Les vierges folles et les vierges sages

décembre 1935

Les vierges folles et les vierges sages

En parlant de son avènement, Jésus dit : Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l’époux. Mt. 25.

Nous savons que nous sommes parvenus aux temps de la fin, et de ce fait, nous savons que les dix vierges sont en route pour rencontrer l’époux. Toutes les vierges sont pures. Elles sont toutes baptisées du Saint-Esprit ; car elles vont à la rencontre de l’époux, et c’est l’Esprit qui conduit à l’époux. Elles ont toutes des lampes et de l’huile dans leurs lampes.

Mais cinq d’entre elles étaient folles, et cinq sages. Les folles ont pris leurs lampes, mais n’ont pas pris d’huile avec elles. Les folles confessaient bien [le nom du Seigneur] et tous les aspects extérieurs étaient en ordre. Elles admiraient les dons et passaient des moments agréables et festifs dans leur assemblée. Il ne leur manquait qu’une seule chose, la chose la plus essentielle, à savoir l’huile. Les vierges folles n’avaient pas d’olives concassées qui puissent servir à éclairer. Leur volonté propre n’avait pas été mise dans le pressoir.

Mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l’huile dans des vases. Elles s’étaient chargées chaque jour de leur croix. Elles avaient renoncé à elles-mêmes, et cela avait donné de l’huile dans leurs vases. Elles avaient suivi le conseil des Écritures et avaient marché dans l’obéissance de la foi. Les folles, en revanche, faisaient confiance au fait qu’elles étaient dans la bonne assemblée et qu’elles avaient la bonne doctrine, et elles faisaient la fête, elles jouaient et chantaient et passaient du très bon temps. La voix intérieure parlait certainement sans cesse, mais ce n’était pas si grave ; toutes étaient aussi bonnes les unes que les autres, et il n’y a jamais eu la moindre goutte d’huile dans leur vase. Les sages ont pris de l’huile dans leurs vases, avec leurs lampes. Elles ne séparent jamais le vase de la lampe. Elles portent l’un comme l’autre, sur elles et en elles.

Comme l’époux tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent.

Quand les tribulations éclateront pour de bon dans les derniers jours, on s’endormira certainement de tristesse, comme les disciples ! Les vierges sages ont le double de tribulations, puisqu’elles doivent toujours se procurer de l’huile pour leurs vases. Les tribulations des vierges folles consistent sans doute surtout dans le fait que leur assemblée ne fait plus de progrès. Elles n’ont en effet jamais connu les tribulations intérieures, puisqu’elles n’ont pas d’huile dans leurs vases.

Au milieu de la nuit, on cria : Voici l’époux, allez à sa rencontre !

Ce « milieu de la nuit » indique que l’époque est sombre. Le pouvoir des saints est complètement brisé. C’est l’esprit de l’Antéchrist qui règne, et les chrétiens n’ont rien à dire. Le Seigneur apparaît dans l’obscurité de cette époque. Car l’Éternel a dit qu’il veut habiter dans l’obscurité. Et Dieu, qui a dit : La lumière brillera du sein des ténèbres ! a fait briller la lumière dans nos cœurs. 2 Co. 4, 6.

Dieu dispose toujours les choses de telle sorte que lorsque l’obscurité est la plus profonde, il vient avec son admirable lumière. Il en sera de même à son avènement. Il viendra au milieu de la nuit.

Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes. On était maintenant ce qu’on était, ni plus, ni moins. Elles ont préparé leurs lampes.

Les folles dirent aux sages : Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent. Elles se sont retrouvées bien seules. Elles s’étaient toujours fiées les unes aux autres et au prédicateur. Mais maintenant, il était uniquement question de ce qu’elles s’étaient procuré personnellement. Et qu’est-ce qu’elles avaient ? Une lampe éteinte, et pas d’huile. Quel piteux spectacle, au milieu de la nuit !

Les sages répondirent : Non ; il n’y en aurait pas assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous.

Il faut un travail de longue durée pour se procurer de l’huile dans le vase. Des olives concassées, une volonté propre brisée, ce ne sont pas des choses qu’on peut se procurer au dernier moment. Cette huile doit s’écouler goutte à goutte dans le vase, à l’école de la vie. Mais les sages ont bien répondu, car les vierges folles ont une doctrine qui prétend qu’on peut se procurer de l’huile en un rien de temps. Et cette fausse doctrine est maintenant mise à l’épreuve à un instant fatal. Allez en acheter, disent les vierges sages. Et même si l’appel a déjà retenti, elles sont encore tellement imprégnées de leur doctrine, qui dit que le baptême de l’Esprit peut leur procurer en un instant tout ce dont elles ont besoin, qu’elles se hâtent bien sûr d’aller voir chacune son marchand, son prédicateur, en leur demandant un baptême de l’Esprit renouvelé, pour faire le plein de leur vase. Mais ce n’est pas possible. Cette doctrine ne tient pas du tout. Ce n’est que l’obéissance de la foi personnelle qui procure de l’huile dans le vase.

Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva ; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.

Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. Mais il répondit : Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas.

Elles l’ont appelé Seigneur, Seigneur, mais n’ont jamais fait ce qu’il ordonnait. Si elles l’avaient fait, elles auraient eu de l’huile dans leurs vases. Mais ceux-ci étaient vides, et elles sont restées au dehors, où elles avaient toujours été, en fait. Elles ne faisaient que s’imaginer que tout était en ordre.

La volonté de Dieu, c’est notre sanctification. La volonté propre brisée, ce sont des olives concassées. Cela donne de l’huile dans le vase. Jésus dit lui-même : Car je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. Jn. 6, 38. L’épouse doit être formée de la même manière que l’époux. L’un comme l’autre doivent faire la volonté du Père. Il n’y a que cela qui puisse procurer de l’huile dans le vase, et donner la possibilité d’être une même chair avec lui. Voilà l’épouse. Les autres restent dehors avec une lampe éteinte et pas une goutte d’huile dans le vase, dans les ténèbres profondes, au milieu de la nuit. Et en plus, l’époux leur répond : Je ne vous connais pas. Comme il est dangereux de suivre des bergers qui cherchent leur propre intérêt et qui maintiennent la vérité captive dans l’injustice, pour un gain sordide. Ces bergers annoncent que le corps du péché a été ôté par le baptême de l’Esprit. Prenez garde à cette « doctrine de l’absence de péché ». Et prenez garde à la doctrine sur « le péché et la grâce ». Aucune de ces doctrines ne donne la moindre goutte d’huile dans le vase. Ce ne sont que des olives concassées, une volonté propre brisée, la communion des souffrances de Christ et le fait d’être formé à l’image de Christ dans sa mort, qui ajoute dans le vase une goutte après l’autre de l’huile qui permet de briller. Mettez donc en pratique la Parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes. Ja. 1, 22.