Johan O. Smith - 70 ans

novembre 1941

Johan O. Smith
70 ans

Le 11 octobre, nous avons fêté le soixante-dixième anniversaire de notre bien-aimé frère, dans notre salle à Horten. En réalité, cette rencontre précieuse et exceptionnelle a duré deux jours, samedi et dimanche.

Du fait du rationnement, il n’était pas facile d’inviter à une fête. Mais l’amour de Christ, qui s’est justement répandu dans nos cœurs par la vie, le sacrifice et l’œuvre de ce prince, de même que la reconnaissance que cela nous inspire, ne nous ont pas permis de rester chez nous. Tout s’est fait pour ainsi dire tout seul. Malgré la distance, quelques frères sont venus de Bergen et de Stavanger, et un grand nombre d’amis sont venus en outre de multiples endroits, ainsi que des télégrammes et des dons qui – bien qu’il y en ait eu beaucoup – n’ont été qu’une faible expression de l’amour profondément justifié et enraciné qui fait que le fr. Smith est aimé et apprécié, respecté et estimé partout, y compris à l’étranger, par ses chers amis qui, par sa fidélité et par le grand travail qu’il a fait, ont été conduits directement ou indirectement à la lumière, la force et la victoire, et même à un bonheur éternel.

L’homme dont nous avons fêté le soixante-dixième anniversaire n’était pas un homme ordinaire !

C’était le soixante-dixième anniversaire d’un prince en Christ, d’un réformateur !

Par sa fidélité, nous avons été sauvés de l’esclavage, de la fausse liberté, de la superficialité et des œuvres humaines, et nous sommes entrés dans la vraie liberté de Christ, la vraie vie d’assemblée et la communion de l’esprit, ainsi que sur le chemin de la sanctification, et nous continuons à y marcher.

Le fr. Smith a mené un combat à la vie et à la mort contre la fausse liberté qui s’est répandue abondamment juste après l’arrivée du mouvement pentecôtiste. Tandis que les gens se trompaient et s’égaraient sur toute la ligne, le fr. Smith a retenu fermement la vérité et la lumière que Dieu lui révélait. Sa fidélité a fait qu’il a pu se dresser tout seul contre la religiosité de tout le pays. Tandis que les milieux de la Mission intérieure et des mouvements apparentés estimaient qu’il n’était pas possible de vaincre le péché, les pentecôtistes et les amis des milieux [évangéliques] libres prétendaient qu’ils étaient libres de tout, de tout ce qu’on considère comme étant du péché, dans tous les sens du terme, et la doctrine selon laquelle « le corps du péché était ôté » vit le jour. Grâce à Dieu, cette doctrine stupide a été brisée en mille morceaux, de sorte que la lumière de Dieu brille clairement partout dans le pays.

Par la grâce de Dieu, le fr. Smith, par sa fidélité inaltérable et son dévouement désintéressé, a réussi à faire ce dont la plupart des pionniers n’ont jamais été capables : il a fait en sorte d’avoir de véritables successeurs et pas seulement des adeptes. Il a engendré des fils qui marchent sur les mêmes traces.

Quel bonheur débordant ont les âmes qui ont eu un tel dirigeant, qui suit lui-même le chemin et qui peut en aider d’autres à marcher sur le même chemin béni de la croix !

L’action du fr. Smith est profondément biblique. Elle s’est développée comme le grain de sénevé. Elle a suivi le chemin du levain ! Par sincérité et en espérant trouver de l’aide, il s’adressa au début à ceux qui, selon lui, devaient pouvoir le comprendre, mais ils se sont tous opposés à la vérité, tous sans exception. Ce fut son énorme épreuve : croire en Dieu plus qu’à tous les autres réunis. Et il a traversé cette épreuve victorieusement. Loué soit Dieu ! Il a alors trouvé une âme après l’autre qui avait une oreille et un cœur pour la vérité, si bien qu’après un certain temps, il y avait de quoi remplir une salle de séjour, et [le message] commença à se répandre un peu partout, de ville en ville, et de village en village. Des collaborateurs fidèles sont apparus et le journal « Skjulte Skatte » a été publié à partir de l’année 1912. Cela s’est développé régulièrement pendant tout le temps, et cela continue. Au Danemark, il y a un peu partout des amis qui louent Dieu pour la lumière et toute l’aide qu’ils ont reçues du fr. Smith, et il y en a quelques-uns en Suède et aux États-Unis.

À l’occasion de son soixante-dixième anniversaire, le fr. Smith a parlé du travail grand et important que font sa femme et toutes les bonnes mères au foyer. Les mères bâtissent le foyer, tandis que les frères bâtissent l’assemblée. L’Écriture dit de ne pas abandonner la loi d’une mère. Les mères plantent une loi dans le cœur des enfants.

Plusieurs frères ont parlé de la grande différence qu’il y a entre un pionnier et quelqu’un qui suit. Vu à cette lumière, nous avons pu entrevoir la grande œuvre solide et précieuse que le fr. Smith a faite.

Le fort souhait commun que nous avons est qu’il puisse vivre longtemps parmi nous, car même si le corps commence à faiblir, l’esprit est toujours aussi fort et vivant, et son ministère est toujours béni et précieux.

Cela dépasse d’ailleurs toute description. C’est seulement au jour du Seigneur que nous saurons tous à quoi nous en tenir vraiment ! Gloire à Dieu dans les lieux très hauts !