La conversion

« … et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. Vous êtes témoins de ces choses. » Luc 24, 47-48.

La conversion et le pardon des péchés sont inséparables. Si on ne veut pas se convertir du péché, il ne peut pas être question de pardon. C’est la repentance, la conversion et le pardon des péchés qui doivent être prêchés à toutes les nations, pas seulement le pardon des péchés, comme on le fait presque partout de nos jours.

La prédication du pardon des péchés est devenue pour beaucoup un oreiller confortable, et ils se sentent dérangés et mal à l’aise quand on parle d’une vraie repentance de tout péché que l’on peut nommer. Oh non, s’exclament-ils en chœur, c’est de l’esclavage sous la loi, c’est faire des efforts soi-même, c’est une doctrine dangereuse qui fait croire qu’on peut être libre de tout péché, c’est une fausse doctrine, méfiez-vous de cela, les jeunes, etc. – Nous entendons de telles exclamations affreuses de tous côtés, de la part des chrétiens prostitués. Tout ne dépend que du pardon des péchés, si on veut hériter la vie éternelle et le bonheur, disent-ils avec mépris à ceux qui parlent d’une vie victorieuse. – Cela fait longtemps qu’ils ont renoncé à tout « effort » tel que combattre, lutter, veiller, prier, courir, etc. – Non, ça ne dépend pas de tout cela, pensent-ils, mais seulement du pardon des péchés, et quand ils arriveront au Ciel, on leur donnera le « salaire de la grâce ». – Les ténèbres sont vraiment grandes, et de telles personnes ne se réveilleront peut-être pas avant d’entendre ces paroles : « Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. » Mt. 7, 23.

Jésus dit que quiconque commet le péché est esclave du péché et a pour père le diable, et nous ne devons jamais croire que nous pouvons vivre toute notre vie comme des enfants du diable graciés et pour finir entrer au Ciel et avoir un « salaire de la grâce » ! – Non, il faut de la repentance et une vraie conversion ! Nous devons passer des ténèbres à la lumière, du pouvoir de Satan à Dieu, devenir des enfants de Dieu et faire les œuvres de Dieu. Nous devons haïr le diable, toutes ses œuvres et toute sa nature, et aimer Christ, toutes ses œuvres et toute sa nature, dans la mesure de la lumière que Dieu nous a donnée. Là où nous ne sommes pas éclairés, il n’y a pas non plus de condamnation pour nous ; mais la nature de Satan doit être dévoilée de plus en plus à nos yeux, au fur et à mesure que nous marchons dans la lumière, et cela augmente aussi la responsabilité que nous avons.

« Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père », nous dit Jean. 1 Jn. 2, 1. Mais nous ne sommes pas destinés à devoir pécher. Nous ne devons jamais nous satisfaire de la défaite et compter sur la miséricorde de Dieu, car il n’y a de miséricorde que pour ceux qui se repentent et cherchent à être délivrés de leur péché. Le royaume des cieux n’est pas pour les oisifs, les riches et les repus, mais pour ceux qui sont pauvres en esprit et qui ont faim et soif de justice.

Jésus accueille avec joie un pécheur repentant. C’est en effet précisément pour sauver les pécheurs que Jésus est venu dans le monde. Mais si nous ne voulons pas sortir du péché, il est impossible pour nous d’avoir part à son salut. La puissance de l’Évangile est telle que nous ne pouvons citer aucun péché dont nous ne puissions être sauvés. Toutes les excuses doivent céder devant la puissance salvatrice et la grâce de Jésus. « Quoi donc ! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce ? Loin de là ! » Ro. 6, 15.

Les prophètes de l’ancienne alliance criaient avec force aux enfants d’Israël de se détourner de leurs mauvaises voies et de leurs mauvaises actions, afin que l’Éternel les guérisse et qu’il ait pitié d’eux.

Le jour de la Pentecôte, Pierre a crié au peuple, entre autres choses : « Repentez-vous – soyez sauvés de cette génération corrompue ! »

L’appel à la repentance de la nouvelle alliance est également beaucoup plus profond et puissant que celui de l’ancienne alliance, pénétrant jusqu’aux sentiments et aux pensées cachées du cœur. Ananias et Saphira ont cherché à cacher une partie de l’impureté de leur cœur et sont tombés raide mort.

Mais malheureusement, les appels à la repentance sont le plus souvent réduits au silence de nos jours, et au lieu de cela, on prêche la grâce et encore la grâce sur tous les péchés et toute la misère. C’est une fausse grâce et une fausse consolation, qui transforment la grâce de Dieu en dérèglement. Jude v. 4.

Puisse l’appel à la vraie repentance et au pardon des péchés retentir clairement en ces derniers jours ! Puissions-nous en être les témoins !