Victoire et défaite

juillet 1932

Victoire et défaite

On remporte la victoire quand on est poussé par l’Esprit de Dieu, mais quand on est entraîné par ses convoitises charnelles, cela mène à la défaite. Christ est fidèle ; il a vaincu et il veut nous donner la victoire. Qui nous séparera de l’amour de Christ ? L’amour de sa part reste immuable. Il a fait preuve de fidélité dans la tribulation, l’angoisse, la persécution, la faim, la nudité, le péril, et l’épée. Si nous sommes exposés à ces mêmes choses, nous pouvons être plus que vainqueurs par celui qui nous aime. Ro. 8, 35-37.

Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul remporte le prix ? Courez de manière à le remporter. 1 Co. 9, 24. Combien sont ceux qui courent dans le stade de nos jours ? Nous connaissons le chemin ; il passe au travers du voile, qui est sa chair. C’est donc une course dans le renoncement à soi-même. Dans une course naturelle, on s’impose toutes sortes d’abstinences pour remporter le prix ; et on le fait pour obtenir une couronne corruptible, mais nous, faisons-le pour une couronne incorruptible. Paul ne courait pas comme à l’aventure ; il ne frappait pas comme battant l’air. Mais il tenait son corps assujetti et s’imposait toutes sortes d’abstinences.

Ceux qui se tenaient debout sur la mer de verre avaient vaincu la bête. Une bête après l’autre monte de la terre. Une influence spirituelle en suit une autre ; mais tous ceux qui gardent le témoignage de Jésus et qui se laissent conduire par l’Esprit et la Parole vaincront par la puissance du sang de l’Agneau. Ap. 15, 2 et 14, 4-5.

C’est l’esprit dans l’homme qui fait de celui-ci ce qu’il est. L’Esprit de Dieu donne des forces divines, alors que l’esprit humain est intrinsèquement lâche et servile. C’est pour cela que nous ne pouvons parvenir à rien sans la force de l’Esprit de Dieu.

L’ange de l’Église de Pergame avait des gens attachés à la doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak à mettre une pierre d’achoppement devant les fils d’Israël, pour qu’ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles et qu’ils se livrent à l’impudicité. Dans cette affaire-là, l’ange de l’Église n’a pas vaincu. C’est pourquoi il lui a été demandé de se repentir. Ap. 2, 14-16. Une chose est de vaincre dans sa vie personnelle, en tant que champ de Dieu ; c’est une tout autre chose de vaincre en tant que collaborateur de Dieu.

L’ange de l’Église de Thyatire avait de l’amour, de la foi, un esprit de service et de la constance. Mais en même temps, il laissait régner la femme Jézabel, qui se disait prophétesse. Elle enseignait aux serviteurs du Seigneur à se livrer à l’impudicité et à manger des viandes sacrifiées aux idoles. Il aurait dû intervenir fermement et mettre un coup d’arrêt à ces agissements ; mais il était trop lâche. C’est pourquoi il est tombé lui-même sous le jugement de Dieu.

Nous comprenons par là que ce n’est pas chose facile de vaincre. Quand on est un serviteur du Seigneur, on ne doit pas seulement vaincre dans ses propres affaires, mais aussi dans toutes les circonstances qui concernent l’assemblée. Il faut veiller à maintenir à l’écart tous les éléments impurs. Il faut maintenir dehors ceux qui veulent apporter une doctrine étrangère. C’est aussi pour cela que le prix de la victoire est tellement grand. Celui qui vaincra sera revêtu de vêtements blancs, deviendra une colonne dans le temple de Dieu. Il s’assiéra avec Jésus sur son trône. Il mangera de la manne cachée. Dieu lui donnera autorité sur les nations.

S’il était impossible de vaincre, Jésus n’aurait jamais dit : Celui qui vaincra ! Et il n’aurait jamais fait des promesses aussi glorieuses au vainqueur.

Pour vaincre, il est bon d’avoir de bons conseillers. Le roi Joas fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel tout le temps qu’il suivit les directions du sacrificateur Jehojada. 2 R. 12, 2. Joas était très zélé pour restaurer la maison de Dieu. Il a collecté beaucoup d’argent et a établi des contremaîtres pour diriger les travaux. Il a embauché des tailleurs de pierre, des charpentiers et des ouvriers en airain pour réparer la maison de l’Éternel, et ils ont remis en état la maison et l’ont consolidée.

