Éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu
Reconnaissez à ceci l’Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair est de Dieu. 1 Jn. 4, 1-2
L’apôtre Jean nous donne un signe caractéristique de tout esprit qui est de Dieu, un signe qui ne trompe jamais, à savoir : Christ manifesté en chair.
C’est ce signe que presque tous les gens religieux du monde entier sont d’accord pour rejeter. Ils peuvent se diviser et former des partis à propos de toutes sortes de sujets, mais quand il s’agit de « Christ manifesté en chair », ils sont tous d’accord pour le rejeter. Ils croient certes que Jésus est venu une fois dans le monde, et qu’il est le sauveur du monde, quand on croit en lui ; mais qu’il soit manifesté en chair, ça on n’ose pas y croire. Qu’il ait eu part à la chair et au sang comme nous, comme les enfants, et qu’il ait été tenté en chair et en sang comme nous, et qu’il a souffert jusqu’à la mort dans la chair du fait de son obéissance absolue, non, ça, il ne faut pas le croire ; ce serait prétentieux. Pour cette même raison, on n’a aucune garantie que de telles personnes possèdent l’Esprit de Jésus-Christ. Éprouvez donc les esprits pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde. Il ne faut pas s’étonner de ce que les faux prophètes soient à l’œuvre à notre époque. Les vrais prophètes sont répartis à travers les âges ; il en va de même des faux. Un bon signe caractéristique des faux prophètes doit donc être qu’ils s’acharnent contre « Christ manifesté en chair ». Christ manifesté en chair, sa propre chair il y a 1900 ans, et Christ manifesté dans notre chair – la chair des enfants – doit s’exprimer de la même manière. Le combat contre les mêmes puissances, contre le même péché, contre les mêmes pharisiens religieux, s’avère être le même combat.
Nous voyons clairement que Christ ne peut pas être manifesté en chair, que la direction et l’Esprit de Christ sont loin d’être la force motrice de beaucoup de choses que les dirigeants religieux de notre époque mettent en œuvre. Ils ont donc de bonnes raisons de craindre toute personne qui confesse Christ manifesté en chair. Car on peut s’attendre de ce côté-là à ce que les mauvaises actions soient exposées à la lumière. Vous êtes la lumière du monde ! La ville qui est sur une montagne ne peut pas être cachée. Là où Christ est manifesté en chair, la chair doit forcément être crucifiée, pour que ce ne soit pas elle qui soit aux commandes. Mais ceux qui vont après la chair dans un désir d’impureté doivent être réservés pour être punis au jour du jugement. 2 Pi. 2, 9-10. Nous comprenons qu’on peut aller après la chair dans un désir d’impureté, mais Christ ne peut pas être manifesté en chair quand on marche de cette manière-là. C’est aussi pour cela que Christ manifesté en chair est un mystère de la piété. 1 Ti. 3, 16.
Eux, au contraire, ils parlent d’une manière injurieuse de ce qu’ils ignorent, et ils se corrompent dans ce qu’ils savent naturellement comme les brutes. Jude v. 10.
On joue à un jeu dangereux quand on parle de manière injurieuse de ce qu’on ignore. Il est donc possible de se corrompre soi-même avec ce qu’on « sait naturellement ». Si on prononce un tel jugement sur Christ manifesté en chair, cela entraîne forcément qu’on se corrompt d’une manière ou d’une autre.
L’esprit qui confesse « Christ manifesté en chair » vise à le manifester à nouveau en chair. Car il est dit : Portant toujours avec nous dans notre corps le processus de mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps (traduction danoise de 2 Co. 4, 10-11). « Christ manifesté en chair » devient donc l’échelle à laquelle on peut mesurer les œuvres de chaque homme. C’est pourquoi il est aussi le juge de tous les hommes, puisqu’il est le Fils de l’Homme. Ayant part à la même chair et au même sang que nous. Hé. 2, 14 et 17. Il a vaincu et nous devons vaincre. Il s’est offert par la puissance d’un esprit éternel, et la même possibilité nous est accordée quand nous offrons notre corps comme un sacrifice agréable à Dieu. Ro. 12, 1.
Si quelqu’un me sert, qu’il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera. Jn. 12, 26.
