Garizim et Ebal

janvier 1939

Garizim et Ebal

De. 27, 11-13

Il y a des choses à maudire dans les assemblées de Dieu ; si cette malédiction n’est pas prononcée, la mort agit et étend son emprise sur l’assemblée de Dieu.

Moïse donna cet ordre au peuple :

Lorsque vous aurez passé le Jourdain, Siméon, Lévi, Juda, Issacar, Joseph et Benjamin, se tiendront sur le mont Garizim, pour bénir le peuple ; et Ruben, Gad, Aser, Zabulon, Dan et Nephthali, se tiendront sur le mont Ebal, pour prononcer la malédiction.

Une moitié du peuple devait bénir et l’autre moitié devait maudire. Et tout le peuple devait dire : Amen !

Si on transpose cela à l’assemblée de Dieu, on a du mal à faire dire « Amen » à tout le peuple.

La chair a des désirs contraires à l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à la chair ; ils sont opposés l’un à l’autre. Ga. 5, 17.

La chair avec ses passions et ses désirs est crucifiée et maudite chez tous ceux qui sont à Jésus-Christ. Ga. 5, 24. Si des œuvres de la chair se manifestent, toute l’assemblée doit donc dire : Maudits soient l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables.

Que toutes ces choses maudites soient gardées totalement en dehors de ta vie, et la bénédiction viendra sur toi et t’atteindra. De. 28, 2.

L’Esprit s’oppose à la chair et maudit toutes les œuvres de la chair. Nous devons donc être dans l’Esprit et maudire avec lui tout ce qui vient de la chair. Si nous agissons ainsi, nous avons part aux fruits de l’Esprit et à ses bénédictions, et nous pouvons dire :

Bénis soient l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance, etc. Ga. 5, 22.

Si la bénédiction et la malédiction ne sont pas prononcées clairement dans l’assemblée, celle-ci dépérit et sombre dans les ténèbres, où règne Satan. Nous risquons alors d’avoir une assemblée de morts plus vite que nous ne l’imaginons.

On excuse et on défend toutes sortes de choses qui auraient dû être maudites, par exemple l’acception de personnes, les partis, la jalousie, la cupidité, la folie des grandeurs, la coquetterie, les commérages, la médisance, les divorces ou les mariages qui ne sont pas permis par Dieu.

Parce qu’on ne prend pas au sérieux autant que Dieu le veut la malédiction dans sa propre vie et dans son ministère, cette même malédiction s’introduit dans les assemblées. La vérité trébuche sur la place publique ; Satan trouve de la place à occuper et on exclut les saints de Dieu, qui maudissent ce qui doit être maudit et bénissent ce qui doit être béni.

Est-ce si difficile à comprendre ??? Puisse Dieu nous délivrer de l’obscurité, de la pénombre et du prince des ténèbres !

Celui qui commet le péché est du diable. 1 Jn. 3, 8. Quiconque est né de Dieu ne commet pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui, et il ne peut pécher, puisqu’il est né de Dieu.