La vie de Jésus manifestée dans nos œuvres
Dans sa prière sacerdotale, Jésus dit qu’il avait glorifié son Père sur la terre, en achevant l’œuvre que le Père lui avait donnée à faire. Il avait également fait connaître le nom du Père aux hommes, Jn. 17, 4-6.
C’était là un témoignage puissant que Jésus pouvait donner à la fin de sa vie sur terre. Par sa vie, il avait glorifié le Père et révélé son nom aux hommes. Ceux qui avaient été avec lui avaient en vérité pu se rendre compte qu’il était venu du Père. Tout ce qu’il entendait de son Père, il le disait et le faisait. En prêtant attention à la vie de Jésus, les hommes pouvaient donc aussi apprendre à connaître le Père. Il nous a fait connaître l’amour parfait et noble de Dieu, sa miséricorde, sa longanimité, sa patience, etc. Il était la Parole faite chair. On pouvait toucher et connaître la véritable Parole de vie dans la vie de Jésus et dans ses œuvres.
Maintenant, c’est à nous qu’il revient de glorifier et de faire connaître le nom de Jésus aux personnes que nous côtoyons, par notre vie et par nos paroles. Elles doivent se rendre compte en vérité que nous venons du Père. On doit pouvoir toucher et connaître la parole de Dieu dans nos vies. De même que Jésus faisait tout ce qu’il entendait de son Père, nous devons à notre tour obéir à l’Esprit Saint que Jésus nous a envoyé. Si nous obéissons à cet Esprit, la vie de Jésus sera manifestée en nous. Son entendement noble, son amour, sa patience, sa longanimité, etc. se manifesteront progressivement dans nos vies. De cette manière, le Père sera aussi glorifié, par le fait que nous portons beaucoup de fruit.
Christ manifesté en chair ne doit pas seulement être une rhétorique ; puisse cette vérité profonde se réaliser dans nos vies ! Que notre corps soit en vérité le temple du Saint-Esprit, une demeure où ne règne que Christ seul. Que sa vie soit vraiment manifestée dans notre chair mortelle. Que son amour noble et son esprit de sacrifice soient révélés en nous, cette attitude qui n’exige jamais, mais qui ne fait que donner. Il a accepté de naître dans ce monde comme un sacrifice pour sauver l’humanité. Il ne pensait jamais à se complaire en lui-même. Il ne pensait qu’à la façon dont il pourrait aider les autres ; pour sa part, il n’avait pas de lieu où il puisse reposer sa tête. Il n’attendait pas qu’on lui adresse des éloges pour sa bonté, ni d’être accueilli avec bienveillance en raison de sa tendresse et de son amour. Il n’était pas venu au monde pour être servi, mais pour servir. Il aimait les personnes les plus haineuses et les plus moqueuses. Il savait que l’amour était la seule chose qui puisse faire fondre leurs cœurs durs. Cela faisait des siècles que les gens se haïssaient et s’insultaient les uns les autres, et cela ne les avait pas rendus meilleurs. Mais il n’y avait personne comme lui pour aimer ses ennemis, pour prier pour eux et pour bénir ceux qui maudissent. Mais en procédant de cette manière, il a aussi réussi à transformer les cœurs les plus durs. Lorsque les soldats le frappaient et lui crachaient au visage, lui donnaient des coups de poing et des soufflets, lui voilaient le visage en se moquant de lui et en disant : « Christ, prophétise », il priait pour eux avec ferveur : Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font.
Puissions-nous manifester ces sentiments qui étaient en Jésus ; car cela mettra fin à toute discorde et à toutes les querelles. Ceux qui ont une rancœur envers un frère ou qui rompent la communion fraternelle, peut-être pour des bagatelles, sont très loin d’avoir les sentiments de Christ. Christ a donné sa vie pour nous alors que nous étions encore pécheurs. Nous nous devons donc de donner notre vie pour les frères. De cette manière, nous pourrons nous aussi achever en notre chair ce qui manque aux souffrances de Christ, pour son corps, qui est l’Église. Col. 1, 24.