Ferme les portes du temple !
Lequel de vous fermera les portes, pour que vous n’allumiez pas en vain le feu sur mon autel ? Mal. 1, 10.
Quand Israël devait offrir des bêtes en sacrifice, ils en choisissaient qui étaient malades, boiteuses, aveugles ou dérobées. Ils gardaient pour eux le meilleur du troupeau. De tels sacrifices étaient une abomination aux yeux de Dieu, et tous les sacrifices qu’ils brûlaient sur l’autel ne servaient à rien. Dieu voulait qu’il y ait quelqu’un qui ferme les portes du temple à tous ces sacrifices.
Puisse-t-il y avoir aussi de nos jours de nombreuses personnes avec un cœur entier, qui veillent à garder les portes du temple totalement fermées à tous les sacrifices faits avec un cœur partagé. Ce n’est pas difficile d’avoir de grandes assemblées si, à cause de la convoitise de la chair, on accepte des sacrifices qui ont des défauts ; mais la colère de Dieu repose sur de telles assemblées, et tout leur culte est vain.
N’accepte pas un seul centime pour l’œuvre de Dieu s’il n’est pas donné dans cet esprit : « ... nous demandant avec de grandes instances la grâce de prendre part à l’assistance destinée aux saints. » 2 Co. 8, 4. Dieu bénit une telle offrande, même s’il ne s’agit que de quelques centimes. Et que faire de milliers de couronnes (Ndt. La couronne est la devise norvégienne) collectées auprès de personnes qui ont un cœur partagé, alors que la malédiction pèse sur tout cela ? C’est la bénédiction de Dieu qui enrichit. En toutes choses, nous devons croire en Dieu et ne pas prendre la chair pour appui.
Les portes du temple doivent également rester fermées à toute sagesse et connaissance du monde, et à toute doctrine étrangère qui ne mène pas à une piété plus profonde.
Le corps doit être le temple du Saint-Esprit. 1 Co. 6, 19. Mais pour que Dieu puisse accomplir son œuvre dans ce temple, les portes donnant sur le monde doivent être fermées. Il ne sert à rien de travailler avec les âmes si les portes du temple sont ouvertes. Car même si le feu a été allumé sur l’autel, le vent froid de ce monde entre par toutes les portes, et le feu s’éteint aussitôt.
Jésus ne voulait accepter personne comme disciple ni se révéler à aucune personne sans qu’elle ne renonce à tout et ne ferme la porte du temple à son père et à sa mère, à sa sœur, son frère, à son conjoint, à ses enfants, à ses champs et ses prés, etc.
Puissions-nous apprendre cela de Jésus ! Confier des choses spirituelles à des personnes extraverties, c’est comme entreposer du grain en vrac dans une grange ouverte alors qu’il y a une tempête ; pourtant, si on avait fermé toutes les portes de la grange avant d’y déverser le grain, tout irait bien.
Les portes du temple sont généralement grandes ouvertes, et toutes sortes de pensées, portant sur des personnes, des animaux, des maisons, des affaires, des véhicules, etc. entrent et sortent à tout vent, du matin au soir. C’est comme une grande échoppe de marchand, alors que Jésus a dit que ce devait être une maison de prière, et il a chassé du temple les changeurs et les vendeurs de pigeons. Mt. 21, 12-13. Il faut interdire l’accès à toute pensée étrangère.
C’est derrière des portes closes que Christ veut faire son œuvre dans chaque individu, dans le silence du feu de l’autel. Si tu as décidé de sacrifier quelque chose sur l’autel, laisse-le se consumer en silence. La main gauche ne doit pas savoir ce que fait la main droite. Ne t’ouvre pas aux gens charnels si tu trouves que le feu devient très chaud, mais oins ton visage et laisse Dieu faire son œuvre au plus profond de ton cœur.
Puisse-t-il y avoir beaucoup de gens qui ferment hermétiquement les portes de leur propre temple à toute impureté, et qui travaillent ensuite à les fermer chez le plus grand nombre possible ! Chacun d’entre nous est un temple, et chaque édifice doit être réuni et grandir pour former ensemble un temple saint dans le Seigneur. Ensemble, nous devons être édifiés pour former une habitation de Dieu en Esprit. Ép. 2, 21-22. Lorsque nous sommes tous des temples de l’Esprit et que chacun d’entre nous veille à garder les portes totalement fermées à tout mal, c’est une bénédiction de se réunir dans l’Assemblée, qui est le temple de la nouvelle alliance.