sois dans l’allégresse ! Montagnes, éclatez en cris de joie ! Car l’Éternel console son peuple, il a pitié de ses malheureux. » 49, 13. – « Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu. Parlez au cœur de Jérusalem, et criez lui que sa servitude est finie, que son iniquité est expiée, qu’elle a reçu de la main de l’Éternel au double de tous ses péchés. » 40, 1-2.

És. 40 a été lu au parlement juif à Jérusalem la première fois qu’il s’est réuni après qu’Israël est devenu un État indépendant. Le temps est venu pour l’Éternel de les bénir et de les consoler dans leur propre pays. Ce qui est curieux, c’est que l’Éternel les a également éloignés du mur des lamentations, où ils ont déversé leurs larmes et leurs plaintes pendant des millénaires. Ce mur des lamentations se trouve aujourd’hui en territoire arabe. « Oui, peuple de Sion, habitant de Jérusalem, tu ne pleureras plus ! » 30, 19. – « Ainsi parle l’Éternel : Retiens tes pleurs, retiens les larmes de tes yeux ; car il y aura un salaire pour tes œuvres, dit l’Éternel ; ils reviendront du pays de l’ennemi. Il y a de l’espérance pour ton avenir, dit l’Éternel ; tes enfants reviendront dans leur territoire. » Jé. 31, 16-17. « Comme un homme que sa mère console, ainsi je vous consolerai ; vous serez consolés dans Jérusalem. » És. 66, 13.

Jérusalem a toujours été au centre de l’aspiration des Juifs lorsqu’ils étaient dispersés dans des pays étrangers. « L’an prochain à Jérusalem », se sont-ils dit lorsqu’ils partageaient le pain lors de la Pâque, et cette pensée a apporté de l’espérance et de la joie dans leurs cœurs au milieu des persécutions et des souffrances. Maintenant, l’Éternel a commencé à les consoler, et la consolation complète leur sera donnée par Jésus, le Messie.

Nous ressentons bien nous aussi que rien ne peut nous consoler en dehors de Christ et de l’Église, la Jérusalem céleste. Si on nous offrait tout sauf cela, ce serait vide et creux.

« Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. Consolez-vous donc les uns les autres par ces paroles. » 1 Th. 4, 16-18.

Quelle consolation bénie ! Dans peu de temps, la trompette retentira et nous serons pour toujours avec Christ et avec les saints. Cela nous console tellement, de fond en comble, que dans toutes nos détresses, il n’y a pas de détresse.

« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que par la consolation dont nous sommes l’objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans l’affliction ! Car, de même que les souffrances de Christ abondent en nous, de même notre consolation abonde par Christ.

Si nous sommes affligés, c’est pour votre consolation et pour votre salut ; si nous sommes consolés, c’est pour votre consolation, qui se réalise par la patience à supporter les mêmes souffrances que nous endurons. Et notre espérance à votre égard est ferme, parce que nous savons que, si vous avez part aux souffrances, vous avez part aussi à la consolation. » 2 Co. 1, 3-7.

« Que le Dieu de la persévérance et de la consolation vous donne d’avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres selon Jésus-Christ. » Ro. 15, 5.