L’épître aux Hébreux
La première alliance avait aussi des ordonnances relatives au culte, et elle avait un sanctuaire terrestre.
Si on suivait ces ordonnances et qu’on vivait pieusement, les sacrificateurs et le peuple allaient bien, mais si on transgressait les lois, cela allait encore plus mal que si on avait été sans loi comme les païens.
Un tabernacle fut, en effet, construit. Dans la partie antérieure, appelée le lieu saint, étaient le chandelier, la table, et les pains de proposition. V. 2. Derrière le second voile se trouvait la partie du tabernacle appelée le saint des saints.
Ce sanctuaire terrestre était une image du céleste. Car Dieu avait dit à Moïse : Regarde, et fais d’après le modèle qui t’est montré sur la montagne. Ex. 25, 40.
L’Éternel parla à Moïse, et dit : Parle aux enfants d’Israël. Qu’ils m’apportent une offrande ; vous la recevrez pour moi de tout homme qui la fera de bon cœur. Ex. 25, 1.
Le sanctuaire a été construit par des dons volontaires selon la disposition de cœur de chacun. C’est une image du sanctuaire céleste, construit selon la loi parfaite de la liberté. Ja. 1, 22-25. Chacun construit avec sa disposition de cœur. Jésus nous a précédés avec une disposition de cœur parfaite, et maintenant nous sommes exhortés à avoir les mêmes sentiments que ceux qui étaient en lui. Ph. 2, 5 et 3, 15. Tout l’édifice se coordonne ainsi et s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur, en lui vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu dans l’Esprit. Ép. 2, 21-22. Dieu nous a fait connaître le mystère de sa volonté, selon le bienveillant dessein qu’il avait formé en lui-même, pour le mettre à exécution lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre. Ép. 1, 9-10.
Si nous voulons avoir part à l’héritage dans le sanctuaire céleste, il faut que nous fassions comme Dieu avait ordonné à Moïse : Voici ce que vous recevrez d’eux en offrande : de l’or, de l’argent et de l’airain ; des étoffes teintes en bleu, en pourpre, en cramoisi, du fin lin et du poil de chèvre ; des peaux de béliers teintes en rouge et des peaux de dauphins ; du bois d’acacia ; de l’huile pour le chandelier, des aromates pour l’huile d’onction et pour le parfum odoriférant ; des pierres d’onyx et d’autres pierres pour la garniture de l’éphod et du pectoral.
Ils me feront un sanctuaire, et j’habiterai au milieu d’eux.
Vous ferez le tabernacle et tous ses ustensiles d’après le modèle que je vais te montrer. Ex. 25.
Nous sommes maintenant arrivés à la réalité. Tout, dans la nouvelle alliance, doit être édifié selon les injonctions et la volonté de Dieu. D’abord individuellement (personnellement) et ensuite collectivement (avec les autres).
Nous avons là de multiples occasions d’offrir en sacrifice ce que nous avons de plus cher : l’or, l’argent et l’airain. Puis la laine, le lin, le poil de chèvre, les peaux, l’huile, les épices, les pierres précieuses, etc. L’esprit d’avarice est chassé avec force de l’édifice du Seigneur, et l’esprit de sacrifice pénètre partout.
Tout homme qui a cette disposition de cœur peut maintenant offrir sa vie et, du même coup, tout ce qu’il possède, pour obtenir un héritage dans le sanctuaire céleste, qui a été élevé par Dieu et non par un homme. Ép. 1, 11. Et en l’absence de cela, on n’obtient pas d’héritage.
Derrière le second voile. Qui peut bien parvenir jusque-là ? Eh bien, c’est notre souverain sacrificateur céleste, Jésus-Christ, qui est entré là. Il est devenu pour nous un serviteur du sanctuaire. Mais l’avons-nous suivi à l’intérieur ? Ou avons-nous encore les regards fixés sur le voile ? N’est-ce pas la raison pour laquelle la Parole de Dieu ne peut pas être crue, saisie et comprise ? L’avons-nous suivi à l’intérieur ?
Il y a là un autel d’or, qui est construit par des dons volontaires d’Israël. Les épices, qu’on utilise pour dégager une odeur agréable devant l’Éternel, sont des dons volontaires. Le feu que le Seigneur fait descendre sur l’autel, est son bon plaisir parfait. C’est dans cette atmosphère que Christ et ses élus exercent leur ministère de sacrificateurs.
L’arche de l’Alliance était entièrement recouverte d’or, et elle renfermait le vase d’or contenant la manne. Dans le domaine céleste, l’arche de l’Alliance est le corps de Christ. Il est le pain qui est descendu du ciel pour donner la vie au monde. Par ce pain nous pouvons grandir en lui qui est la tête de l’Église.
Et la verge d’Aaron qui avait fleuri. Quand les enfants d’Israël se disputent pour des questions de rang, de siège, de sacerdoce, de règles de doctrine, etc., celui qui sortira vainqueur pour l’éternité sera celui qui a la verge fleurie d’Aaron. Celui dont la vie fleurit, si bien qu’elle porte des fleurs, des bourgeons et des amandes mûres, a suivi le Maître à l’intérieur, là où la verge fleurit. Nb. 17, 7-11. Les injonctions de Dieu, sa volonté, mènent à la sagesse et au sceptre royal. C’est pourquoi c’est de la folie de combattre contre la vérité. C’est combattre Christ lui-même.
Et les tables de l’alliance. Nous avons là la sagesse juridique spirituelle par laquelle tous les juges de la terre doivent confirmer leurs décisions, s’ils veulent juger avec justice.
Nous avons là les livres écrits que le monde ne pourrait pas contenir. L’Esprit, lui, les contient tous. Car c’est dans le corps de Christ que sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science. Col. 2, 3. En méditant ces livres de la loi, nous pouvons devenir heureux. Ps. 1, 2-3. Celui qui fait cela sera comme un arbre planté près d’un courant d’eau, qui donne son fruit en sa saison, et dont le feuillage ne se flétrit pas, tout ce qu’il fait lui réussit.
Dans les jours de sa chair, Jésus-Christ a déposé dans cette banque céleste tout son or, son argent et ses pierres précieuses, etc., pour recevoir en retour toutes ces choses glorieuses. C’est pourquoi il peut dire à ses imitateurs : Achetez de moi !!! Suivez-moi !!!
Jette l’or dans la poussière, l’or d’Ophir parmi les cailloux des torrents ; et le Tout-Puissant sera ton or, ton argent, ta richesse. Job 22, 24-25.
Au-dessus de l’arche étaient les chérubins de la gloire, couvrant de leur ombre le propitiatoire. Ce n’est pas le moment de parler en détail là-dessus. Hé. 9, 5.
Tu feras deux chérubins d’or, tu les feras d’or battu, aux deux extrémités du propitiatoire.
Les chérubins de gloire devaient être faits en or battu. Cela représente la gloire et la puissance de Christ, qui veille sur ce qui se trouve dans l’arche. L’or battu veut dire que Christ, dans les jours de sa chair, a été martelé (travaillé) par l’Esprit de Dieu. Ex. 25, 18.
C’est là que je me rencontrerai avec toi ; du haut du propitiatoire, entre les deux chérubins placés sur l’arche du témoignage, je te donnerai tous mes ordres pour les enfants d’Israël. V. 22.