Leur seuil près de mon seuil

Ils mettaient leur seuil près de mon seuil, leurs poteaux près de mes poteaux, et il n’y avait qu’un mur entre moi et eux. Éz. 43, 8.

C’est ce qui se passait en Israël à l’époque, et c’est aussi ce qui se passe aujourd’hui. Satan a toujours placé son seuil de porte aussi près que possible du seuil de porte de Dieu, et lorsque les poteaux des portes sont aussi proches l’un de l’autre, la foule a toujours trouvé plus facile d’entrer par la mauvaise porte. Mais il y a toujours eu un mur de séparation entre les vrais saints et la foule religieuse.

Satan est doué pour utiliser les paroles de l’Écriture. Il mélange toujours mensonge et vérité, parce qu’avec de purs mensonges, il n’aurait pas l’adhésion de beaucoup de gens.

L’un des passages qu’il utilise fréquemment est la moitié de 1 Jn. 1, 7. Le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. Par cette porte entrent des milliers de personnes qui ne parviennent jamais à une foi vivante dans la première partie du verset. Satan s’évertue à bien masquer cette partie, car son pouvoir est détruit pour les quelques personnes qui saisissent une foi vivante dans l’ensemble du verset. Satan apprécie bien toutes sortes de manifestations religieuses, aussi bien les prières que les témoignages, les cantiques et la musique, à condition qu’on lui permette de participer à tout cela avec de l’hypocrisie, de l’envie, de la tromperie, du mensonge, de l’acception de personnes, de l’arrogance, de la recherche d’honneur, de l’orgueil, des commérages, de la calomnie, des divisions, des disputes, etc. Au milieu de tout cela, on chante « sous le sang », et Satan se sent parfaitement à l’aise. La seule chose qu’il ne supporte pas, c’est la lumière. Ceux qui entrent par la bonne porte reçoivent une foi vivante pour marcher dans la lumière comme Christ est dans la lumière. Ils ont une communion bénie les uns avec les autres, et le sang de Jésus les purifie de tout péché à un degré de plus en plus profond, au fur et à mesure qu’ils avancent dans la lumière. Ce qui caractérise les vrais disciples de Jésus, c’est qu’ils s’aiment les uns les autres.

Veille à entrer par la bonne porte, afin d’avoir la foi pour marcher dans la lumière comme Christ est dans la lumière.

2 Ti. 2, 11-13. Une autre phrase de l’Écriture que Satan utilise fréquemment est la suivante : « Si nous sommes infidèles, il demeure fidèle. » Il attire également des milliers de personnes par cette porte. Parmi ces personnes, on entend souvent des témoignages disant qu’elles sont sauvées depuis de nombreuses années et que, pendant toute cette période, elles ont principalement connu des défaites, mais, loué soit Dieu, disent-elles, si nous sommes infidèles, Lui demeure fidèle. Avec une telle interprétation de l’Écriture, la manière dont on prend les choses dans la vie n’a pas beaucoup d’importance, puisque Dieu est fidèle et aimant, et nous avons la grâce et le sang. Satan se plaît très bien là où règne une telle compréhension des choses.

Il est vrai que Dieu est fidèle et qu’il ne peut pas se renier, donc si nous sommes infidèles, il nous reniera et nous serons exposés à son jugement.

Sur la bonne porte, celle qui mène à la vie, il est écrit : « Si nous sommes morts avec lui, nous vivrons aussi avec lui. » Cette porte étroite nous coûte la vie, et peu de gens la franchissent. Sur la porte voisine, on peut lire : « Si nous sommes infidèles, il demeure fidèle. »

Une telle inscription est bien reçue par toute la nature humaine corrompue, et à travers les âges et les générations, la grande multitude a toujours afflué par cette porte, qui est aujourd’hui plus que jamais reconnue par la grande majorité des prédicateurs de la parole comme la seule attitude juste à adopter par rapport au salut. Ces milliers de personnes ne font jamais l’expérience de la mort à leur propre vie.

À sa porte, Satan dispose d’un grand nombre de prédicateurs souriants qui vantent le bonheur qui attend si on entre par là. Tous mettent en garde, avec mépris et dédain, contre le franchissement de cette dangereuse et sinistre porte de la mort qui se trouve juste à côté. Mais Dieu soit loué, il y a toujours eu et il y aura toujours un mur entre les fidèles et les infidèles.

Du mauvais côté du mur, ils aiment aussi se vanter de la grâce qui leur suffit, et se vanter de leur faiblesse. Ils veulent dire par là qu’ils vivent dans les défaites et qu’ils ont toujours besoin de la grâce qui pardonne. Mais quand je suis faible, c’est alors que je suis fort, dit Paul. 2 Co. 12, 9-10. Grâce à cette force, il a toujours vécu une vie victorieuse. Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce ? Loin de là, dit-il. Ro. 6, 15.

Satan place également le poteau de l’assurance à côté de l’assurance de Dieu. Mais au lieu d’être rempli d’assurance parce qu’on a un cœur pur, humble et sincère, on devient grossier, arrogant et imbu de ses propres paroles.

À côté du poteau de l’humilité, Satan a sa fausse humilité. Au lieu d’être humble de cœur à l’égard de toute la volonté de Dieu, on se contente d’une apparence d’humilité. Beaucoup de ces personnes ont la réputation d’être particulièrement dévotes et pieuses. Elles trompent les gens avec leurs prières et leurs témoignages chuchotés et pieux, leur démarche voûtée et leur habillement tellement décent qu’il se fait parfois remarquer. Mais à la maison et à leur lieu de travail, au moment de l’épreuve, elles sont d’un abord désagréable et méchant.

À côté de l’amour divin, qui aime Dieu par-dessus tout, Satan a aussi un amour, mais qui n’est qu’un amour mièvre, un amour humain et un amour mêlé à de la fausseté. Dans cet amour, on peut donner de grosses sommes d’argent, participer toute sa vie à des œuvres de bienfaisance, mais en cherchant au beau milieu de cela son propre intérêt et en faisant sa propre volonté. On fait alors tout cela en vain. Dans cette attitude mièvre, on trouve aussi que la vérité est trop dure et qu’elle juge trop, et on reformule les paroles tranchantes de la croix pour que tout le monde les trouve confortables et agréables à entendre.

Le véritable amour est fort comme la mort, et sa jalousie contre tout péché et toute impureté est inflexible comme le séjour des morts.

Il y a donc deux portes pour chaque vertu et pour les différents passages de l’Écriture. – On peut par exemple être zélé pour la vérité selon l’esprit, et on peut être zélé pour la vérité selon la chair. – Il y a une liberté dans l’Esprit et une liberté dans la chair. – Il y a une foi qui mène à renoncer chaque jour à soi-même, se charger de sa croix et suivre les traces de Jésus, et il y a une foi qui permet de réaliser tous ses propres plans et désirs, et nombreux sont ceux qui sont partis évangéliser selon leurs propres désirs en se prévalant des promesses de Dieu. Ces personnes peuvent avoir plein de choses à raconter, mais elles n’obtiennent jamais de sagesse dans leur cœur, et toute leur religion est vaine, car la chair avec ses passions et ses désirs n’a pas été crucifiée.

Les portes des vertus divines sont très étroites, et seul un petit nombre les trouve et peut entrer par elles. Satan propose une fausse contre-vertu pour chaque vertu divine, et comme ces portes des vertus de Satan se trouvent juste à côté des portes de Dieu et sont très attrayantes et larges, la foule s’égare.

Quelqu’un lui dit : Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? Il leur répondit : Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer, et ne le pourront pas. Luc 13, 24.