L’épître aux Hébreux
V. 1. Dans le chapitre 11 il est fait mention d’une grande nuée de témoins. Quand on voit leurs vies et qu’on y réfléchit, cela doit nous pousser à rejeter tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si facilement, et à courir avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte.
Il y a là une vie à vivre, et beaucoup de choses auxquelles nous devons renoncer ; car un combat nous est prescrit (trad. norv.). À quoi devons-nous renoncer dans une mesure croissante ? Eh bien, à l’hypocrisie, la flatterie, l’acception de personne, le bavardage, la calomnie, la cupidité, la lâcheté, ne tenir compte que de soi-même, vouloir être plus que ce qu’on est vraiment, faire bonne figure selon la chair, faire le malin, être coquet, etc. Mais est-ce que ces choses nous enveloppent si facilement après que nous avons été baptisés du Saint-Esprit, demandera-t-on. Oui, ces choses sont là aussi longtemps que nous sommes dans ce corps terrestre. Lorsque le prédicateur aime bien se faire appeler pasteur, n’est-ce pas l’envie d’être grand ? Ou quand une personne de l’assemblée fréquente toujours ceux qui jouissent d’une certaine considération ? N’est-ce pas de l’orgueil et de la folie des grandeurs ? Ou quand on fait la mendicité dans l’assemblée. N’est-ce pas une manifestation d’avarice ? L’assemblée donne à contrecœur, et le pasteur veut avoir le plus possible.
Oins tes yeux d’un collyre, et tu verras beaucoup plus de manifestations du péché qui nous enveloppe si facilement. Que pourrait-il y avoir de plus, demandera quelqu’un ? Eh bien, la jalousie de Caïn. Tu voudrais être frère ancien, et voilà qu’on choisit quelqu’un qui, à tes yeux, est beaucoup plus mauvais que toi. Tu voudrais diriger la musique, mais quelqu’un qui a une nature de lion vient et prend le commandement de tout. Tu aimerais bien être distingué, intelligent et cultivé, mais il vient quelqu’un d’autre qui te fait de l’ombre.
Oui, il est certain qu’il y a beaucoup à crucifier. Ne viens jamais nous raconter des bêtises aussi énormes que celle qui prétend que le corps du péché a été enlevé. Dis plutôt que la sagesse a été enlevée, et qu’il ne reste plus que des bêtises, nous serons alors nettement plus près de la vérité, si tant est qu’il y a eu de la sagesse à enlever.
V. 2. Ayant les regards sur Jésus, le chef (l’auteur) et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu.
Par la foi, sur la croix, en souffrant dans la chair, nous pouvons vaincre tout ce qui a été mentionné ci-dessus. Jésus est le consommateur (le commencement) de la foi. Il a vaincu et nous pouvons vaincre. Lis dans Apocalypse : Celui qui vaincra !
Quand une assemblée est pleine des péchés mentionnés ci-dessus, et qu’ils règnent sans être réprimandés, c’est une « assemblée de morts ». Sortez du milieu d’elle ! Le témoignage de l’Esprit, de l’Eau et du Sang manque dans une assemblée comme celle-là. Mais elle a en revanche le témoignage de la chair, cet arbre qu’on reconnaît à ses fruits.
Jésus est l’auteur et le consommateur de la foi. Cela prouve que Jésus est un chemin de la foi. Nous ne pouvons pas nous dépouiller de tout en un jour, mais peu à peu, par les commandements de Jésus, la lumière sur les voies intérieures, nous pouvons recevoir la force de nous dépouiller de tout ce qui nous fait obstacle, et courir sur le chemin de la foi qui est ouvert devant nous. Ici s’opère la transformation : de foi en foi, de lumière en lumière, de force en force, de victoire en victoire, tout ce qui vient du second Adam, qui est devenu un esprit Vivifiant. C’est la voie de Dieu, qui trouve partout de la contradiction. Seuls ceux qui ont un cœur sincère marchent sur cette voie ! C’est le chemin de la foi en notre Seigneur Jésus-Christ. Sur cette route il n’y a pas de bêtes féroces. On n’y rencontre que ceux qui aiment les révélations de notre Seigneur Jésus-Christ et qui marchent dans la lumière.
