Les deux alliances

janvier 1941

Les deux alliances

Ga. 4, v. 21 et suivants

Dites-moi, vous qui voulez être sous la loi, n’entendez-vous point la loi ?

Car il est écrit qu’Abraham eut deux fils, un de la femme esclave, et un de la femme libre.

Abraham est mentionné ici comme étant le père du fils de la femme esclave et aussi comme le père du fils de la femme libre. Il est devenu le père du fils de la femme esclave lorsqu’il a cherché la semence de Dieu dans l’incrédulité. Mais c’est avec la femme libre, Sara, qu’il a obtenu « le Fils de la Promesse ».

Mais le fils de la femme esclave est né selon la chair, tandis que celui de la femme libre est né selon la promesse. Le fils de la femme esclave n’a pas fait l’objet d’un sacrifice ; tandis que le fils de la femme libre devait être offert en sacrifice. Ces choses ont un sens plus profond ; – car ces deux femmes sont deux alliances, l’une du mont Sina, enfantant pour la servitude, c’est Agar ; car Agar, c’est le mont Sina en Arabie, – et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants.

Mais la Jérusalem d’en haut est libre, c’est notre mère.

Car il est écrit : Réjouis-toi, stérile, toi qui n’enfantes point ! Éclate et pousse des cris, toi qui n’as pas éprouvé les douleurs de l’enfantement ! Car les enfants de la délaissée seront plus nombreux que les enfants de celle qui était mariée.

Pour vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de la promesse.

Agar, c’est le mont Sina en Arabie, – et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants.

La loi est venue à cause des transgressions. La loi a été donnée par l’intermédiaire de Moïse sur le mont Sina, quatre-cent-trente ans après qu’Abraham eut reçu la promesse : Tous les peuples de la terre seront bénis en ta postérité, et je ferai de toi le père d’une multitude de nations. La loi n’a pas été donnée à tous les peuples, mais uniquement à Israël, jusqu’à ce que vienne la postérité à qui la promesse s’appliquait, c’est-à-dire Christ.

Pendant toute la période où la loi a régné, des enfants sont nés pour la servitude sur le mont Sina, qui est Agar. Tous les sabbats, on prêchait Moïse dans les synagogues à Jérusalem. C’est pourquoi la Jérusalem d’en bas signifie la même chose que le mont Sina, qui est Agar, car elle est dans l’esclavage avec ses enfants.

La Jérusalem d’en haut était stérile pendant toute cette période, et la promesse d’Abraham n’était pas accomplie ; il n’était pas encore devenu le père d’une multitude de nations. Il fallait que quelque chose soit offert en sacrifice avant que Dieu puisse envoyer son Saint-Esprit sur la terre. Il fallait que Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, soit offert en sacrifice, lui au sujet duquel Dieu dit : Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toute mon affection.

C’est à lui que Dieu pensait lorsqu’il dit à Abraham : Parce que tu as fait cela, que tu as obéi à ma voix, et que n’as pas refusé ton fils, ton unique, je te bénirai abondamment – et toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité. Ge. 22, 18.

La loi, le mont Sina, Agar ne concernaient qu’un petit peuple, le peuple juif, pendant environ 1 570 ans. Tandis que la femme libre (la Jérusalem d’en haut) a engendré des enfants parmi toutes les nations depuis la Pentecôte jusqu’à nos jours.

Il va de soi que ses enfants doivent être beaucoup plus nombreux. C’est là qu’Abraham devient le père d’une multitude de nations.