La conférence du Nouvel An à Oslo et le réveil à Drøbak

février 1932

La conférence du Nouvel An à Oslo et le réveil à Drøbak

Nous avons eu à nouveau une conférence riche et bénie, qui a duré 5 jours. C’était en plein hiver, mais les amis sont venus malgré tout en grand nombre. Le fr. Sigurd Bratlie, de Copenhague, était avec nous cette fois-ci. Le fr. Løken est venu de la région de Hallingdal avec plusieurs amis. Des amis sont également venus de toutes les villes avoisinantes. Dieu nous accorde beaucoup de musique. En plus du quatuor Skogsrud, il est venu un jeune frère allemand, Rudolf Schwaiger, pianiste à Sandefjord. Bien que ce soit un excellent musicien, il nous a pourtant davantage réjouis par son témoignage clair.

Entre les réunions, le fr. E. Aslaksen a fait travailler par écrit, comme dans une école biblique, à partir des 38 questions mentionnées dans ce numéro de notre journal. Les jeunes ont été pratiquement les seuls à répondre, et nous avons été étonnés de voir les nombreuses bonnes réponses aux questions, qui n’étaient pas des plus simples. Cela témoigne d’une compréhension dans la connaissance de Dieu. En effet, nous avons reçu parmi nous « celui qui enseigne toute la vérité », de sorte que nous donnons à Dieu l’honneur pour tout. Nous n’aurions jamais pu trouver tout cela par nous-mêmes.

Plusieurs des nouveaux convertis de Drøbak ont participé à la conférence. Le réveil continue là-bas. Le frère Fr. Petersen a fort à faire à Oslo et à Drøbak. Plusieurs frères assez jeunes participent aux réunions à Drøbak. J’ai assisté et participé à un grand nombre de ces réunions, et je dois dire que c’est béni de voir des jeunes gens se livrer à Dieu. Espérons et croyons que ce sera un réveil durable et en profondeur ; car on leur demande sans cesse de calculer la dépense, étant donné qu’après la conversion, il y a un chemin à parcourir pour parvenir à la sanctification et la rédemption.

Par la grâce et l’action directrice de Dieu, plusieurs des jeunes frères qui participent maintenant au réveil sont passés par une formation préparatoire approfondie dans la connaissance de Dieu, si bien que nous pouvons croire et espérer qu’ils vont maintenant veiller sur eux-mêmes et sur leur enseignement, de sorte que le réveil apporté par l’Esprit de Dieu dans et par ses instruments puisse continuer son travail pendant longtemps, et qu’on puisse voir que c’est le bras de Dieu qui apparaît à découvert pour le salut.

Le plus difficile de tout, me semble-t-il, c’est d’enseigner la justice aux hommes. Il reste beaucoup de laisser-aller dans les questions d’argent et d’inexactitudes quant aux promesses qu’on a faites. C’est pourquoi je veux demander aux hommes qui ont à voir avec le réveil de mettre tout de suite fortement à cœur à chacun de pratiquer la justice dans tous les domaines, et de veiller à ce qu’on s’acquitte au plus vite de dettes anciennes. Si la vie ne devient pas tout de suite meilleure, je crains bien qu’il y ait pour finir, chez nous comme à beaucoup d’autres endroits, pas loin de 50 pour cent de défections. Toute injustice est un péché. 1 Jn. 5, 17. Et le péché est la transgression de la loi. Mais nous savons que Jésus-Christ a été manifesté pour détruire les œuvres du diable. La conversion signifie donc qu’on passe de l’injustice à la justice, de la puissance de Satan à Dieu. Et il faut que les hommes que Dieu utilise soient eux-mêmes des exemples en toutes choses ; car les nouveaux convertis peuvent entendre et voir, parce qu’ils ont une conscience qui leur dit comment tout doit être. Je crois par ailleurs qu’un temps de réveil est venu à d’autres endroits aussi. Et un grand nombre de croyants ont besoin d’être réveillés. On constate que beaucoup d’entre eux dorment à poings fermés, et que le réveil pour les pécheurs les concerne tout autant ; car ils se réveillent de leur torpeur et se mettent à sourire et à dire : Si ! cela vient de Dieu. Pour la même raison, je crois que la plupart des chrétiens ne sont réveillés que dans les temps de réveil, et que lorsqu’il n’y a pas de réveil, ils dorment et attendent le réveil suivant. Mais il ne doit pas en être ainsi. Une conséquence de tout ce sommeil est que ceux qui restent éveillés semblent être purement et simplement des fauteurs de trouble aux yeux de ceux qui dorment. Les partis, qui sont du diable, sont de bonnes chambres à coucher. Gardons-nous du repos qu’on trouve dans l’assemblée des morts. Pr. 21, 16.

Debout, toi qui dors, car voici le matin !
Purifie-toi et revêts le fin lin !