La conférence dans la région du Hallingdal
Le temps passe vite quand on est en bonne compagnie. Même si nous avons passé 3 jours ensemble cette fois-ci, cela est passé tellement vite. Nesbyen est un endroit idéal pour des conférences, entre l’Est et l’Ouest. Le grand local de la jeunesse peut probablement accueillir 300 personnes quand il est plein. Il y a en plus une cuisine, un grand réfectoire et un vestiaire.
C’était béni de voir beaucoup d’amis de Molde, Måløy, Bergen et de la région du Hardangerfjord. Ils ont été nombreux à venir. Pour le reste, il y avait des gens de Sarpsborg, Fredrikstad, Drøbak, Oslo, Horten et Sandefjord. Le fr. Sigurd Bratlie et 6 amis danois sont venus d’aussi loin que de Copenhague. Ils se sont réjouis de la fraternité et des réunions, et ils ont aussi admiré la nature magnifique que Dieu a créée là-haut, au milieu des montagnes. Au pied d’une de ces grandes montagnes, il y a une petite maison où le fr. Ole M. Roen a été malade et alité pendant 16 ans. Il est couché sur le dos, enveloppé de bandages. Les amis danois sont venus avec nous pour lui rendre visite. Nous avons chanté et avons joué de l’orgue dans son séjour. J’ai vu des larmes couler pendant que nous chantions. Dieu témoignait puissamment, que ce soit par ce frère malade, par la nature, ou par son bon esprit. L’une des sœurs a chanté un cantique de O. M. Roen en allemand. Il s’occupe en effet de langues et de comptabilité, dans son lit. Que Dieu le bénisse.
C’était bon d’entendre les nombreux témoignages. On se rend vraiment compte de la véracité de ce que le fr. E. Aslaksen écrit dans son cantique n° 182 dans « Les voies du Seigneur », à la strophe 4 : « Par la croix nous sommes tous unis, nous avons part au même esprit. La communion dans la souffrance, quelle magnifique assurance ! »
La Parole de la Croix nous fait fusionner et fait que nous devenons un. C’est la force de l’unité, qui rassemble. C’est sur la croix que Jésus a triomphé de toute l’armée de l’ennemi. C’est aussi là que nous vainquons. Maintenons la chair crucifiée par la foi, et l’unité de l’Esprit nous liera les uns aux autres par les liens de la paix. Il y a maintenant des centaines de personnes qui peuvent en témoigner ici en Norvège, et nous souhaitons, croyons et espérons qu’il va y en avoir des milliers. Chaque conférence est un apport dans cette direction, et personne n’est capable d’arrêter les flots de l’Esprit. La lumière se lève pour les hommes droits, et il est impossible d’éteindre cette lumière. Plus il y a de tribulations, plus les olives sont concassées et contribuent à faire briller la lumière.
Après 3 jours de rencontre, chacun est rentré chez soi. Les amis danois sont encore restés quelques jours à Oslo, avant de retourner à Copenhague avec le « Kong Håkon ». Le fr. Otto Baltzersen, qui est pilote à Drøbak, est sorti en bateau pour saluer les amis quand leur vapeur a passé à hauteur de Drøbak. Plusieurs amis de Drøbak l’accompagnaient. Ils n’avaient le temps que de leur faire de grands gestes ; mais les amis danois ont jeté une
avec le contenu suivant :
« Salutations cordiales de la part des amis de Copenhague, qui ont rendu visite aux amis en Norvège.
Nous voulons vous remercier pour tout votre amour, votre patience, votre bienveillance et pour toutes les bonnes choses terrestres et spirituelles dont nous avons pu jouir.
Un remerciement tout particulier à tous ceux qui n’ont pas pu être présents physiquement, mais qui étaient présents en esprit, et à tous ceux qui se sont tenus sur le rivage pour nous faire des gestes d’adieu, ainsi qu’à toi, fr. Otto Baltzersen, d’être venu nous saluer en bateau.
Votre frère dévoué S. Bratlie, J. Gerhardt, Kristine Gerhardt, Ellida Kjeldsen : Col. 1, 10-13, Anna Bæklund, Maren Bach, Sofie Kobbeltvedt.
Pour finir, nous vous saluons tous avec le mannakorn : Za. 12, 16. »
À Horten, beaucoup d’amis étaient venus sur le quai. J’ai demandé aux amis danois s’ils étaient satisfaits du voyage ; ils ont tous souri et ont répondu avec un « oui » retentissant. Nous leur avons fait des signes aussi longtemps que nous pouvions les voir, jusqu’à ce qu’ils disparaissent au loin. Mais ils n’ont pas disparu. Le fr. Bratlie les a accompagnés à Copenhague, où il a un grand champ de travail, malgré son jeune âge.
Merci à tous ceux qui sont venus à la conférence. Je crois que cette rencontre s’ajoutera à toutes les autres rencontres où on reçoit de la lumière, où la communion avec les saints augmente, et où on est fortifié dans la foi pour poursuivre la course.
Salutations cordiales.