Délivré de la puissance des ténèbres

Il nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé. Col. 1, 13.

Dieu soit loué de ce qu’en Jésus-Christ, il y a une délivrance totale de la puissance terrifiante des ténèbres ! Mais malgré le fait que ce riche salut soit disponible pour chacun, peu de gens en profitent. La puissance des ténèbres s’empare de l’être humain et l’écrase dans le découragement et l’abattement, en le plongeant dans l’inquiétude et toutes sortes de soucis pour ce qu’il va manger. Rares sont ceux qui sont vraiment libres et affranchis dans leur esprit, et qui sont heureux.

Mais Christ peut nous délivrer de ce pouvoir de Satan et nous transporter dans son royaume béni. Ici, nous sommes revêtus de toutes les armes de Dieu et, avec la force de Dieu, nous pouvons employer les armes de la lumière pour repousser toutes les attaques des puissances des ténèbres, et éteindre tous les traits enflammés du malin. Ép. 6, 10-18.

De nombreuses personnes gardent pendant des années de telles flèches enflammées dans leur cœur, et en souffrent nuit et jour. Elles vont jusqu’à attiser elles-mêmes ce feu, en laissant leurs pensées tourner autour de cette seule question, tout en s’apitoyant sur elles-mêmes. – Le résultat est qu’elles sombrent dans la déprime, et plus d’une finit dans un asile d’aliénés.

Mais aucun des traits du malin n’a de raisons de nous nuire. Ils sont tous éteints par le fait de « faire en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints. » V. 18.

Tant que les pensées tournent autour de soi-même, on reste malheureux, mais lorsque l’esprit et les pensées sont occupés par la prière pour tous les saints et même par une prière sincère pour ses ennemis, alors les ténèbres disparaissent. « Alors ta lumière poindra comme l’aurore, et ta guérison germera promptement ; ta justice marchera devant toi, et la gloire de l’Éternel t’accompagnera. Alors tu appelleras, et l’Éternel répondra ; tu crieras, et il dira : Me voici ! » És. 58, 8-9.

C’est vraiment formidable d’être délivré du pouvoir des ténèbres et d’être transporté dans le royaume du Fils bien-aimé de Dieu. Le prince de ce royaume, Jésus-Christ, ne fait que du bien à ses sujets. Mais Satan, le prince des ténèbres, est venu pour dérober, égorger et détruire. Jn. 10, 10. Il détruit le bonheur des foyers et des nations, et apporte avec lui la guerre, les querelles et les malédictions. Il entraîne les hommes dans les ténèbres et le désespoir les plus profonds, dans la détresse, la pauvreté, les peurs et les tribulations de toutes sortes ; et après avoir ruiné et corrompu leurs âmes, il les récompense par des tourments éternels. Mais les gens sont malgré cela tellement aveuglés que presque tous servent ce prince des ténèbres avec loyauté et obéissance jusqu’à leur mort.

Mais Christ récompense les siens par la vie et la gloire éternelles, et dans le royaume éternel qu’il établit pour ses saints, il n’y aura plus ni larmes, ni deuil, ni cri, ni douleur. Ap. 21, 4. La joie et la paix seront alors parfaites pour l’éternité.

Dans le royaume de Christ dans lequel nous sommes entrés, il y a abondance de toutes bonnes choses. Il suffit de lire 2 Co. 9, 8 : « Et Dieu peut vous combler de toutes ses grâces, afin que, possédant toujours en toutes choses de quoi satisfaire à tous vos besoins, vous ayez encore en abondance pour toute bonne œuvre. »

Aucun citoyen du royaume de Dieu n’est donc pauvre quant à sa capacité à faire le bien. Il peut semer la bénédiction en abondance et récolter soixante ou cent fois plus. Si nous rencontrons des personnes qui se plaignent de manquer de quelque chose dans ce monde, elles sont probablement loin d’être pieuses.

L’Église de Smyrne a reçu le témoignage béni qu’elle était pauvre, et pourtant riche. S’ils possédaient peu de biens de ce monde, ils se réjouissaient grandement que leurs immenses richesses soient gardées en sécurité dans les lieux célestes. Il vaut mieux avoir le moins de choses possible là où la teigne et la rouille, les bombes et le feu détruisent. Ils étaient riches en amour, en miséricorde, en gratitude, en paix, en joie et certainement en hospitalité et en générosité. Ils étaient dans le même état d’esprit que les membres des églises de Macédoine. Lire 2 Co. 8, 1-5. C’est en vérité un état d’esprit béni, et ils sont un exemple lumineux pour nous tous. Ils se sont d’abord donnés au Seigneur, et ont ainsi donné tout le reste. Cela ne sert à rien de donner quelques centimes de ce que nous avons ou de faire quelques bonnes actions si nous ne nous sommes pas donnés nous-mêmes. Christ veut nous posséder pleinement et, à partir de ce moment, nous ne pouvons plus dire de quoi que ce soit que cela nous appartient. Nous jetons tout dans le lit du torrent de la bénédiction, dans lequel celle-ci jaillit pour rafraîchir et bénir les lieux pauvres et arides. Si le torrent s’arrête quelque part, c’est qu’il a été endigué un peu plus haut et redirigé vers d’autres endroits. Mais si nous sommes fidèles, des fleuves d’eau vive couleront toujours en nous et jailliront de nous pour apporter la vie et la bénédiction à beaucoup.

Mais tu dis peut-être : Je suis sec et je ne connais pas la bénédiction de Dieu. C’est parce que tu es plus enclin à recevoir qu’à donner. Jette l’or dans la poussière, l’or d’Ophir parmi les cailloux des torrents ; et le Tout-Puissant sera ton or, ton argent, ta richesse. Job 22, 24-25. Jette-toi dans les flots de la bénédiction avec toute ta personne, avec tes capacités, tes forces et tout ce qui est à ta disposition, et tu feras l’expérience toi aussi que Dieu est suffisamment riche pour tous ceux qui le cherchent en Esprit et en vérité.

Lorsque nous sommes en communion avec le Père des lumières, de qui viennent toute grâce excellente et tout don parfait, nous avons toujours quelque chose à donner et avec quoi servir, et nous pouvons donc toujours être bénis, car il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir.