Entier de cœur
Il devient de plus en plus clair que notre vie est exactement à l’image du but que nous nous sommes fixé, ni plus, ni moins. Si on dirige son regard vers l’intérieur pour voir comment on est vraiment, on se rend compte qu’on est encore loin de la perfection, bien que l’œuvre de la grâce soit de nous rendre parfaits et propres à toute bonne œuvre (2 Ti. 3, 17), afin de faire honorer en tout la doctrine de Dieu notre Sauveur (Ti. 2, 10).
Il faut qu’une percée spirituelle ait lieu. Un poussin dans l’œuf doit percer la coquille, et la semence doit être assez forte pour percer la surface du sol, pour que la nouvelle vie puisse se développer. Si nous ne sommes pas capables, dans le combat et les tribulations de la vie, de maintenir fermement le but élevé de notre vie, nous ne pouvons pas non plus vivre une vie élevée. Si nous sommes passés de la mort à la vie, ce n’est pas pour vivre nous-mêmes, mais pour être parfaitement unis à une règle de doctrine qui peut chasser complètement la vieille vie et faire entrer la vie de Christ. C’est une règle de doctrine tellement élevée au-dessus des choses terrestres et des sens humains que la plupart des gens sont incrédules et demandent : « Est-il possible d’y parvenir ? » Nous avons alors besoin des bonnes paroles de la foi : « Mais grâce à Dieu, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de cœur à la règle de doctrine qui vous a été transmise. » Ro. 6, 17. Le commencement n’avait pas été très brillant, mais quel résultat magnifique ! Ils obéissaient d’un cœur entier, devant la face de Dieu, à la règle de doctrine qui leur avait été transmise. Il y a là une grande espérance et une grande consolation : ce qui était possible pour eux à l’époque l’est aussi pour nous aujourd’hui. Dieu est le même, il n’a pas changé. Ce qui nous manque, c’est d’être entiers de cœur ! C’est pourquoi nous devons faire un pacte avec Dieu, de tout notre cœur, pour rester fermes dans ce à quoi nous nous sommes livrés. C’est seulement de cette manière-là que nous recevons la force dont nous avons besoin pour que notre corps mette en pratique de la parole de Dieu. Dieu est alors lui-même notre force, car ses yeux parcourent la terre pour que s’affermissent ceux dont le cœur est tout entier à lui (2 Ch. 16, 9).
À qui la faute donc si quelqu’un manque de force, s’il a envie d’abandonner, s’il ne croit pas la Parole ? Cela vient d’un cœur partagé ! Dieu est fidèle, il ne ment pas. Celui qui remplit la condition, avoir un cœur entier, expérimente pleinement son soutien puissant. Ceci étant, qui n’ose pas se fixer un but élevé, qui craint encore d’être souillé par la puissance du péché, quand Dieu lui-même a promis d’être à nos côtés ? 2 Co. 6, 14—7, 1. Nourrissons-nous donc de la parole de la foi et de la bonne doctrine, car c’est la nourriture que nous prenons qui nous donne la vie et la force. Il n’y avait que deux hommes qui croyaient en Dieu de tout leur cœur et qui étaient prêts à affronter les combats et les difficultés en Canaan : Josué et Caleb. Il n’y a pas non plus beaucoup de gens de nos jours qui atteignent le but élevé qu’ils se sont fixés ; seuls l’atteignent ceux qui, avec un cœur entier comme Josué et Caleb, mettent en pratique la vie et l’enseignement de Jésus.
Si le but élevé de notre vie est en vérité de suivre notre Seigneur et Roi sur des chevaux blancs, dans l’armée céleste, notre vie et nos actions en témoigneront. Sinon, celui dont les yeux sont comme des flammes de feu veillera à ce que notre place pour l’éternité soit dans l’étang de feu et de soufre. Ap. 19, 14 et 21, 8.