Ne pas chercher ce qui nous plaît

Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour, et que l’un d’entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous et rassasiez-vous ! et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ? Ja. 2, 15-16.

C’est plus facile de laisser chacun se débrouiller seul et de se défausser de ses charges et de ses responsabilités. Dans l’assemblée, il ne devrait pas en être ainsi. L’un y est placé pour aider l’autre. Grâce aux nombreux dons de la grâce, cela peut donner quelque chose d’entier et de parfait. Si une personne vit pour elle-même, d’autres en souffrent.

Il y a diversité de dons, mais le même Esprit ! 1 Co. 12, 4. Ce même esprit qui doit animer tous les membres, c’est l’esprit de sacrifice de Christ. Si ce n’est pas dans cet esprit que les dons se manifestent, ils ne servent qu’à satisfaire la chair, et on gâche sa propre vie. Comme Christ a aimé l’Église et s’est donné pour elle, les membres doivent s’aimer ardemment et prendre soin les uns des autres.

Ceux qui prennent le christianisme au sérieux, et qui ont fait le serment d’être fidèles à Dieu jusqu’à la mort, ont par cela même défié toute l’armée des esprits mauvais, et font l’expérience d’un combat incessant contre ces esprits. Les chrétiens superficiels ne connaissent rien à cela. Dans ce combat, les débutants peuvent souvent être sur le point de succomber, mais grâce à la sollicitude et à l’aide des autres membres, ils peuvent traverser les plus grandes difficultés en y trouvant de la bénédiction. La communion dans l’Assemblée du Dieu vivant est une puissance formidable. Lorsque Paul a vu les frères, il a rendu grâces à Dieu et a pris courage. Ils ont fait brûler son cœur. Ils avaient le même esprit, le comprenaient et étaient prêts à se battre avec lui. C’est aussi béni de lire comment Priscille et Aquilas ont risqué leur vie pour Paul. Paul n’était pas le seul à avoir une dette de reconnaissance envers eux pour leur sollicitude et toutes leurs actions ; c’était aussi le cas de toutes les Églises des païens.

Nous qui sommes forts, nous devons supporter les faiblesses de ceux qui ne le sont pas, et ne pas chercher ce qui nous plaît. Que chacun de nous plaise au prochain pour ce qui est bien en vue de l’édification. Car Christ n’a pas cherché ce qui lui plaisait. Ro. 15, 1-3.

De nombreuses âmes pieuses prient aussi Christ dans leur chambre avec une profonde détresse, pour recevoir de l’aide dans les difficultés les plus diverses. Mais pour répondre à tous ces cris de détresse, Christ a besoin de collaborateurs attentifs à ce qu’il veut produire en eux.

Apollos était certainement quelqu’un qui priait et qui avait faim, et dès qu’il a rencontré Priscille et Aquilas, ils ont tout de suite été éveillés et ont saisi l’occasion de lui donner l’aide appropriée, qui lui a été tellement bénéfique. Ac. 18, 24-28. Ils étaient des compagnons d’œuvre de Paul en Christ. De nos jours, nous avons également besoin de ce type de collaborateurs dévoués.