La famille de Stéphanas

avril 1932

La famille de Stéphanas

Qui veut être comme la famille de Stéphanas, qui s’était mise au service des saints ? Heureux les membres d’un tel foyer, les habitants d’une maison qui ouvre toutes grandes ses portes aux saints ! La famille de Stéphanas était les prémices de l’Achaïe et servait les saints. 1 Co. 16, 15.

Quand un jeune homme se marie, il fait bien de se marier avec une femme pieuse et de faire tout de suite de sa maison une maison de Stéphanas, une Béthanie, pour que la bénédiction et la paix puissent inonder le foyer. Qu’il est misérable de voir toutes ces maisons fermées, où l’on ne prend soin que de soi-même !

Comment peut-on concilier une telle attitude avec le royaume des cieux ?

Soumettez-vous aussi à de tels hommes, ainsi qu’à tous ceux qui prennent part à l’œuvre et travaillent. V. 16.

Une maison ouverte fait reposer le respect sur tout le foyer. Et qui sait s’il n’héberge pas de temps en temps des anges ? Un foyer fermé se met sous le même joug que le monde ; la raison en est la plupart du temps qu’on veut s’épargner soi-même ! Dans une telle maison, l’air (spirituel) devient vite nauséabond. Il ne s’y trouve pas de place pour les fils et les filles de paix. On ne donne pas aux anges la possibilité d’en franchir le seuil. C’est pourquoi toute l’atmosphère y devient froide et glaciale. On peut même sentir le froid du dehors : Pourquoi cette maison est-elle fermée ? C’est en fait le cœur lui-même qui est fermé, fermé à Christ comme aux saints. Personne ne peut se réjouir au sujet d’un tel foyer. En revanche, Paul pouvait dire au verset 18 de Stéphanas, de Fortunatus et d’Achaïcus qu’ils avaient tranquillisé son esprit et celui des Corinthiens.

Cela montre que celui qui a de la place dans son cœur a aussi de la place dans sa maison, et que celui qui a les deux fortifie non seulement le corps, mais aussi l’esprit, comme le faisait Stéphanas.

C’est pourquoi, ouvre tes portes au peuple de Dieu, à ceux qui apportent la doctrine de Christ ! Mais si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne lui dites pas : Salut ! Car celui qui lui dit : Salut ! participe à ses mauvaises œuvres. 2 Jn. 10-11.