Où es-tu ?

février 1942

Où es-tu ?

Mais l’Éternel Dieu appela l’homme, et lui dit : Où es-tu ? Ge. 3, 9.

Dieu n’a pas trouvé Adam là où il s’attendait à le trouver et a dû l’appeler : Où es-tu ?

Mais qu’en est-il de nous ? Dieu nous trouve-t-il toujours là où il veut que nous soyons ? ou doit-il constamment chercher et appeler : Où es-tu ?

Nous avons promis de servir Christ, de l’aimer et de lui obéir en toutes choses. Lors de notre baptême, nous avons conclu avec lui le pacte d’une bonne conscience selon lequel nos anciennes habitudes égoïstes sont désormais révolues. Désormais, c’est Christ qui doit diriger notre vie. Nous voulons faire ce qu’il veut, car désormais nous ne nous appartenons plus. Nous avons été baptisés dans sa mort – la mort au fait de vivre pour nous complaire en nous-mêmes.

Car c’est cela qui est le pacte du baptême pour qu’il soit valable aux yeux de Dieu. Une telle promesse est attendue de notre part si nous voulons devenir un disciple de Jésus, et à partir de ce moment-là, la promesse de Christ de nous apporter toute son aide et son soutien prend également effet avec force. – De son côté, Christ prend cela très au sérieux, et il attend que nous agissions avec le même sérieux. Désormais, il s’attend à nous trouver fidèles à notre promesse.

Mais malheureusement, il y en a peu qu’il trouve fidèlement à leur place. Il doit chercher et appeler : Où es-tu ? – Quelle angoisse c’est pour un employeur qui s’apprête à effectuer un travail important de ne pas trouver ses ouvriers à leur place ! Mais s’il est important d’être à sa place dans son travail terrestre, il est bien plus important d’être à la place où Christ attend que nous nous trouvions. Toute son œuvre est d’une importance éternelle. Nous sommes ses mains et ses pieds ; nous sommes son corps. Pour prendre soin des pauvres, des malades, des veuves et des orphelins dans leur détresse, Christ les voit à travers nous, et ce que Christ veut dire aux hommes, il le dit à travers nous. Mais tout ce qui doit être dit et fait doit l’être au bon moment et au bon endroit.

Mais comme ce serait honteux pour nous de l’entendre nous appeler : Où es-tu ? et qu’il nous trouve occupés à prendre soin de nous-mêmes ! Nous qui, devant témoins, avons promis solennellement de ne pas vivre pour nous complaire en nous-mêmes ! – Nous pouvons encore être sauvés si nous avons honte et si nous demandons pardon, puis si nous revenons à la place qui doit être la nôtre. Mais si nous ne tenons pas compte de son appel, cela finira mal pour nous, et peut-être qu’il finira par ne plus jamais nous appeler.

Les champs blanchissent pour la moisson et il y a peu d’ouvriers ! Où es-tu, toi qui es jeune ? Ne te plonge pas dans de « bons » livres, mais dans la parole du Seigneur ! Si Christ t’a béni et t’a doté de dons de grâce, il a aussi besoin de toi dans sa moisson pour le salut des âmes.

Réveillons-nous sérieusement et défendons à tout moment les intérêts de Christ, où que nous allions. Qu’il nous trouve fidèles lorsqu’il reviendra, fervents d’Esprit, toujours prêts à toute bonne œuvre.