V. 3. Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point, l’âme découragée.
Lorsque Jésus rencontrait de la contradiction de la part des pécheurs, c’était essentiellement de la part des personnes religieuses de son époque. La même chose se produit aujourd’hui. Ceux qui pensent savoir quelque chose sans être éclairés par la révélation de l’Esprit, mais qui le sont plutôt par l’étude et la lecture des Écritures et de livres religieux, les prêtres et les pasteurs, sont les pires pour protester contre la voie de Dieu. C’est pour cela qu’ils restent des arbres sans fruit. La sagesse du monde et une vaine illusion les ont trompés. L’amour de la vaine gloire les détourne de Christ, en qui sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science. Le grec des théologiens ne pourra pas les aider ; car l’Esprit qui nous guide dans toute la vérité, nous parle en norvégien à nous qui sommes Norvégiens. Tu te rends compte ? Le Consolateur parle norvégien ! Un théologien a dit une fois que nous aurions pu nous en sortir mieux si nous avions appris le grec. Jésus a dit : Les paroles que je dis sont esprit et vie. Il n’utilise pas des langues mortes pour parler aux vivants.
Nous devons supporter avec patience toutes ces contradictions de la part des pécheurs, de sorte que nous ne nous lassions pas, l’âme découragée ; car la voie de Dieu se fraye un chemin parmi les épines et les ronces, et elle nous mène jusqu’au Père.
V. 4. Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang, en luttant contre le péché.
Voilà le but, le témoignage du sang : que nous résistions au péché jusqu’au sang.
Ici, l’avarice, la jalousie, le pasteur, le prélat, la folie des grandeurs et toute autre folie meurent. Il ne reste qu’une nouvelle créature, et, rends-toi compte, du haut du ciel, Jésus-Christ lui parle en norvégien ! Oui, heureusement, sinon nous aurions bientôt besoin d’une ordonnance, et il faudrait payer un théologien ou un autre pour être débarrassés de tout le péché qui nous enveloppe si facilement. Car l’homme transforme toutes sortes de choses en gagne-pain. Mais nous échappons maintenant à cela, Dieu soit loué. Nous avons reçu cela gratuitement et nous le donnons gratuitement ; car nous sommes rachetés par le sang précieux de Jésus, sans argent ni or.
V. 8. Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils.
Pour nous les hommes, qui avons une chair pécheresse, c’est un châtiment de garder les commandements de Dieu, puisque l’Esprit lutte contre la chair et la chair contre l’Esprit. Quiconque ne connait pas cette lutte, ce châtiment, est illégitime. Nos frères dans le monde doivent subir les mêmes souffrances. Plus nous sommes obéissants à l’Esprit, plus il y a de souffrances dans la chair, mais les promesses sont aussi d’autant plus grandes : Si nous souffrons avec lui, nous serons aussi glorifiés avec lui. C’est la preuve que nous sommes de vrais fils.
V. 11. Il est vrai que tout châtiment semble d’abord un sujet de tristesse, et non de joie ; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice.
Quand nous étions enfants, nous avions nos parents qui nous ont châtiés comme ils le trouvaient bon pour nous éduquer. Et ce châtiment a été bénéfique pour nous plus tard dans la vie. Il est vrai que le châtiment semble d’abord être un sujet de tristesse. Il en va ainsi de tout châtiment. Dieu frappe de la verge ceux qu’il reconnaît pour ses fils. Mais quand nous sommes exercés à supporter le châtiment, nous comprenons qu’il produit un fruit paisible de justice. De plus, nous nous abstenons de mauvais désirs pour ne pas avoir à subir le dur traitement du châtiment. C’est pourquoi il est écrit : C’est à cause du châtiment que nous supportons la souffrance. Nous préférons souffrir dans la chair et obéir plutôt que de désobéir et d’être châtiés.