L’épître aux Hébreux
V. 7-11. C’est pourquoi, selon ce que dit le Saint-Esprit : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte, le jour de la tentation dans le désert, etc.
La voix de Dieu nous conduit jusque dans le pays où coulent le lait et le miel. Aujourd’hui, si nous entendons sa voix, nous pouvons y entrer par la foi. De nos jours, ce n’est pas dans un pays de Canaan terrestre que nous entrons, mais dans un Canaan céleste. Le pays de Canaan terrestre était rempli d’ennemis. Les espions sont revenus et ont relaté que les Amalécites habitaient la contrée du midi ; les Héthiens, les Jébusiens et les Amoréens habitaient la montagne ; et les Cananéens habitaient près de la mer et le long du Jourdain. Nb. 13, 29.
L’Éternel s’était prononcé contre toutes ces nations ennemies, en disant : Sache aujourd’hui que l’Éternel, ton Dieu, marchera lui-même devant toi comme un feu dévorant, c’est lui qui les détruira, qui les humiliera devant toi ; et tu les chasseras, tu les feras périr promptement, comme l’Éternel te l’a dit. De. 9, 1-4. Lé. 18, 25.
Mais le peuple a murmuré et voulait lapider Josué et Caleb. En effet, les hommes qui les avaient accompagnés pour explorer le pays, l’ont décrié devant les enfants d’Israël, en disant : Nous ne pouvons pas monter contre ce peuple, car il est plus fort que nous. Tous ceux que nous y avons vus sont des hommes d’une haute taille ; et nous y avons vu les géants, enfants d’Anak, de la race des géants : Nous étions à nos yeux et aux leurs comme des sauterelles.
Dieu avait maudit tous ces ennemis, et Israël aurait pu facilement les battre, mais ils ont manqué de foi et n’ont pas cru en l’Éternel, bien qu’ils aient vu ses grandes œuvres tout le long de leur route depuis l’Égypte.
Maintenant, c’est notre tour. Aujourd’hui, si vous entendez sa voix ! Notre pays est lui aussi rempli d’ennemis : l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Ga. 5, 19-21.
Tous ces ennemis sont maudits, et le Seigneur dit : Montez contre eux et battez chacun d’entre eux devant l’Éternel. De nos jours aussi, le peuple se lamente et dit : Nous n’y arriverons pas, les ennemis sont trop forts. Et ils lapident spirituellement parlant ceux qui, par la foi, veulent entrer [dans le pays]. Mais le serment de l’Éternel est toujours en vigueur : En vérité, ils n’entreront pas dans mon repos. Hé. 3, 11.
V. 12-13. Prenez garde, frères, que quelqu’un de vous n’ait un cœur mauvais et incrédule, au point de se détourner du Dieu vivant. Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu’on peut dire : Aujourd’hui ! afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse par la séduction du péché.
C’est une qualification très appropriée : un cœur mauvais et incrédule. Lorsque la duplicité, les partis, la jalousie et la cupidité ont pris racine au plus profond du cœur, et qu’on ne veut pas y renoncer, alors on a un cœur mauvais et incrédule. L’Esprit de Dieu nous amène à nous opposer frontalement à ces ennemis. Si en plus on se lamente parce qu’on est obligé de perdre ces choses abominables, alors on démontre à quel point est vraie la parole qui dit que la tristesse du monde produit la mort. Heureux celui qui entend la voix de Dieu et qui ne s’endurcit pas. Il entrera dans le repos par la foi.
V. 14. Car nous sommes devenus participants de Christ, pourvu que nous retenions fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement.
Christ est venu en chair et a engagé le combat contre la volonté propre qui était dans la chair. Il a vaincu par la puissance d’un Esprit éternel, cet Esprit qu’il avait reçu de son Père céleste dès sa naissance. Maintenant, nous avons reçu le même Esprit que Christ, et si nous vainquons comme lui a vaincu, nous aurons part avec lui aussi bien à la souffrance qu’à la gloire. Mais la condition est que nous retenions fermement jusqu’à la fin l’assurance de la foi.
V. 17-19. Et contre qui Dieu fut-il irrité pendant quarante ans, sinon contre ceux qui péchaient, et dont les cadavres tombèrent dans le désert ? Et à qui jura-t-il qu’ils n’entreraient pas dans son repos, sinon à ceux qui avaient désobéi (qui n’ont pas voulu croire, trad. norv.) ?
Nous voyons donc que c’est à cause de leur incrédulité qu’ils n’ont pas pu y entrer.
Tout cela est écrit pour nous servir d’exemple. Par la foi, nous entrons dans le repos. Mais Dieu a juré qu’aucun incrédule n’entrerait dans son repos.
Israël a été sauvé de l’Égypte et de Pharaon. Cela correspond au fait que nous avons été sauvés de la puissance de Satan et du monde. Et pourtant, Dieu n’a pas pris plaisir dans la plupart d’entre eux, à cause de leur incrédulité. Les chrétiens d’aujourd’hui tournent généralement aussi dans le désert, sans parvenir au repos de la foi. Dieu est irrité contre une telle incrédulité. Le chemin ayant été frayé au travers du voile, sa chair, il est triste que si peu de personnes marchent sur ce chemin béni. Cela irrite Dieu, évidemment. Il nous ordonne d’entrer dans le pays et de vaincre la colère, la méchanceté, la calomnie, la cupidité, la jalousie, l’adultère, les partis, etc., alors qu’on reste assujetti à ces œuvres de la chair. Cela ne donne pas de repos, bien au contraire, cela donne une mauvaise conscience et toute sorte d’agitation. Tue ces ennemis, et ils te laisseront en paix. Écrase leurs nourrissons contre « le Rocher », et tu trouveras du repos.