Avoir l’apparence de la piété et renier la force de Dieu

septembre 1932

Avoir l’apparence de la piété et renier la force de Dieu

Reconnaissez à ceci l’Esprit de Dieu : Tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair est de Dieu. 1 Jn. 4, 2.

L’esprit qui est de Dieu combattra la chair quand il est manifesté en chair. Si quelqu’un hait la parole de la croix, nous savons avec certitude que l’esprit n’est pas de Dieu ; en effet, l’esprit qui protège la chair, la défend et l’épargne, prend plaisir à ce qui appartient au monde. Éloigne-toi de ces hommes-là ! Recherche en revanche la communion des saints en Esprit et vérité ; car auprès d’eux, tu trouveras Christ manifesté en chair. Mais la chair avec toutes ses convoitises et ses passions est alors crucifiée. Dans ces conditions, ce n’est pas difficile de ressentir l’esprit et la communion d’esprit. Christ crucifié dans l’homme, c’est la force de Dieu. C’est la source de la victoire et la révélation de l’Esprit de Dieu.

Quand on annonce de nos jours que Christ a tout fait et que nous n’avons rien à faire, cela sonne tellement bien ; nous sommes en effet inclus dans son œuvre. Mais à la base, c’est une prédication fausse ; l’œuvre de Jésus a en effet été achevée par la mort de Jésus. L’œuvre du Saint-Esprit en nous, en revanche, n’est absolument pas achevée. Il s’en faut malheureusement de beaucoup que ce soit le cas. Combien de personnes peuvent dire avec Paul : Ainsi la mort agit en nous. 2 Co. 4, 12. Nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle. Qui donc suit Jésus dans ses souffrances ? Ce n’est qu’en le suivant de cette manière que nous voyons la lumière dans sa lumière. Mais si on se glorifie de l’œuvre accomplie de Christ tout en s’opposant à l’œuvre du Saint-Esprit, on est encore dans les ténèbres. C’est pourquoi, sortez du milieu d’eux ; car qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ? Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes le temple du Dieu vivant. 2 Co. 6, 14 et versets suivants. Celui qui dit que nous n’avons pas de péché se séduit lui-même. La mort ne peut pas agir dans un tel homme ; il n’a pas non plus le témoignage du sang. C’est en effet le combat jusqu’au sang contre le péché qui crée le témoignage du sang en nous ; tous les hommes pieux savent en effet que Jésus n’est pas seulement venu avec l’eau, mais avec l’eau et avec le sang. 1 Jn. 5. Le témoignage des hommes devient superflu quand l’Esprit, l’eau et le sang rendent témoignage ; c’est en effet le témoignage de Dieu. Chaque fois que l’on rencontre un frère qui a ces trois témoins dans son corps mortel, on rencontre le témoignage de Dieu, et on rencontre bien sûr aussi l’Esprit de Dieu. Bien plus ; on rencontre une personne qui est restée fidèle à l’Esprit.

Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Éloigne-toi de ces hommes-là. 2 Ti. 3, 1-5.

Il y a donc des personnes qui ont tous ces vices et qui se disent chrétiennes ! Il n’est pas étonnant qu’elles s’écrient à haute voix : Prêche Christ ! quand un homme pieux touche à ces abominations, avec la force de Dieu. L’apparence de la piété est en ordre, mais on ne veut pas entendre parler de la force. Même l’expression de leurs visages témoigne contre elles. On trouve partout de telles personnes déchues ; elles sont deux fois mortes et déracinées. Et malgré cela, elles témoignent que Jésus a tout fait, qu’elles n’ont rien à faire, car ce serait de l’esclavage. Et elles commettent pourtant tous les vices cités précédemment. Comme si cela ne suffisait pas, nombre de ces gens s’introduisent par ruse dans les maisons et fascinent des femmes avec leur apparence de piété, ce qui mène souvent à l’adultère en bonne et due forme ; nous en avons entendu parler à de nombreuses reprises.

Le péché dans la chair aurait-il effectivement été ôté ? On voit bien au contraire qu’il prospère. Nous avons en vérité besoin que Christ soit prêché, pour que la mort et le jugement soient prononcés sur toute chair. Car c’est le moment où le jugement commence par la maison de Dieu ; à combien plus forte raison ne frappera-t-il pas toute l’impiété qui porte l’apparence et le masque du christianisme – sans force.