Bâtis-tu à ton propre détriment ?

décembre 1934

Bâtis-tu à ton propre détriment ?

Extrait d’une réunion à Horten le 10 octobre 1934

Quand un architecte doit bâtir une maison, il importe qu’il pose un fondement solide. Autrefois, on n’était pas tellement regardant dans ce domaine, et tout l’édifice était à l’avenant. Il en est exactement de même dans le domaine spirituel. Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, dit Paul aux Corinthiens. Il faut donner beaucoup de coups de bêche dans le cœur d’un homme pour poser le fondement suffisamment profondément. S’il y a un roc dur au fond du cœur, il faut le faire sauter avec de la dynamite spirituelle. Tous ceux dans la vie desquels un solide fondement a été posé le savent. Cela ne se fait pas du jour au lendemain. Cela peut prendre de longues années après qu’on s’est converti.

Mais l’apôtre dit ceci : Un autre bâtit dessus, mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus !

Là, chacun est architecte. Après que le fondement a été posé, nous devons nous-mêmes bâtir avec de l’argent, de l’or et des pierres précieuses. Ces matériaux de construction resteront debout le jour où notre œuvre sera éprouvée par le feu. Ils resteront aussi debout si nous marchons toujours dans les œuvres que Dieu a préparées pour nous. Ép. 2, 10. Car ces œuvres sont toujours faites selon les injonctions de Dieu, qui produit en nous le vouloir et le faire.

Mais si nous suivons nos propres voies, après que le fondement a été posé, et que nous faisons nos propres œuvres, nous bâtissons avec du foin, du bois et du chaume, qui seront consumés le jour où le feu éprouvera nos œuvres. L’œuvre de chacun sera manifestée. Ce sera peu glorieux pour nous-mêmes et pour Dieu si ce que nous avons fait dans la vie ne supporte pas le feu.

Nous sommes le temple de Dieu, l’habitation de Dieu. Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira. Nous pouvons en effet nous détruire nous-mêmes en marchant selon notre propre volonté au lieu de la volonté de Dieu. Nous construisons alors avec des matériaux combustibles, et Dieu les détruira.

Et soudain entrera dans son temple le Seigneur que vous cherchez ; et le messager de l’alliance que vous désirez, voici, il vient, dit l’Éternel des armées. Qui pourra soutenir le jour de sa venue ? Qui restera debout quand il paraîtra ? Car il sera comme le feu du fondeur, comme la potasse des foulons. Mal. 3, 1-2.

Nous voyons par là que le Seigneur apporte le feu. Tout ce qu’on aura fait par soi-même sera consumé. Qui pourra soutenir le jour de sa venue ? Eh bien, ce seront uniquement ceux qui se seront reposés de leurs œuvres (des œuvres selon la volonté de l’homme) comme Dieu s’est reposé des siennes. Il faut que nous pénétrions dans les œuvres de Dieu pour pouvoir supporter le feu. C’est uniquement en elles que se trouve le repos.

Il s’assiéra, fondra et purifiera l’argent ; il purifiera les fils de Lévi, il les épurera comme on épure l’or et l’argent, et ils présenteront à l’Éternel des offrandes avec justice.

Ce n’est pas une mince affaire d’être fondu et purifié comme de l’argent. Quiconque a été obéissant au feu du fondeur et à la potasse du foulon le sait. Cette purification intérieure a lieu après que nous avons été lavés d’une eau pure pour le pardon de nos péchés, qui sont attachés à notre corps. C’est uniquement quand ce qui est en nous devient pur que nous sommes entièrement purs. Car la parole de Dieu juge même les sentiments et les pensées qui sont cachés dans le cœur. Le feu du fondeur et la potasse pénètrent aussi dans la vie de nos pensées, car c’est de là que vient le péché.

Car voici, le jour vient, ardent comme la fournaise. Tous les hautains et tous les méchants seront comme du chaume ; le jour qui vient les embrasera, dit l’Éternel des armées, il ne leur laissera ni racine ni rameau. Mal. 4, 1.

Ce jour s’approche rapidement. Les royaumes de ce monde sont ébranlés et tremblent sur leurs bases. Des princes et des monarques sont précipités à bas de leurs trônes. Tout est en déliquescence. Mais nous attendons un royaume inébranlable.

Mais pour vous, qui craignez mon nom, se lèvera le soleil de la justice, et la guérison sera sous ses ailes ; vous sortirez, et vous sauterez comme les veaux d’une étable, et vous foulerez les méchants, car ils seront comme de la cendre sous la plante de vos pieds, au jour que je prépare, dit l’Éternel des armées.

Les promesses étant tellement glorieuses, combien devons-nous nous appliquer à vivre selon la volonté de Dieu ; car nous avons été destinés d’avance à être transformés à l’image du Fils et à vivre avec lui et à régner avec lui.

Quand l’épreuve est là, et que le feu fond et purifie, cela semble être difficile, la plupart du temps, mais quand c’est fini, nous comprenons que cela a servi à notre bien. Les œuvres deviennent plus pures et plus parfaites à chaque nouvelle épreuve du feu. Et lorsque le dernier feu sera passé sur notre vie, lorsque viendra le jour dont le Seigneur parle, nous serons habitués au feu, et il ne sera plus quelque chose d’étrange pour nous. Nous avons l’espérance de rester debout, et de ne pas être consumés. C’est pourquoi bâtissons sur le fondement avec des choses impérissables : or, argent et pierres précieuses.

Nous pouvons le faire si nous le voulons ; car Dieu nous a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, et il nous a donné le pouvoir de marcher dans les œuvres qu’il a préparées pour nous. Il n’est pas nécessaire de bâtir avec des choses combustibles. Que chacun veille à la façon dont il bâtit et aux matériaux avec lesquels il bâtit.