Travaille à la maison du Seigneur !
« Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant dans son corps. Connaissant donc la crainte du Seigneur, nous cherchons à convaincre les hommes… » 2 Co. 5, 10-11.
Paul voulait travailler le plus possible au salut des hommes avant de comparaître devant le tribunal de Christ. Il savait que par amour pour les hommes, Christ avait tout sacrifié, jusqu’à son sang précieux, et qu’il ne pouvait donc pas se présenter à Christ avec assurance et joie s’il avait été indifférent à leur salut.
Comment comptons-nous nous présenter à Christ lorsque nous devrons rendre compte des milliers de jours de grâce qu’il nous a accordés pour vivre et travailler parmi nos semblables ?
La plupart des gens ne travaillent qu’à « leur propre maison », et il leur est même difficile de trouver le temps suffisant pour le faire. Certes, ils assistent à des réunions de temps en temps, mais ils ne font pas partie de ceux qui travaillent à la maison du Seigneur. Il n’est pas étonnant que de telles personnes connaissent la sécheresse et l’obscurité ; car l’Éternel appellera la sécheresse sur eux et leur fermera les cieux. Ag. 1.
C’est la maison du Seigneur que nous devons bâtir avec joie dans tout ce que nous disons et faisons. – Une mère qui a plusieurs jeunes enfants ne trouve pas beaucoup le temps de sortir de sa maison, mais elle doit comprendre sa vocation sainte et sa responsabilité, afin de ne pas utiliser les meilleures années de travail de sa vie pour se contenter de bien tenir sa maison dans les aspects terrestres ; la grande tâche de sa vie est de construire la maison du Seigneur dans son foyer. Le foyer ne doit pas être marqué par les soucis, l’agitation et les discussions stupides sur la manière de gagner beaucoup d’argent. Non, il doit être un lieu de paix où l’on prend le temps de prier et de s’entretenir les uns avec les autres, et où le royaume de Dieu passe avant tout. La parole de Dieu est une bénédiction. Elle est vivante et intéressante, et c’est quelque chose que les enfants et les personnes que l’on côtoie ont besoin de ressentir et de remarquer. Si l’on n’expose qu’une doctrine sèche, pleine de commandements et de règles, cela ne suscite qu’amertume et résistance.
On ne recevra pas d’éloges au jour du jugement parce qu’on aura eu une belle maison, un beau jardin ou de beaux meubles, ou parce qu’on aura poussé ses enfants à devenir quelque chose de grand dans ce monde. Non, la question sera de savoir quelle quantité de la Parole de vie les parents auront fait germer dans le cœur de leurs enfants. La parole de Dieu qui a pris vie en nous est la seule chose que nous ayons qui soit grande et bonne ; nous n’avons pas d’autres richesses. Tout le reste n’est que des ordures qui brûleront un jour.
Une malédiction des temps de la fin, c’est que les peuples travaillent pour le feu, et que les nations se fatiguent en vain. Hab. 2, 13. Pendant la guerre, nous avons vu comment de grands navires et des bâtiments auxquels des dizaines de milliers d’heures de travail avaient été consacrées pouvaient être réduits à néant en un instant.
Mais c’est une grande bénédiction du Seigneur d’avoir la grâce de travailler à ce qui demeure éternellement. Toute peine qu’on se donne dans le travail dans le Seigneur n’est pas vaine, mais elle produit l’abondance.
Si un homme a acheté un terrain pour y construire une maison, cela l’occupe généralement du matin au soir. Si on le cherche, on sait qu’on peut le trouver sur son terrain en train de travailler. Tout cela sera pourtant bientôt repris par d’autres, ou brûlera ; mais comme c’est grand de posséder un terrain, une parcelle, sur la montagne de Sion, dans la Jérusalem céleste, là où se situera le centre de la gloire du Seigneur, pour les siècles des siècles ! Travaillons avec diligence à cette maison spirituelle. Si quelqu’un veut que nous nous intéressions à autre chose, déclinons ses propositions en disant que nous n’avons pas le temps. La maison doit être achevée sous peu.
Nous n’entendrons pas un jour ces paroles : « C’est bien, bon et fidèle serviteur ! » si nous n’avons pas eu une vie active dans la piété. Mais si nous y consacrons toute notre vie et que nous sommes fidèles dans toute notre œuvre, nous n’aurons été fidèles qu’en peu de chose. Ce que nous sacrifions ici-bas est en effet bien peu par rapport à ce que nous recevrons en retour au ciel, lorsque nous entrerons dans la joie de notre Seigneur. Là, il nous confiera beaucoup de choses. Mt. 25, 21.
S’il est vrai que nous aimons Christ, nous aimons aussi tous les hommes et nous travaillons à leur salut. – Jésus a dit : « Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » C’est lui-même qui le fera et il est le seul à pouvoir le faire. Mais nous devons alors le suivre, non pas sur quelques pas, mais en allant toujours plus loin dans l’obéissance de la foi. Nous devenons alors nous aussi de plus en plus capables de mener d’autres personnes sur les mêmes traces bénies. Mais parce qu’il y a peu de personnes qui suivent Christ, il y en a aussi peu qui conduisent les gens plus loin sur les traces de Christ et qui travaillent à les rendre parfaits en Jésus-Christ. Col. 1, 28.
Paul pouvait dire à Timothée : « Pour toi, tu as suivi de près mon enseignement, ma conduite, mes projets, ma foi, ma douceur, mon amour, ma constance » etc. – Paul avait une vie personnelle puissante en Christ à laquelle il pouvait renvoyer pendant son travail avec chacun en particulier, alors que de nos jours on se glorifie presque de ne pas posséder une telle vie, mais on renvoie les autres à Christ.
Le temps qui nous reste est court, mais peu de gens semblent réaliser à quel point nous sommes proches de la venue de Christ. Que nos vies soient actives et pleines de bénédiction, comme jamais auparavant, et puissions-nous vivre chaque jour dans l’attente du retour de Christ !