Marcher dans la lumière

septembre 1938

Marcher dans la lumière

Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. 1 Jn. 1, 7.

Ce passage ne concerne que les disciples de Jésus-Christ, qui marchent dans la lumière ; et pourtant, on l’applique à des chrétiens impies et nonchalants, qui marchent dans les ténèbres, et qui auraient besoin de se juger eux-mêmes pour leur péché, afin qu’il leur soit pardonné. Celui qui marche dans la lumière ne pèche pas consciemment, car c’est dans les ténèbres qu’un homme pèche.

La lumière expose ce qui était auparavant inconscient, à savoir les actions du corps. Nous devons les faire mourir par l’Esprit, afin que nous vivions. Ro. 8, 13. Ce verset parle de deux types d’actions. Si vous vivez selon la chair (que vous péchez consciemment), vous mourrez ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps (les actions inconscientes qui se révèlent à nous quand nous marchons dans la lumière), vous vivrez.

Personne ne peut marcher dans la lumière sans avoir une chair crucifiée. C’est pourquoi il est dit que ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Ga. 5, 24.

J’ai lu récemment dans le compte-rendu d’une conférence chrétienne qu’ils s’étaient éloignés de la croix et de sa puissance. Il s’agissait maintenant de revenir à la croix de Golgotha.

Ces chers frères ont dû partir en vacances dans la chair et se sont éloignés de la croix, puisqu’ils se sont mis d’accord sur le fait qu’il valait mieux revenir à la croix. Ils ne sont donc pas crucifiés avec Christ, mais ils sont en route pour Babylone. La Parole et la force de la croix ont disparu, l’Esprit de réveil a disparu. Mais ce qui n’a pas disparu, ce sont les partis, les divisions, l’orgueil, la froideur, etc. Je crois qu’il serait plus à sa place de rechercher l’Esprit qui juge et qui consume, ainsi que le pardon des péchés, plutôt qu’un renouvellement de l’Esprit, comme on l’appelle. L’Esprit n’a pas besoin de renouvellement, il est exactement ce qu’il doit être et renouvelle lui-même toutes choses ; c’est plutôt l’esprit de l’homme qui doit être renouvelé, car on a un entendement charnel. On a commencé dans l’Esprit et on est en train d’achever dans la chair.

Paul dit aux Éphésiens : Voici donc ce que je dis et ce que je déclare dans le Seigneur, c’est que vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées. Ils ont l’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur cœur. Ép. 4, 17-18.

Cela ne serait-il pas une description très appropriée de tous ceux qui ont abandonné la croix, pour peu qu’ils aient jamais été sur la croix ? Ils se retrouvent dans la vanité de leurs pensées et ne trouvent ni réveil, ni puissance de Dieu.

De quoi a-t-on donc besoin ? D’une transformation de son entendement ! Mais c’est triste qu’on ne s’en rende pas compte de soi-même.

… à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence, et à revêtir l’homme nouveau. Ép. 4, 23.

La prostituée, qui a corrompu la terre tout entière par son impudicité, s’immisce dans le peuple de Dieu. Ap. 19, 2. Qu’a-t-elle dans sa coupe ? La grandeur du monde et une éducation selon les règles de ce monde, l’acception de personnes, la science mondaine et religieuse. On ne trouve pas l’opprobre de Christ dans sa coupe. On a trouvé chez elle (la prostituée) le sang des prophètes et des saints et de tous ceux qui ont été égorgés sur la terre. Ap. 18, 24.

Toi qui n’es pas sur la croix, mais qui es en route pour Babylone dans la vanité de tes pensées, tu devrais te demander si tu n’es pas séduit par la prostituée et par le vin de la fureur de son impudicité, que toutes les nations ont bu. Ap. 18, 3.