Les années ont passé et le sacrificateur Jehojada est devenu âgé et rassasié de jours. Il est mort à cent trente ans, et on l’enterra dans la ville de David avec les rois, parce qu’il avait fait du bien en Israël, et à l’égard de Dieu et à l’égard de sa maison. 2 Ch. 24, 15-16.

Mais après la mort de Jehojada, les chefs de Juda sont venus se prosterner devant le roi en lui demandant de pouvoir rendre un culte aux idoles. Et le roi n’a pas pu résister à ces flatteurs, il céda à leur demande.

De son vivant, Jehojada avait maintenu ces chefs de Juda à leur place. Ils avaient le même entendement quand il était en vie, mais ils n’ont pas eu de pouvoir, car Jehojada leur a résisté. Mais maintenant, Jehojada n’était plus là, et c’est le roi Joas qui aurait dû s’opposer à ces chefs impies ; mais il n’en a pas été capable. Il a permis l’idolâtrie, à laquelle il s’était opposé auparavant. Et ils ont abandonné la maison de l’Éternel, le Dieu de leurs pères, celle que le roi lui-même avait restaurée, pour servir les Astartés et les autres idoles.

La colère de l’Éternel s’est alors enflammée contre eux, parce qu’ils s’étaient rendus coupables. L’Éternel envoya parmi eux des prophètes pour témoigner de leur péché, mais ils n’ont pas écouté. Alors Zacharie, fils de Jehojada, fut revêtu de l’Esprit de Dieu. Il se présenta devant le peuple et lui dit : Ainsi parle Dieu : Pourquoi transgressez-vous les commandements de l’Éternel ? Vous ne prospérerez point ; car vous avez abandonné l’Éternel, et il vous abandonnera.

Mais ils ont conspiré contre lui, et l’ont lapidé par ordre du roi. Un esprit étranger s’était emparé du roi Joas. Il n’a même pas fait preuve de miséricorde envers le fils de Jehojada, ce sacrificateur qui avait été tellement bienveillant envers lui. Mais Zacharie dit en mourant : Que l’Éternel voie, et qu’il fasse justice ! Et n’est-ce pas ce que Dieu a fait ? Si ! Quand l’année fut révolue, l’armée des Syriens arriva avec un petit nombre d’hommes, elle est venue en Juda et à Jérusalem, et a tué parmi le peuple tous les chefs du peuple, ceux qui voulaient rendre un culte aux idoles, et ils ont envoyé au roi de Damas tout leur butin. Et les Syriens firent justice de Joas. Ils l’ont laissé dans de grandes souffrances. Les serviteurs du roi ont conspiré contre lui et ils l’ont tué sur son lit, à cause du sang des fils du sacrificateur Jehojada. Et on l’enterra dans la ville de David, mais pas dans les sépulcres des rois.

Joas n’a pas vaincu. Il était lâche. Avec toute leur acception de personnes, les chefs du peuple l’ont amené à se détourner des commandements de Dieu, de la maison de Dieu, pour se tourner vers les idoles. Il a détruit les choses pour lui-même et pour les autres. Il a conduit le peuple de Dieu à la défaite. Et les Écritures le dépeignent comme un personnage faible, qu’il ne faut en aucun cas imiter.

Cela nous apprend que nous devons rester fermes et inébranlables, et ne jamais céder aux flatteries. Ne pas faire acception de personnes, mais honorer Dieu et avoir de la crainte pour lui, plus que pour quoi que ce soit d’autre.

Il y a aussi parmi nous des personnes qui ont une forte tendance à l’idolâtrie, c’est-à-dire à la grandeur selon le monde, à l’acception de personnes, etc. Elles se sentent très bien en compagnie des grands de ce monde. Prends garde à ces personnes et éloigne-toi d’elles. Car tu trouveras chez elles la source de la corruption. Qu’elles gardent la corruption pour elles seules ! Toi, garde-toi pur ! Laisse plutôt le groupe devenir plus petit, dans la pureté, que grandir avec de l’impureté. Sois comme le sacrificateur Jehojada, qui a maintenu à distance tous les jours de sa vie les chefs de Juda et tous leurs désirs d’idolâtrie. Vivons toujours dans l’affection que Dieu a exprimée à l’égard de son Fils : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. Écoutez-le !