L’huile de joie

juin 1941

L’huile de joie

Toute huile crée de la joie. C’est vrai de l’huile naturelle comme de l’huile spirituelle.

Quand on nettoie une montre et qu’on la lubrifie avec de l’huile de qualité, elle fonctionne bien, et cela réjouit l’horloger. Quand un navire doit tester ses moteurs au maximum de leur capacité, on verse beaucoup d’huile sur les pistons et les roulements, pour éviter les frictions. Un mécanicien ne peut pas se passer d’huile. Les généraux et les amiraux les plus compétents ne peuvent rien faire sans huile. Tous les mécanismes des canons comme des armes de poing doivent être nettoyés et lubrifiés. Un peu de rouille suffit à gripper tout le mécanisme.

Voilà pour l’huile naturelle. Comme c’est bon et bienfaisant quand tout est propre et nettoyé ! Tout le monde se réjouit, et tout fonctionne de manière satisfaisante.

Il est dit de Jésus : Tu as aimé la justice, et tu as haï l’iniquité ; c’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t’a oint d’une huile de joie au-dessus de tes égaux. Hé. 1, 9. Il y a donc quelque chose qui s’appelle l’huile de joie. Où en sont les sources ?

Il est dit que nous ne devons pas attrister le Saint-Esprit. Si c’est écrit comme cela, c’est qu’il est très clair que nous pouvons réjouir le Saint-Esprit. Cette joie retombe sur nous-mêmes, et c’est là l’huile de joie dont nous sommes oints quand nous aimons la justice et que nous haïssons l’iniquité. Ici se trouve le secret de la joie de Jésus.

Quand certains amis restent assis à bouder, sans jamais rien dire aux réunions, cela indique que leur mécanisme spirituel est rouillé et qu’il manque de l’huile. Ils n’ont pas de joie eux-mêmes, et il leur manque la capacité de rendre les autres joyeux. Ils ne haïssent pas l’iniquité, et ils n’aiment pas la justice, comme ils devraient le faire, et l’huile vient à manquer, de sorte que la machine se grippe et s’arrête.

Quand les portes grincent et que les serrures sont grippées, c’est qu’il manque de l’huile. Et quand les amis deviennent paresseux et s’endorment, c’est qu’il manque de l’huile de joie. Oins tes yeux de collyre, afin que tu voies ! Voici, oh ! qu’il est agréable, qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble ! C’est comme l’huile précieuse qui, répandue sur la tête, descend sur la barbe, sur la barbe d’Aaron, qui descend sur le bord de ses vêtements. C’est comme la rosée de l’Hermon, qui descend sur les montagnes de Sion ; car c’est là que l’Éternel envoie la bénédiction, la vie, pour l’éternité. Psaume 133.