L’épître aux Hébreux
V. 1-2. Le point capital de ce qui vient d’être dit, c’est que nous avons un tel souverain sacrificateur, qui s’est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux, comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle, qui a été dressé par le Seigneur et non par un homme.
Si nous tenons compte du fait que Dieu est une lumière à laquelle personne ne peut parvenir, ce n’est pas une mince affaire de s’avancer jusqu’au trône de la majesté divine et de s’asseoir à sa droite. Le Fils supportait la lumière et marchait dans la lumière ; il est même la lumière en personne. Le ministère de sacrificateur dans le sanctuaire lui a été confié. Ce ministère est en notre faveur. Nous devons donc nous trouver dans le sanctuaire, parce que c’est là que le souverain sacrificateur effectuait son service. C’est là qu’il choisit les victimes en nous. La volonté propre est traitée comme un sacrificateur traite un sacrifice : elle est réduite à néant, et la volonté de Dieu est plantée à la place ; car la volonté de Dieu, c’est notre sanctification. Le Consolateur nous enseigne au sujet du chemin de Dieu qui traverse le voile, qui est sa chair. C’est cela le véritable tabernacle.
Ici, à la droite de la majesté divine, notre souverain sacrificateur céleste attend jusqu’à ce que Dieu ait fait de tous les ennemis de Christ son marchepied.
C’est pourquoi toute la politique du monde suit la direction qui l’amènera sous les pieds de Christ. Car il est le roi que Dieu a choisi pour régner sur les Juifs et les païens. C’est pourquoi il est écrit :
L’ange Gabriel dit à Marie : Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n’aura point de fin. Luc 1, 31-33.
Nous voyons ici Jésus-Christ sur le trône de David et placé comme roi sur la maison de Jacob. Mais dans le Psaume 2 le Seigneur Dieu va plus loin en disant : Pourquoi ce tumulte parmi les nations, ces vaines pensées parmi les peuples ? Pourquoi les rois de la terre se soulèvent-ils et les princes se liguent-ils avec eux contre l’Éternel et contre son oint ?
Celui qui siège dans les cieux rit, le Seigneur se moque d’eux. Puis il leur parle dans sa colère, il les épouvante dans sa fureur : C’est moi qui ai oint mon roi sur Sion, ma montagne sainte ! Je publierai le décret ; l’Éternel m’a dit : Tu es mon fils ! Je t’ai engendré aujourd’hui.
Demande-moi et je te donnerai les nations pour héritage, les extrémités de la terre pour possession.
Et maintenant, rois, conduisez-vous avec sagesse ! Juges de la terre, recevez instruction ! Servez l’Éternel avec crainte, et réjouissez-vous avec tremblement.
Baisez le fils, de peur qu’il ne s’irrite, et que vous ne périssiez dans votre voie, car sa colère est prompte à s’enflammer. Heureux tous ceux qui se confient en lui !
Nous voyons par là que le Fils, Jésus-Christ, a été élu de toute éternité pour être roi sur toute la terre. Tous ses ennemis seront amenés à être un marchepied sous ses pieds.
V. 3. Tout souverain sacrificateur est établi pour présenter des offrandes et des sacrifices ; d’où il est nécessaire que celui-ci ait aussi quelque chose à présenter.
Tu ne désires ni sacrifice ni offrande, tu m’as ouvert les oreilles ; tu ne demandes ni holocauste ni victime expiatoire.
Alors je dis : Voici, je viens avec le rouleau du livre écrit pour moi. Je veux faire ta volonté, mon Dieu ! Et ta loi est au fond de mon cœur. Psaume 40.
Jésus avait des oreilles ouvertes. Il entendait la voix de Dieu et il lui obéissait. Du même coup, sacrifices et offrandes cessaient ; car on offrait ces sacrifices parce qu’on péchait.
Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. Jésus a présenté son corps comme un sacrifice agréable à Dieu, et nous sommes exhortés à faire de même. Ro. 12, 1. Mais pour pouvoir faire cela, il faut que nous ayons nous aussi des oreilles ouvertes, comme notre souverain sacrificateur céleste, afin que nous puissions entendre celui qui parle du haut des cieux.
Les victimes se trouvaient dans le corps terrestre de Jésus. C’est pourquoi nous devons également être réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair, pour paraître devant lui saints, irrépréhensibles et sans reproche. Col. 1, 22.
Ici, le péché dans la chair est condamné et mis à mort, afin que nous puissions vivre une vie victorieuse. Et c’est seulement cette vie victorieuse qui a toutes les promesses de son côté. Cf. Ap. chap. 2 et 3. Il y est question d’avoir des oreilles pour entendre ainsi que de vaincre.
Le sceptre ne s’éloignera point de Juda, ni le bâton souverain d’entre ses pieds, jusqu’à ce que vienne le repos, et que les peuples lui obéissent. Ge. 49, 10.
Il abolit ainsi la première chose, sacrifices et offrandes, qui étaient apportés par les sacrificateurs de l’ancienne alliance, et il établit la seconde : la volonté de Dieu. Hé. 10, 8-9.