De nos jours, on entend tellement souvent parler de servir Jésus, de donner pour Jésus. Si quelqu’un a envie de construire un, deux ou trois bâtiments, on dit tout de suite : Donne ta contribution pour Jésus ! Participe à la construction de maisons en bois et en pierre, car il en a besoin. Quand Jésus était ici-bas dans les jours de sa chair, un scribe s’approcha et lui dit : « Maître, je te suivrai partout où tu iras. »
Et Jésus lui dit : « Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête. » Mt. 8, 19-20. Comment se fait-il alors qu’il aurait besoin de tant de maisons de nos jours ? Jésus n’est-il pas le même hier, aujourd’hui, et pour toute l’éternité ? A-t-il changé, ou serait-ce malgré les apparences « un autre Jésus » qui a besoin de toutes ces maisons ? 2 Co. 11, 4. Jésus de Nazareth parcourait le pays en guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple. Mt. 4, 23. Il n’avait pas de lieu où reposer sa tête. Mais maintenant, on a besoin de grands complexes immobiliers pour prier pour des malades qui, la plupart du temps, ne sont jamais guéris. Ne pourrait-on pas prier pour le malade dans sa chambre, au grenier, à la cave, à la salle, en plein air ou n’importe où ? Pourquoi faut-il une maison après l’autre pour prier pour des malades ? Je comprends bien que l’on haïsse la doctrine de « Jésus manifesté en chair » ; cette doctrine met en effet tous ces grands bâtiments en ruine et projette de la lumière dans les ténèbres, de sorte que les gens se rendent compte que toute cette mendicité pour de grandes maisons est de la pure folie en ces temps de disette, où les gens n’ont souvent pas de quoi se nourrir.
Jésus a offert son corps en sacrifice ; c’est pour cela qu’il avait besoin de si peu de choses. Il était loin de toute mendicité, car il cherchait premièrement le royaume de Dieu, et tout le reste (la nourriture et le vêtement) lui était donné par-dessus. Suivre Jésus, c’est aussi le suivre sur ce point. Si ce que nous mettons en œuvre ne peut pas subsister sans cette mendicité à l’infini, alors laissons-le s’écrouler ; car ce que Dieu met en œuvre, il est puissant pour le maintenir debout. C’est lui qui maintient en vie tout ce qui périrait sinon. C’est naturel que celui qui est en bonne santé aille chez celui qui est malade ; mais ici, ce sont les malades qui doivent aller voir ceux qui sont en bonne santé, pour rentrer la plupart du temps à la maison tout aussi malades.
On a de bonnes raisons d’être furieux contre « l’esprit qui confesse Christ manifesté en chair », car il détruit tout ce commerce. C’est pour la même raison qu’on s’y oppose de toutes parts ; car on ne peut pas gagner de l’argent par une telle vie ou par une telle doctrine.
Malheur à eux, car ils ont suivi la voie de Caïn ! Cela signifie qu’il n’y a pas de sang dans leurs sacrifices. Il n’y a pas de sang dans l’argent et dans de grandes maisons. Ce sont des sacrifices de Caïn. Mais dans l’amour, la patience, la bienveillance, l’amour fraternel, qui sont des fruits de l’Esprit, c’est là que nous trouvons le sang ; il faut en effet mettre de côté son impatience, son intolérance et son manque d’amour. Voilà un bien meilleur sacrifice !
Malheur à eux, car ils se sont jetés pour un salaire dans l’égarement de Balaam ! Balaam flattait et faisait toutes sortes de détours pour un salaire. Il adorait et admirait les personnes qui pouvaient lui procurer de la richesse et de l’honneur. Il y avait beaucoup de Judas en Balaam, car lui aussi aimait l’argent et a vendu notre Seigneur Jésus-Christ pour de l’argent. Je me demande si Balaam et Judas n’ont pas leur mot à dire quand on mendie de l’argent et qu’on hait l’esprit qui confesse Christ manifesté en chair. De ce que je peux comprendre, Caïphe est aussi de la partie. Éprouvez les esprits pour savoir s’ils sont de Dieu, car beaucoup de faux prophètes sont entrés dans le monde. 2 Jn. v. 7. C’est à leurs fruits qu’on les reconnaît. Quand l’arbre ne porte que de l’argent, de l’argent et encore de l’argent, on fait bien d’y réfléchir à deux fois et de se demander si Jésus, qui est le Modèle, le Chemin, la Vérité et la Vie, était dans la même situation. Je sais que Judas était dans cette situation, et que les frères de Joseph aimaient l’argent plus que leur frère, mais je n’ai jamais trouvé cela chez Jésus.
Nous avons des frères parmi nous qui sont pauvres, qui ont 8 ou 10 enfants, qui travaillent beaucoup dans le Seigneur ; mais je ne les ai jamais entendus quémander le moindre centime, et pourtant Dieu prend soin d’eux. C’est une attitude princière.
Ceux qui sont vraiment des collaborateurs de Dieu ne déshonorent pas leur Seigneur et Maître en se livrant à la mendicité. Dieu est puissant pour prendre soin de ses serviteurs, ceux qui le servent en Esprit et vérité. Mais quand on s’approprie une position, Dieu ne s’engage en aucune manière à prendre soin d’eux. Et du coup, ils se mettent à la mendicité.
Sois attentif ! Écoute ! Car c’est dans les ténèbres que les faux prophètes mènent leurs affaires, et beaucoup de gens ont déjà été bien escroqués.
Éprouvez les esprits pour savoir s’ils sont de Dieu. Car plusieurs séducteurs sont entrés dans le monde, qui ne confessent point que Jésus-Christ est venu en chair. Celui qui est tel, c’est le séducteur et l’antéchrist. 2 Jn. v. 7.