Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial ?

avril 1934

Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial ?

Éphraïm se mêle avec les peuples, Éphraïm est un gâteau qui n’a pas été retourné. Des étrangers consument sa force, et il ne s’en doute pas ; la vieillesse s’empare de lui, et il ne s’en doute pas. Os. 7, 8-9.

Le péché d’Éphraïm est aussi le péché de notre époque. La force disparaît parce qu’on se mêle avec les peuples. Au lieu de sortir du milieu d’eux et de ne pas toucher quoi que ce soit d’impur, on continue à vivre parmi eux. L’Église d’État s’est complètement vendue aux pouvoirs du monde. C’est le parlement et le gouvernement qui prennent les décisions pour l’Église, pour savoir si les femmes peuvent être instituées ou non comme prêtres. La femme sera sauvée en devenant mère, si elle persévère avec modestie dans la foi, dans la charité, et dans la sainteté. 1 Ti. 2, 15. Cela signifie que la femme sera sauvée par le moyen des tribulations et des multiples tâches que lui donne le fait d’avoir des enfants. C’est pour elle l’occasion d’apprendre la patience et de s’exercer à la piété. Si la femme doit être prêtre, elle aura besoin de tout le salut que propose l’Écriture. Peut-on s’imaginer une maman en soutane et collerette de prêtre allaiter et s’occuper du berceau et de la cuisine, pour ensuite se hâter de monter en chaire ? De telles choses sont l’objet de délibérations solennelles entre savants, femmes responsables d’associations, et parlementaires. Je crois que ces gens devraient suivre un cours approfondi de « sens commun ».

Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l’homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ. 1 Co. 11, 3.

Si les prêtres de l’Église d’État, les dirigeants et toutes les féministes savaient cela, la question des femmes prêtres tomberait d’elle-même.

L’homme est le chef de la femme. Mais en tant que prêtre, la femme va donc devenir le chef de l’homme. En contradiction avec les Écritures, elle va se mettre à enseigner l’homme.

Voilà le résultat quand on laisse des personnes incrédules se mêler de questions de foi. Tout devient ridicule. Les prêtres sont sans force, et c’est le pouvoir temporel qui est à la barre. C’est tout à fait approprié, d’ailleurs. Grand bien vous en fasse ! Hypocrites, descendants des pharisiens, tenez-vous en à Hérode et à Pilate ! Veillez à être nommés à des postes grassement rémunérés. Rendez compte de toute votre détresse au gouvernement temporel. Demandez-lui du pain en rémunération de votre activité ! Car le temps de l’apostasie est arrivé. Les femmes et les enfants sont au pouvoir.

Voici, l’Éternel dévaste le pays et le rend désert, Il en bouleverse la face et en disperse les habitants. Et il en est du sacrificateur comme du peuple, du maître comme du serviteur, de la maîtresse comme de la servante, etc.

Le pays est dévasté, livré au pillage ; car l’Éternel l’a décrété.

Le pays est triste, épuisé ; les habitants sont abattus, languissants ; les chefs du peuple sont sans force.

Le pays était profané par ses habitants ; car ils transgressaient les lois, violaient les ordonnances, ils rompaient l’alliance éternelle.

C’est pourquoi la malédiction dévore le pays, et ses habitants portent la peine de leurs crimes ; c’est pourquoi les habitants du pays sont consumés, et il n’en reste qu’un petit nombre. És. 24, 1-6.

C’est une prophétie sur les temps de la fin. Les hommes ont transgressé les lois, violé les ordonnances, et rompu l’alliance éternelle. C’est pourquoi la malédiction les frappe. La terre est dévastée, livrée au pillage. On transporte des cargaisons d’or d’un pays à l’autre. Toutes sortes d’hommes de confiance détournent des fonds. On ne peut faire confiance à personne. Le pasteur est lié au peuple et le peuple au pasteur. Il en va de l’un comme de l’autre. Tout est ébranlé et vacille. Chacun s’agrippe au premier brin de paille qu’il trouve pour s’y appuyer. Les chefs mènent un combat acharné contre leurs subordonnés, et les subordonnés se donnent bien de la peine pour avoir le dessus. Tous s’efforcent comme Satan de monter sur la montagne des rencontres, à l’extrémité du septentrion.

Jésus trouvera-t-il la foi sur terre quand il viendra ?

De l’extrémité de la terre nous entendons chanter : Gloire au juste ! És. 24, 16.

Les justes rampent jusqu’à l’extrémité de la terre. Ils sortent de tous les partis et de toutes les sectes. Ils se conforment à la Parole du Seigneur : Sortez du milieu d’eux, mon peuple ! Et ils chantent des louanges depuis l’extrémité de la terre, en attendant l’avènement du Seigneur. Heureux ce petit troupeau que le Seigneur reconnaît comme sien. Ils possèdent tout ce dont ils ont besoin en lui, leur Sauveur, maintenant et pour l’éternité.

Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial ? Quel accord y a-t-il entre l’esprit qui agit dans les fils de la rébellion, et l’Esprit de Jésus, qui agit en tous ceux qui croient ? Quel accord y a-t-il entre un prêtre qui est passé des ténèbres à l’admirable lumière de Dieu, et les prêtres qui ne le sont que pour leur gagne-pain ?

Il est absolument impossible d’être un [vrai] prêtre sans avoir été transporté des ténèbres à la lumière, du pouvoir de Satan à Dieu. Les autres, avec toute leur formation de prêtres, ne sont que des laïcs par rapport aux prêtres formés par l’Esprit de Dieu.

Un prêtre pour Dieu n’a rien à faire avec le monde, si ce n’est de lui prêcher la conversion. Tout autre mélange n’est qu’hypocrisie ; car l’amitié avec le monde est inimitié contre Dieu. Et un ennemi de Dieu est inapte à être prêtre.

Les chefs du peuple (les plus nobles sur la terre, trad. norv.) sont sans force ; ils dépérissent et perdent leur force.

Toute cette misère vient du fait qu’on enfreint les lois de Dieu et la sainte alliance. Les prêtres devraient s’armer contre toute cette misère. Mais ils se sont mêlés avec les peuples, ils ont perdu leur force et dépérissent.

Puisse le Seigneur susciter un serviteur parmi eux qui se lève dans l’esprit et la force de Luther ! Et s’il ne se trouve personne parmi les soi-disant prêtres, il choisit n’importe quelle autre personne. Car c’est le Seigneur lui-même qui se trouve dans l’Esprit et qui donne la force et la sagesse pour détruire et construire.