L’importance du silence pour un serviteur de Dieu
«Moïse prit la tente et la dressa pour lui hors du camp, à quelque distance ; il l’appela tente de la Rencontre ; et quiconque voulait consulter l’Éternel sortait vers la tente de la Rencontre, qui était hors du camp.» Ex. 33, 7. Quand Moïse se trouvait dans cette tente, l’Éternel lui parlait face à face (v. 11).
Moïse avait appris au fil du temps que pour parler avec l’Éternel, il fallait être séparé des autres et se trouver dans le silence. Moïse avait été séparé du Pharaon et s’était vu assigner la tâche de faire paître le troupeau de Jéthro. C’est là qu’il avait trouvé le silence, auquel il n’était pas habitué. Mais après quarante ans passés ainsi, il était parvenu au repos. Le silence était devenu son élément et il l’aimait. Dieu a pu alors se révéler à lui, et il l’a choisi pour accomplir une œuvre formidable.
Quand le moment est venu où Dieu devait lui donner la loi, Il l’a à nouveau pris à part. Moïse a dû monter sur la montagne, et une nuée couvrit la montagne. Moïse y est resté six jours, et Dieu l’appela le septième jour. Ces six jours passés dans la nuée, sur la montagne, avaient mené Moïse à un silence encore plus profond, et Dieu pouvait ainsi lui donner des révélations plus grandes. Cf. Ex. 24, 16.
Aaron n’avait pas appris cela. Il n’était pas assez séparé. La voix du peuple étouffait la voix de Dieu dans ses oreilles. Il a voulu plaire au peuple, et cela a fini dans la débauche. Tout s’est alors déréglé. Seul un Moïse pouvait alors remettre les choses à leur place.
C’est après ces événements que Moïse a dressé sa tente loin du camp. Là, au-dehors, où il était séparé de tout, Dieu pouvait lui parler face à face. Après avoir parlé avec Dieu, Moïse retournait au camp. Mais Josué, son jeune assistant, ne bougeait pas de l’intérieur de la tente. Josué devait maintenant passer par la même école que Moïse. Il aurait pu se faire valoir à l’intérieur du camp. Il aurait pu y récolter de l’honneur ; mais il a choisi de rester dans le silence, là où il entendait la voix de Dieu, et c’est là qu’il a reçu de la sagesse. Mais à l’heure déterminée par Dieu, il a été présenté au peuple pour en devenir le conducteur.
Quand Moïse sortait du camp et entrait dans la tente, tout le peuple se prosternait, et quiconque voulait consulter l’Éternel devait sortir pour se rendre à cette tente.
La folie est comparée à une femme bruyante (Pr. 9, 13). On acquiert la sagesse par l’humilité et le silence. La folie, l’orgueil et le bruit vont ensemble.
Si quelqu’un veut consulter l’Éternel, il doit renoncer à lui-même et à ce monde. C’est alors qu’il pourra entendre la voix de Dieu. C’est en-dehors du camp, loin du bruit et de toute la peine que se donne l’incrédulité, que nous rencontrons Dieu. C’est là, quand on a renoncé à soi-même, dans le repos et le silence de la foi, que l’on reçoit des révélations. C’est de cette manière qu’on peut véritablement venir en aide aux hommes que l’on côtoie. C’est là – devant la face de Dieu – qu’on obtient sa vraie valeur. Ex. 34, 29 et 1 Ti. 3, 8.