Sortir de la mort
L’Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que ce qui avait été promis soit donné par la foi en Jésus-Christ à ceux qui croient. Ga. 3, 22.
Puisque tout a été renfermé sous le péché, il importe pour nous de trouver comment en sortir. Même nos meilleures œuvres sont contaminées par le péché. Mais le jour où elles deviennent pécheresses pour nous, nous perdons la foi en nous-mêmes. Et pourtant, un grand nombre d’années de notre vie peuvent passer avant que nos yeux s’ouvrent pour voir combien nous sommes corrompus de la tête aux pieds. Nous estimons sans doute que nous faisons quelque chose de bien quand nous faisons de notre mieux ; mais en examinant cela de plus près, nous trouvons que le péché y est attaché. De cette façon, nos yeux s’ouvrent pour voir qu’en moi, c’est-à-dire dans ma chair, il n’habite rien de bon. Cette connaissance de moi-même est vraie et bonne aux yeux de Dieu. Sur un arrière-plan aussi noir, nous nous précipitons vers Jésus-Christ et nous lui demandons son aide avec ferveur, et il nous exauce et prend habitation dans nos cœurs. Ces paroles deviennent alors vraies : Je suis noire mais je suis belle, filles de Jérusalem, comme les tentes de Kédar, comme les pavillons de Salomon. Ca. 1, 5. En effet, les tentes de Kédar étaient de tissu de crin noir. À partir de ce moment-là, Jésus-Christ est notre vie. Il faut qu’il croisse et que nous diminuions. La vie devient alors facile et simple à vivre. Le pesant joug de l’esclavage a été rejeté. La pression et l’enfermement qui venaient de la loi ont laissé la place à la liberté de Christ, du fait que la loi est devenue le pédagogue qui nous mène à Christ, pour que nous soyons justifiés par la foi. Nous sommes entrés dans le corps de Christ et nous suivons ses lois, car nous avons crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. La crucifixion amène des souffrances, les souffrances de Christ ; mais elles nous libèrent des souffrances de la condamnation. Nous avons donc de la liberté et de la joie au milieu des souffrances de la crucifixion. Ce qui avait été promis, c’est-à-dire Jésus-Christ, m’affranchit du pouvoir du péché, de la loi du péché et de la mort. Je règne avec Jésus-Christ sur le péché. Le péché est là, mais il n’amène pas mon entendement à obéir à sa convoitise. C’est cela être crucifié. Nous avons été transportés dans le royaume du Fils de son amour, où la nouvelle créature doit être nourrie et croître jusqu’à atteindre l’état d’homme fait. Nous portons cette vie à l’intérieur de nous, et c’est la seule vie qui vaille. Tout le reste est soumis au péché. C’est pourquoi nous devons prendre soin de ce beau trésor. Car c’est cette vie qui subsistera dans toute l’éternité. Si nous appartenons à Christ, nous sommes de la postérité d’Abraham et ses héritiers selon la promesse.
L’Écriture a tout soumis au péché ; mais par la foi et l’obéissance à la foi, nous sommes libérés du péché. Si nous croyons au pouvoir du péché, nous succombons ; cela s’appelle de l’incrédulité. Mais si nous croyons en la force de Dieu en Jésus-Christ, tous les liens se dénouent, et nous sommes placés sur le fondement de la résurrection. Par la foi, Jésus a marché sur les vagues. Par la foi, les murailles de Jéricho se sont écroulées. Par la foi, Josué et Caleb ont survécu à tous ceux qui avaient le même âge qu’eux et ont pris possession du bon pays, malgré la multitude et la force de leurs ennemis. Les Juifs n’ont pas cru au Messie de la promesse, et ils ont été chassés de leur pays pour des centaines d’années. Mais ceux qui ont cru en lui ont hérité la Jérusalem céleste.
À cause de l’incrédulité, le monde entier est aujourd’hui plongé dans les ténèbres, le chômage, la guerre, les luttes, l’avarice, les partis, les divorces, l’adultère et toutes sortes de choses misérables.
Par la foi, on pourrait vaincre tout cela. Le travail et la bénédiction seraient à nouveau accordés aux nations. Mais maintenant, ils rejettent Christ, et ils rejettent ainsi du même coup l’aide dont ils ont eux-mêmes besoin.