L’épître aux Hébreux
V. 1. Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas.
Foi bénie. C’est la victoire qui a vaincu le monde. L’incrédulité est le chaos. De façon anarchique, la vie des pensées passe pêle-mêle sur toutes sortes de problèmes. Mais la foi met en ordre toutes les situations. La ferme assurance des choses qu’on espère oriente toute la direction de la vie de l’homme vers les valeurs qui procurent un salut éternel, comme l’aiguille de la boussole qui s’oriente en fonction des pôles magnétiques. Il n’y a qu’une seule foi et une seule espérance, toutes deux dans le même Esprit, l’Esprit de Vérité. Il n’y a pas de mensonge dans cette foi, cette espérance et cet Esprit, dont l’ancre se trouve en lieu sûr, derrière le voile, à l’intérieur du Saint des Saints. Cette ancre ne va jamais à la dérive, parce que les chérubins de Dieu veillent sur elle nuit et jour. Et aucun péché ni aucun homme pécheur, ni aucun mauvais esprit n’a accès au sanctuaire de Dieu. C’est pour cette raison que la foi est la ferme assurance des choses qu’on espère. Espérance bénie dont l’ancre est plongée dans un royaume et un fondement qui ne peuvent être ébranlés.
L’incrédulité est une transgression de la loi, comme le péché lui-même. C’est pourquoi il est si pénible de parler avec les incrédules. La folie et l’absence de loi occupent la place d’honneur, c’est-à-dire qu’on parle avec autorité et force comme si c’étaient des réalités, alors que ce n’est que du mensonge, car la foi est absente.
V. 2. Pour l’avoir possédée, les anciens ont obtenu un témoignage favorable.
Pourquoi les anciens ont-ils obtenu un témoignage favorable par la foi ? Eh bien, c’est parce qu’ils marchaient par la foi, et le résultat qu’ils ont obtenu a été excellent. Par la foi, ils ont marché dans les lois de la justice, dans l’innocence et dans la bénédiction. Ils ont obtenu par cela un bon témoignage. Ils se sont attachés à celui qui est invisible, lui qui ne peut pas être vu. Et ils l’ont trouvé en le cherchant dans la loi de la bonne conscience.
V. 3. C’est par la foi que nous reconnaissons que le monde a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu’on voit n’a pas été fait de choses visibles.
Par la foi, nous comprenons !!! (trad. norv.) Mais par l’incrédulité, nous ne comprenons rien. La foi met en rapport avec Dieu. La foi utilise la totalité de la personne ; car c’est avec le cœur qu’on croit et la vie vient du cœur. Les yeux illuminés font voir ce qu’on ne voit pas, et une oreille percée entend ce que l’oreille naturelle ne peut pas entendre. C’est pourquoi l’oreille du cœur qui entend est le bon tribunal. Jésus ne jugeait pas selon ce que ses yeux voyaient ou ce que ses oreilles entendaient ; mais le jugement qu’il prononçait était juste. Il a jugé selon les choses invisibles, et c’est aussi ce que Dieu fera en son jour ; il jugera les hommes selon ce qui est caché, selon les motifs de leurs actions. Par la foi, nous comprenons tout cela.
C’est par la foi que nous comprenons que le monde a été formé par la parole de Dieu. Comment cela ? Eh bien, nous le comprenons du fait que tout ce qui est visible a été formé à partir de ce qui est invisible. Tout ce qui, sur la terre, est visible, a ses racines dans ce qui est invisible ; car toutes choses ont été créées par Christ et pour lui. C’est pourquoi Jésus parlait à la foule en paraboles (de façon imagée) pour, si possible, diriger leurs pensées vers les forces invisibles qui étaient derrière. Il faisait cela pour réveiller la foi en eux. Mais la plupart ne comprenaient même pas les choses naturelles, comment auraient-ils pu comprendre les choses spirituelles ? Bien que les hommes aient en eux des éléments qui les destinent à être des dieux, beaucoup d’entre eux deviennent semblables à des diables, et ils le deviennent en se laissant guider par des esprits mauvais et par leurs propres désirs pécheurs.
Il y a un voile entre la foi et l’incrédulité. Il faut qu’il soit déchiré de haut en bas, et on voit alors des choses merveilleuses dans la loi et la nature de Dieu. La nature ne peut expliquer la nature que jusqu’à un certain point. C’est la science. Mais Christ est la sagesse de Dieu, par qui toutes choses ont été formées. C’est pourquoi un savant, avec sa connaissance naturelle, qu’il a acquise par les lectures et les expériences qu’il a faites, ne comprend pas Dieu dans sa sagesse, celui qui est invisible et d’où vient obligatoirement tout ce qui est naturel. C’est là le voile que tous les savants du monde n’ont pas été en mesure de détruire. C’est pourquoi Brorson dit : Si tous les rois avançaient de concert, dans toute leur puissance, ils ne sauraient pour autant faire pousser la moindre feuille sur une branche34. Dieu s’est réservé la puissance créatrice et la croissance, qui n’ont été confiées à aucun homme. Et pourquoi donc ? Eh bien, nous comprenons cela par la foi !!!