Ta responsabilité

octobre 1946

Ta responsabilité

« Il a délivré le juste Lot, profondément attristé de la conduite de ces hommes sans frein dans leur dissolution (car ce juste, qui habitait au milieu d’eux, tourmentait journellement son âme juste à cause de ce qu’il voyait et entendait de leurs œuvres criminelles). » 2 Pi. 2, 7–8.

Beaucoup se trouvent aujourd’hui dans la même situation que Lot. Cela peut être un fils ou une fille dans un foyer mondain. Cela peut être des parents qui ont des enfants mondains. Ils fument, boivent, jurent, jouent de la musique mondaine et font la fête. Le fils ou la fille, ou les parents, souffrent dans leur âme juste de tout ce qu’ils voient et entendent, et il en est de même pour un homme pieux à son lieu de travail impie. Il est pénible de voir toutes ces âmes justes qui souffrent, mais il faut se demander si Lot a pris les choses de la bonne manière ? La réponse est non ! Pourquoi restait-il là parmi les impies ? Il restait pour obtenir des avantages terrestres, parce que les pâturages y étaient verts. Il n’avait pas, comme Abraham, la foi pour partir sans savoir où il allait. Il en est de même pour ce fils ou cette fille ou pour celui qui reste à son lieu de travail. Oui, me dis-tu, mais ne dois-je pas rester pour les gagner ? Comment pourrais-tu les gagner ? Tu te laisses marcher sur les pieds ! Si tu veux les gagner, tu dois engager le combat, de sorte que tu aies de l’autorité là où tu es, au lieu que ce soient les autres qui aient l’autorité sur toi, et que tu restes silencieux dans ton coin en souffrant. Lot ne les a pas gagnés. Il n’a même pas sauvé les siens. Non ! il a perdu tout ce pour quoi il avait travaillé, et lui-même n’a été sauvé que comme un tison arraché au feu.

De nombreux parents voient de même leurs enfants inconvertis prendre le pouvoir dans leur foyer. Comme Eli, ils disent sans doute : « Non, mes enfants, ce que j’entends dire n’est pas bon ! », mais cela ne sert à rien. Ils n’osent pas engager le combat, car ils craignent de chasser leurs enfants ; ils les laissent donc faire et souffrent. Mais Eli a perdu son ministère de sacrificateur et a amené la malédiction sur sa maison. (1 Sa. 2, 22–36).

« Par la foi ils exercèrent la justice. » Hé. 11, 33. N’est-ce pas les parents qui ont la responsabilité du foyer ? Lorsque les parents réagissent mollement et acceptent les circonstances comme elles sont, les enfants ne peuvent pas croire que c’est si dangereux. Non ! ce chemin ne conduit pas au but. C’est pourquoi Jésus dit qu’il est venu avec l’épée. « Car désormais cinq dans une maison seront divisés, trois contre deux et deux contre trois. » Lu. 12, 52. Un combat est nécessaire, et tu es responsable de ce qui se passe dans ton foyer, dans ta chambre, et là où tu es placé. Il faut d’abord qu’ait lieu la bataille d’Harmaguédon avant que n’arrive le millénium, et si tu n’as pas la foi pour entreprendre cette bataille d’Harmaguédon, tu n’auras jamais la paix. Si tu ne reçois pas la force pour exercer la justice, tu n’es pas un homme de foi. Le simple fait de souffrir dans ton âme juste peut dans le meilleur des cas te sauver comme un tison arraché au feu.

C’est par la foi que Noé construisit l’arche pour sauver sa maison. Josué pouvait dire : « Moi et ma maison, nous servirons l’Éternel. » Job surveillait aussi ce que faisaient ses enfants dans leurs propres maisons. Lorsqu’ils avaient tenu un festin, il les rassemblait et brûlait des sacrifices, un pour chacun d’entre eux. « Car Job disait : peut-être mes fils ont-ils péché et ont-ils offensé Dieu dans leur cœur. C’est ainsi que Job avait coutume d’agir. » Job 1, 5. C’est cela, le zèle et la crainte de l’Éternel.

Nous avons tous un domaine où nous avons une responsabilité, et nous devons garder ce domaine saint par la force de l’Éternel. On ne peut pas remplacer ce combat par des sacrifices expiatoires (1 Sa. 3, 14). Nous devons tout mettre en jeu pour exercer la crainte de Dieu dans notre vie.