Le cantique nouveau

décembre 1942

Le cantique nouveau

Je regardai, et voici, l’agneau se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui cent-quarante-quatre-mille personnes, qui avaient son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts. Ap. 14, 1.

La montagne de Sion est la ville du Dieu vivant – une montagne spirituelle et une ville spirituelle. Elle se trouve de l’autre côté du voile, et le chemin qui y mène est étroit et la porte resserrée. C’est dans cette ville qu’habitent les myriades d’anges, Dieu, qui est le juge de tous, le médiateur d’une nouvelle alliance, Jésus-Christ, et les esprits des justes parvenus à la perfection.

Sur cette montagne de Sion, Jean a vu l’Agneau et les cent-quarante-quatre-mille qui avaient son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts. C’est-à-dire qu’ils avaient gardé les commandements de Jésus pendant les jours de leur vie sur la terre, si bien que le Père et le Fils avaient pris habitation en eux. C’est pourquoi ils avaient reçu le sceau du Père et du Fils sur leurs fronts, et ils pourront conserver dans toute l’éternité ce sceau qui est une marque d’honneur.

Et j’entendis du ciel une voix, comme un bruit de grosses eaux, comme le bruit d’un grand tonnerre, et la voix que j’entendis était comme celle de joueurs de harpe jouant de leurs harpes.

Et ils chantaient un cantique nouveau devant le trône, et devant les quatre êtres vivants et les vieillards. Et personne ne pouvait apprendre le cantique, si ce n’est les cent-quarante-quatre-mille, qui avaient été rachetés de la terre. V. 2-3.

C’est le cantique de louange de l’Agneau et de l’épouse devant Dieu assis sur son trône, devant les quatre êtres vivants et les vieillards. Le cantique était comme un bruit de grosses eaux et comme le bruit d’un grand tonnerre. Cela prouve que ceux qui chantaient là avaient eu à subir ce qui est écrit dans Ap. 4, 5 où il est dit : Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu. – C’était la colère de Dieu contre le péché, et les cent-quarante-quatre-mille s’étaient jugés dans ces éclairs et ce tonnerre, et ils avaient été instruits par les sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu. C’est pourquoi ils pouvaient maintenant, après l’épreuve du feu, et après avoir été enseignés par les sept Esprits de Dieu, se tenir devant le trône de Dieu avec l’Agneau à leur côté, et chanter le plus magnifique cantique qui ait jamais été chanté. Ce sont ceux qui ne se sont pas souillés avec des femmes, car ils sont vierges. Ce sont ceux qui suivent l’Agneau partout où il va. Ils ont été rachetés d’entre les hommes comme des prémices pour Dieu et l’Agneau. V. 4.

Ils étaient comme des vierges pour leur époux. Ils s’étaient toujours laissé conduire par le Saint-Esprit. Ils suivent l’Agneau partout où il va, au travers de toutes sortes de souffrances et de tribulations, pour entrer ensuite dans la gloire. Lorsque l’impie chante, il chante pour sa propre gloire, et cela semble pitoyable pour une oreille spirituelle. Mais ces cent-quarante-quatre-mille avaient appris à chanter le cantique de l’Agneau. Leurs cordes vocales et leurs cœurs avaient été purifiés dans les souffrances et la mort de Christ, pour qu’ils soient rendus capables de chanter à la gloire et à la louange de Dieu.

Ceux qui chantent ce cantique, le plus merveilleux qui soit, sont les prémices de ceux qui sont sauvés, de ceux qui ont été rachetés d’entre les hommes. Ce sont de nouvelles créatures, et le cantique qu’ils chantent réjouit le cœur de Dieu, les quatre êtres vivants et les vieillards. Personne ne peut apprendre ce cantique si ce n’est les cent-quarante-quatre-mille, dans la bouche desquels il ne s’est point trouvé de fraude ; car ils sont sans tache.

Que pouvons-nous apprendre de ces choses ? Eh bien, que nous devons suivre l’Agneau partout où il va déjà pendant notre vie sur la terre. Jésus dit : « Vous savez où je vais et vous en savez le chemin. » Il passe par le baptême du feu et le baptême de l’Esprit, il donne accès à la sanctification par l’obéissance, il passe par la mort et la résurrection, par l’abaissement qui mène à la gloire. Si nous supportons tout cela, nous serons glorifiés avec lui et nous pourrons régner avec lui. Aucune bête sauvage n’a accès à ce chemin nouveau et vivant au-delà du voile qui empêche aussi le son de passer, de sorte que tous ceux qui sont de ce côté-ci du voile ne peuvent pas entendre le cantique glorieux qui retentit de l’autre côté.

Fixons-nous rendez-vous avec l’Agneau, parmi les cent-quarante-quatre-mille sur la montagne de Sion, pour que nous aussi, nous puissions chanter les louanges de Dieu et de l’Agneau avec le cantique nouveau des prémices.