L’épître aux Hébreux
V. 21 et 22. Car, tandis que les Lévites sont devenus sacrificateurs sans serment, Jésus l’est devenu avec serment par celui qui lui a dit : Le Seigneur a juré, et il ne se repentira pas : Tu es sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek. – Jésus est par cela même le garant d’une alliance plus excellente.
Dieu ne pouvait en aucune manière jurer que sa volonté serait faite sous l'ancienne alliance et par le sacerdoce d'Aaron, puisque le ministère de l'ancienne alliance ne menait qu’à la purification de la chair ; c’est-à-dire qu’il ne menait qu’à la pureté extérieure. Tout le péché qui était dans la chair restait toujours fermement attaché et se manifestait de temps à autre, même chez les meilleurs.
Mais Dieu a juré que cela réussirait par Christ. Il est venu avec un corps pour faire la volonté de Dieu. Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, – Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché. Ro. 8, 3. Le péché dans la chair a été condamné, il n’a jamais pu diriger ni régner. Il a ainsi été condamné et il est mort sur la croix par et dans le corps de Christ. Le péché a été mis à mort sur la croix, par l’obéissance de Christ jusqu'à la mort. Le prince de ce monde n'a jamais eu aucune part en lui. C’est pourquoi Dieu a pu jurer que Jésus serait sacrificateur pour toujours selon l'ordre de Melchisédek.
Christ est devenu maintenant le garant d'une meilleure alliance, une nouvelle alliance – pour nous. Pour que nous aussi, ses imitateurs, nous arrivions à faire la volonté de Dieu comme il est arrivé lui-même à la faire. Son sacerdoce de souverain sacrificateur et l’aide qu’il donne doivent produire un effet tellement puissant sur nous que nous recevons la force de faire la volonté de Dieu et de vivre une vie de victoire. De ceci, notre souverain sacrificateur céleste est le garant, à condition que nous voulions la même chose que lui.
V. 24. Mais lui, parce qu’il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui n’est pas transmissible.
Notre souverain sacrificateur exerce son ministère de génération en génération. Il a un sacerdoce éternel. Là où nous n‘atteignons pas la perfection en lui, il l’a déjà atteinte, et il peut nous donner la grâce et la puissance pour nous aider au moment opportun. Car la grâce règne par la justice et pour la justice, pour tous ceux qui se servent d’elle pour la vie éternelle.
V. 25. C’est aussi pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur.
Cela devient donc une affaire personnelle pour chacun. Dieu ne veut pas avoir de serviteur qui se sente contraint. Tout se passe selon la loi parfaite de la liberté.
V. 28. En effet, la loi établit souverains sacrificateurs des hommes sujets à la faiblesse ; mais la parole du serment qui a été fait après la loi établit le Fils, qui est parfait pour l’éternité.
Et son accomplissement consiste en ce qu'il a ôté le péché par un seul sacrifice, pour que nous aussi, par sa victoire sur le péché, nous soyons rendus capables de le vaincre. Cela produit une vie victorieuse pour nous aussi. Quand nous sommes tentés, nous disons alors « non » au péché. Nous obtenons ainsi grâce et puissance par la parole du serment.