Faire et enseigner

Théophile, j’ai parlé, dans mon premier livre, de tout ce que Jésus a commencé de faire et d’enseigner dès le commencement, jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel, après avoir donné ses ordres, par le Saint-Esprit, aux apôtres qu’il avait choisis. Ac. 1, 1-2.

Jésus a commencé par faire, puis il a enseigné. C’est la bonne façon de procéder. Il a appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes. C’est cet enseignement qu’il a transmis aux autres. Il y avait une vie personnelle derrière chacune de ses paroles, ce qui lui permettait de parler avec autorité et force. Il a posé des fondations solides dans sa vie et il est devenu inébranlable.

Jésus a lui aussi eu un commencement dans sa vie. Il a été le chef et le consommateur de la foi (l’initiateur de la foi et celui qui la conduit à son accomplissement, autre trad.). Pour Jésus, le petit mot « faire » était le commencement de toute la plénitude de la divinité, de toute sagesse, de toute connaissance et de toute puissance. Quand il n’était qu’un petit garçon, il a commencé à faire la volonté de Dieu dans les petites choses qui étaient à sa portée. C’est ainsi qu’il a grandi en âge et en sagesse, au point que, dès l’âge de 12 ans, il pouvait parler avec autorité et force sur la base de sa propre vie.

Jésus a observé tous les commandements. Tout le Sermon sur la montagne était basé sur sa propre vie. Il veut maintenant nous donner à nous aussi ses lois et ses commandements, comme une possession et un héritage glorieux. Dans le commandement se trouvent la vie et la lumière. En les suivant, nous avons part à la même vie que Jésus a vécue. Si nous rejetons le commandement, nous rejetons Jésus lui-même. Le commandement exprime la volonté bonne et parfaite de Dieu à notre égard. C’est pourquoi l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements.

Jésus était le premier d’entre les frères, et nous devons vivre comme il a vécu. Nous aussi, nous devons commencer par faire, puis enseigner. De telles paroles deviennent esprit et vie. Toutes les autres paroles n’apportent aucune édification et ne mènent pas à la vie. La parole de Dieu recèle un pouvoir divin et une capacité créatrice. Par conséquent, toute personne qui parle dans l’assemblée doit parler comme la parole de Dieu. 1 Pi. 4, 11. Au Ps. 12, 7, il est écrit : « Les paroles de l’Éternel sont des paroles pures, un argent éprouvé sur terre au creuset, et sept fois épuré. »

Lorsqu’on permet à cette parole pure de Dieu de fusionner avec la foi dans notre cœur, de sorte que nous commençons à faire la volonté de Dieu, la parole de Dieu demeure en nous comme une possession éternelle. Ces paroles, qui sont devenues vie en nous, nous pouvons alors les annoncer avec toute assurance et force, et elles deviendront aussi une source de vie pour les autres. Nous sommes alors inébranlables et inattaquables. Nous grandissons alors jusqu’à toute la plénitude de Dieu. Ép. 3, 19. Et notre enseignement se répandra alors comme la pluie, notre parole tombera comme la rosée, comme des ondées sur la verdure, comme des gouttes d’eau sur l’herbe. De. 32, 2.