La chambre du cœur, pleine de figures
Fils de l’homme, vois-tu ce que font dans les ténèbres les anciens de la maison d’Israël, chacun dans sa chambre pleine de figures ? Car ils disent : L’Éternel ne nous voit pas. Ézéchiel 8, 12.
Nous les hommes, nous pouvons avoir une apparence extérieure pieuse. Mais qu’en est-il de notre for intérieur ? Est-ce que celui qui purifie l’extérieur ne peut pas aussi purifier l’intérieur ?
J’entrai, et je regardai ; et voici, il y avait toutes sortes de figures de reptiles et de bêtes abominables, et toutes les idoles de la maison d’Israël, peintes sur la muraille tout autour. V. 10.
Si nous appliquions ceci aux chrétiens de notre époque, nous trouverions exactement la même chose. Des choses abominables sont peintes sur les murs, les murs du cœur. Mais le prophète devait d’abord voir la figure qui excitait la jalousie de l’Éternel. Sans cela, il n’aurait pas pu percer la muraille. V. 8. Le feu de l’Éternel doit continuellement nous purifier, longtemps avant que nous soyons affranchis des figures peintes dans les chambres du cœur. Car toute chair a corrompu sa voie.
Entre le portique et l’autel, il y avait vingt-cinq hommes qui tournaient le dos au temple de l’Éternel et le visage vers l’orient ; et ils se prosternaient à l’orient devant le soleil. V. 16.
Qui aime la voie de Dieu à tel point que son visage est toujours tourné vers le temple de l’Éternel, qu’il contemple toujours la face de l’Éternel et qu’il est transformé à l’image du Fils, de gloire en gloire ? N’a-t-on pas vite fait, quand on a un « ministère grassement payé », de tourner le dos au temple de l’Éternel pour se prosterner à l’orient devant le soleil (les avantages naturels) ? Les figures qui sont gravées tellement profondément sur les murs de chair du cœur rappellent sans cesse les avantages naturels, et cela éveille de la cupidité, qui est de l’idolâtrie. Ces figures abominables éveillent des passions pécheresses et une ardeur pécheresse, qui mènent à l’adultère, à la recherche de l’honneur, à l’envie, à la jalousie et à l’orgueil. Mais le zèle de Dieu nous amène à jeter dehors toutes ces figures, qu’on peut aussi appeler : Le péché dans les figures de la chair.
C’est pour cela qu’il nous faut crucifier le vieil homme avec toutes ses convoitises. C’est seulement à ce prix que le corps du péché, avec toute sa galerie de figures, pourra être réduit à néant, afin que nous ne servions plus le péché. L’apôtre Paul rendait toute pensée captive à l’obéissance de Christ. Quand les pensées avaient envie de tourner autour des figures d’idoles sur les murs, il s’emparait immédiatement de la puissance de la foi pour ramener ces pensées vers la face et l’image de Jésus. Nous aussi, nous devons le faire ; car c’est le chemin de la sanctification. Un acte pécheur s’éveille d’abord dans le cœur, avant d’être mis à exécution. Mais nous devons engager le combat contre notre vie de pensées pécheresse, avant que le péché se manifeste. C’est cela, condamner le péché dans la chair. Ro. 8, 3. C’est ce que Jésus-Christ a fait quand il a souffert au moment de la tentation, et qu’il s’est offert lui-même par la puissance d’un Esprit éternel. C’est là le chemin nouveau et vivant dans le sang de Jésus, au travers du voile, qui est sa chair. C’est le chemin qui mène au sanctuaire – qui éloigne de la galerie de figures du cœur. C’est un chemin qui mène à la vie et à la paix. C’est le chemin de l’affection de l’Esprit.