Seulement une nouvelle créature
Maudit est quiconque est pendu au bois. Ga. 3, 13.
Que la vie devient bonne et bénie quand on se considère soi-même, et les autres, comme étant maudits selon la chair ! La chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu. La seule chose qui compte, c’est d’être une nouvelle créature en Jésus-Christ.
En fait, nous aurions tous dû être maudits loin de la face de Dieu et de cette terre. Ce n’est que par grâce que nous vivons et que nous existons. Nous ne méritons rien et n’avons pas le droit d’exiger quoi que ce soit. Tout est trop bon pour nous. Nous ne méritons pas la sympathie des gens, ni que quelqu’un nous salue. Nous ne méritons pas d’être bien nourris, bien habillés, d’avoir une bonne santé, un bon logement ou quoi que ce soit d’autre. Tout n’est que pure grâce. C’est pourquoi nous devons rendre grâces à Dieu le Père pour toutes choses. Nous sommes exhortés à faire monter des prières et des actions de grâces pour tous les hommes. C’est le plus haut degré d’orgueil et de vanité que d’être mécontent et de se plaindre de la vie. Pour qui une telle personne se prend-elle ? Nous avons toutes les raisons d’être reconnaissants du fond du cœur pour toutes choses. Jésus n’avait pas de lieu où reposer sa tête. Il a rencontré de la moquerie et du mépris, mais il était malgré cela l’homme le plus heureux et le plus reconnaissant de la terre. C’est à lui que nous devons ressembler. Hé. 1, 9.
Nous ne devons pas nous apitoyer sur notre sort. Jésus a apporté la mort au moi sous toutes ses formes. C’est cette mort que nous devons aussi porter dans notre corps chaque jour. Si Jésus avait été dirigé par le moi, ne serait-ce qu’une fois dans sa vie, Satan aurait eu une part en lui. Mais il a pu rendre ce témoignage puissant et béni : « Le prince du monde vient. Il n’a rien en moi. » Jn. 14, 30. Satan n’avait rien en Jésus. Avec tous ses artifices et ses ruses, il n’avait pas réussi à le séduire une seule fois.
Jésus était parfaitement libre de l’esprit de ce monde, de toutes apparences et simagrées mondaines ; libre de toute acception de personnes, de toute flatterie et de toute hypocrisie. Il n’a pas été nonchalant une seule fois pour obtenir l’honneur des hommes, mais a donné le coup de grâce au dieu de ce monde sous toutes ses formes. C’est en vérité un grand Maître que nous avons. Il veut maintenant nous enseigner et nous aider à agir de la même manière. Il a vaincu pour nous donner la victoire.
Jésus n’a jamais souillé son esprit, ne serait-ce qu’une fois, avec ce monde ou les choses de ce monde. L’amour du Père était parfait en lui. Il était vraiment citoyen d’un autre royaume et n’avait pas sa place dans ce monde. C’est pourquoi il est devenu une pierre d’achoppement et un rocher de scandale, et que son aspect n’avait rien pour plaire.
Il en sera de même pour ses disciples, et le disciple n’est pas satisfait avant d’être devenu semblable à son Maître. Il faut combattre le péché jusqu’au sang dans tous les domaines. De nos jours, beaucoup de croyants admirent et convoitent des choses que Jésus a combattues jusqu’au sang à cause de nous. Quand on agit de cette manière, on foule aux pieds le sang de Jésus.
Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ, dit Paul. Combien y a-t-il de vrais serviteurs de nos jours ? La plupart des gens cherchent probablement à plaire en tout aux autres. Ils admirent ce qui est grand. Ils ont une démarche et un comportement mondains. On peut voir de loin qu’ils sont des citoyens de ce monde. Leur nom y a toute sa place et se dispense de toute couverture d’opprobre ou de mépris.
Nous sommes tous plus ou moins souillés par l’esprit de ce monde. Il est donc béni d’entrer dans l’Assemblée du Dieu vivant et d’y rester sous la pluie battante du Seigneur, jusqu’à ce que toutes les abominations du monde dont nous sommes souillés soient lavées. Ici, la seule chose qui compte, c’est d’être une nouvelle créature.