Collaborateurs

novembre 1937

Collaborateurs

2 Co. chapitre 6

Paul exhorte ses collaborateurs à ne pas recevoir la grâce de Dieu en vain. Lui-même se rendait à tous égards recommandable, comme serviteur de Dieu, par beaucoup de patience dans les tribulations, dans les calamités, dans les détresses. Note bien toutes les situations diverses auxquelles l’apôtre a été exposé tout en restant au bénéfice de la grâce de Dieu, en tant que serviteur de Dieu. Quand viennent les tribulations, les calamités et les détresses, on a déjà bien du mal à garder la foi en tant que chrétien ordinaire ; que dire alors d’un collaborateur de Christ, qui doit consoler et aider les autres ? Bien plus, il s’est rendu recommandable comme serviteur de Dieu sous les coups, dans les prisons, dans les troubles, dans les travaux, dans les veilles, dans les jeûnes, au milieu de la gloire et de l’ignominie, au milieu de la mauvaise et de la bonne réputation, étant regardé comme imposteur, quoique véridique.

Imagine-toi toutes ces expériences et demande-toi d’un cœur sincère si tu serais en mesure de garder l’équilibre comme serviteur de Dieu dans toutes ces circonstances, pour que tous ceux qui te voient soient amenés à admettre : En vérité, c’est un serviteur de Dieu.

On en attend énormément d’un serviteur de Dieu pour qu’il le soit en Esprit et vérité.

Comme la graisse est séparée de la victime d’action de grâces, ainsi David a été mis à part parmi les enfants d’Israël. Ecclésiastique 47, 2. Jésus est monté dans un bateau et s’est éloigné du rivage quand il a parlé au peuple. Il est indispensable d’être ainsi séparé de ceux qu’on doit servir, si on veut se garder pur. Un capitaine de navire perd toute dignité aux yeux de l’équipage s’il se mêle de tous les détails. Il doit rester à une distance respectable et donner ses ordres à partir de là.

Tout un chacun ne faisait pas partie des conseillers intimes de David. Voyons ce qu’il en est de Benaja, fils d’un homme de Kabtseel, rempli de valeur et célèbre par ses exploits. Il frappa les deux lions de Moab. Un jour de neige, il descendit au milieu d’une citerne, où il frappa un lion. De même, il frappa un Égyptien d’une stature de cinq coudées et ayant à la main une lance comme une ensouple de tisserand ; il descendit contre lui avec un bâton, arracha la lance de la main de l’Égyptien, et s’en servit pour le tuer.

David admit Benaja, fils de Jehojada, dans son conseil secret. 1 Chr. 11, 25.

Ce Benaja avait mené beaucoup de guerres de l’Éternel dans sa vie. Ce n’était pas un débutant inexpérimenté.

Les collaborateurs de Dieu ne doivent pas manifester une confiance absolue envers des hommes inexpérimentés. Qu’on les éprouve d’abord, et qu’ils exercent ensuite leur ministère, s’ils sont sans reproche. Sinon ils auront vite fait de se retourner contre toi et de devenir tes adversaires ; et si tu leur as témoigné trop de confiance, ils prendront de tes propres paroles et les utiliseront contre toi comme une épée. Paul a aussi rencontré des faux frères, et il était en danger au milieu d’eux. C’est un danger de mort de témoigner de la confiance envers de telles personnes. On ne sait jamais qui est sincère et qui ne l’est pas ; c’est pourquoi il faut commencer par juger à leurs propres actions s’ils sont dignes qu’on leur témoigne de la confiance.