Passer pour être vivant !

décembre 1943

Passer pour être vivant !

« Écris à l’ange de l’Église de Sardes : Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles : Je connais tes œuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort. » Ap. 3, 1–6.

C’est incroyable ce que peut faire un homme pour avoir une bonne réputation. Rien n’est dit sur les œuvres de cet ange de l’Église de Sardes, mais à cause de ces œuvres, il passait pour être vivant.

Si je parlais les langues des anges, je passerais sûrement pour être vivant. De même, si j’avais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, ou toute la foi jusqu’à transporter des montagnes, ou si je distribuais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, je passerais – grâce à ces choses – pour être vivant. Et pourtant, Paul dit que, même en ayant toutes ces choses, je ne suis rien si je n’ai pas l’amour. 1 Co. 13, 1–3.

Il est question de personnes qui prêchaient Christ par envie et par esprit de dispute. Ph. 1, 15. Il est certain que beaucoup de travail religieux se fait par envie et jalousie. On rivalise pour être celui qui réunit le plus de gens, qui parle avec le plus d’éloquence, qui amène le plus de gens à se mettre à genoux. Les journaux publient même des statistiques sur les différents partis religieux. Aux alentours de Noël, on fait beaucoup de travail de bienfaisance, et on veille à le clamer sur tous les toits. Il s’agit de passer pour être vivant. Mais à l’étalon de Patmos, ces œuvres ne sont pas trouvées parfaites devant Dieu. C’est l’orgueil et la jalousie qui sont les moteurs, et non l’amour. Ec. 4, 4.

Il est également vite fait qu’il y ait une telle rivalité dans une assemblée, particulièrement parmi les personnes les plus en vue. Dans l’assemblée de Sardes, il y avait un reste qui était près de mourir. Beaucoup de gens ont probablement été entraînés dans cette compétition. Mais il y avait à Sardes quelques hommes qui n’avaient pas souillé leurs vêtements. Les vêtements, ce sont nos œuvres. Col. 3, 12 et Ap. 19, 8. Ils ne pouvaient peut-être pas se prévaloir d’une foule de ces œuvres manifestes qui donnent une bonne réputation, ou bien ils faisaient leurs œuvres dans le secret, sans se laisser contaminer par la compétition. En tout cas, une chose est sûre : ces quelques personnes ont vaincu à l’heure de la tentation. On ne parle pas habituellement à haute voix de ses tentations, car chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. Ja. 1, 13. Mais Jésus connaît ces combats. Il connaît ta fidélité dans le secret, quand tu es tenté à la jalousie, à l’orgueil, à la cupidité, à la paresse, au fait de faire acception de personnes, etc., mais que tu te charges de ta croix et que tu renonces à toi-même. Tu te présentes devant le trône de la grâce et tu es secouru. Ainsi, tu ne te souilles pas. Ce n’est pas quelque chose dont tu peux faire grand cas aux yeux des hommes, pour en tirer une quelconque bonne réputation. Mais celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles confessera le nom de ces quelques personnes devant son Père et ses anges. Veillons à ce que notre nom en fasse partie !