Ils sacrifièrent leurs fils et leurs filles aux idoles
Ceci est écrit pour nous servir d’exemple, afin que nous n’agissions pas de la même manière. Il y a une idole qui s’appelle
Presque tous les hommes adorent ce dieu, qu’ils soient mondains ou religieux, qu’ils soient riches ou pauvres. Pour devenir pasteur dans l’Église d’État [luthérienne] il faut avoir fait des études. Il faut grimper au sommet de l’échelle sociale, tellement haut que les gens ordinaires n’osent presque plus leur adresser la parole. Et on m’a dit que les méthodistes suivent maintenant la même tendance, puisqu’il faut avoir au moins le brevet, mais de préférence le baccalauréat, pour devenir pasteur méthodiste. Les chrétiens se font tout beaux avec des robes en soie et des colliers de perles autour du cou, et des bagues aux doigts. Les pasteurs des « petites églises »13 utilisent une forme d’uniforme de pasteur pour se distinguer des autres. Le peuple de Dieu admire ce qui est grand et ceux qui sont grands. Ils veulent éduquer leurs enfants dans tout ce qui peut leur donner un rang et une place parmi les grands [de ce monde], même si cela se fait au détriment du christianisme. Il faut les sacrifier à l’idole : La grandeur du monde. Et une fois qu’on les a sacrifiés sur cet autel, on ne les récupère jamais. Abraham a sacrifié son fils selon la volonté de Dieu ; mais maintenant, on sacrifie ses enfants selon la volonté de la chair, selon ce qu’on admire en tant que personnes charnelles. Les Israélites ont sacrifié leurs fils et leurs filles aux idoles. La même chose se reproduit à toutes les époques. On donne tout ce qu’on possède pour pouvoir placer ses fils et ses filles parmi les maîtres de ce monde, parmi ceux qui ont le pouvoir dans ce monde. Et pourtant, Jésus dit : Mon royaume n’est pas de ce monde. Mais pour avoir une place parmi les puissances, il faut faire entrer de la connaissance dans cette tête périssable, qui ne vit qu’un court moment. On n’inflige pas cela seulement aux têtes bien éveillées, mais aussi à des enfants qui sont à la peine et qui doivent redoubler. Il faut sauver l’honneur des parents. Il faut tout sacrifier pour cet honneur, sur l’autel de l’idole. Paul dit pourtant : Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur. Ph. 3, 7-8.
Avec la lumière de Dieu et la connaissance de Dieu, on peut parler comme la Parole de Dieu, sans avoir passé des examens de ce monde. Mais il est bien connu que les personnes qui ont de la sagesse de ce monde sont lentes et paresseuses quand il s’agit de s’emparer de la connaissance de Dieu par la foi. Toute leur science les freine, comme de lourdes charges de plomb. Il faut toujours faire des comparaisons entre la sagesse du monde (qui est une vaine tromperie) et la sagesse de Dieu, qui se manifestera en son temps pour régner sur toutes les principautés et toutes les puissances.
Offrons nos fils et nos filles au Seigneur ! Voilà la vraie piété. Enseignons-leur tout ce que Dieu considère comme grand, pour qu’ils Lui soient agréables. Offrons-les à Lui, qui est la tête de toutes les principautés et de toutes les puissances, et nous les posséderons éternellement.
J’ai récemment demandé à un fils de pasteur : Tu vas certainement devenir pasteur, toi aussi. Il m’a répondu : Non, même s’ils m’attachaient à la chaire. Il voulait devenir acteur. Observe bien les fils et les filles des pasteurs. Ne sont-ils pas quasiment tous sacrifiés aux idoles ? Demande à Dieu un collyre pour tes yeux, pour que tu le voies. Si tu lis un journal religieux, quasiment n’importe lequel, tu verras que le courant sous-jacent du journal est l’idolâtrie, l’adoration de la grandeur du monde. La direction des assemblées religieuses est presque toujours sous l’influence de la grandeur du monde. Et le peuple de Dieu aime qu’il en soit ainsi. Un acteur nouvellement converti peut très bien être un dirigeant du peuple de Dieu. Il suffit qu’il ou elle soit grand aux yeux du monde et aie la bonne prestance et la formation appropriée. Les assemblées religieuses admirent une direction formée de cette manière-là. C’est aussi pour cela qu’on exige une bonne formation dans ce monde. Il faut unir Dieu et le monde. On rend un culte aux idoles sur les hauteurs. Celui qui est pauvre et petit peut être aussi pieux qu’il le veut, sa connaissance de Dieu et sa lumière peuvent être aussi grandes qu’elles le veulent ; il est et il restera un homme insignifiant. Sa condition modeste selon la chair le met dans la classe des personnes de moindre valeur. Mais loué soit Dieu de ce qu’il est apte à être un sacrificateur pour Dieu. Éz. 44.
Cela fait longtemps que je suis étonné de constater que presque tous les enfants des amis craignent et aiment Dieu depuis leur tendre enfance et trouvent tout leur plaisir dans le Seigneur et dans ses saints. Mais maintenant, je comprends le mystère : Ils ne sont pas sacrifiés aux idoles, mais au Dieu vivant, par Jésus-Christ notre Seigneur.
C’est bien qu’il en soit ainsi, chers frères ! Ce sont de telles personnes qui peuvent former une postérité divine, qui vit et qui demeure éternellement. Mais les idolâtres périssent.
Petits enfants, gardez-vous des idoles ! 1 Jn. 5, 21.
J. O. S.