La crainte des hommes
est l’un des pièges les plus fréquents de Satan. Il a emprisonné toute l’humanité dans ce piège. Il tient asservies des milliers et des milliers de personnes à cause de cette crainte. La raison en est l’honneur des hommes. Il y a de l’opprobre qui repose sur quiconque confesse le nom de Jésus, et les hommes ont peur d’être l’objet de cet opprobre. On préfère mourir avec ses parents et amis, dans leur impiété, plutôt que de confesser le nom de Jésus.
La crainte des hommes est aussi l’un des pires ennemis des croyants. Dans de nombreux cas, on doit mener tout un combat simplement pour rendre un témoignage, tellement on est lié par cette crainte. L’homme est par nature tellement impie qu’il met sur un pied d’égalité l’honneur des hommes et l’honneur de Dieu, et qu’il préfère généralement être honoré par les hommes, qui sont comme de l’herbe, plutôt que par le Dieu vivant, qui est et qui demeure éternellement. La crainte des hommes conduit énormément de gens à avoir une vie chrétienne boiteuse. On voudrait être honoré un peu par Dieu et un peu par les hommes. Mais cela n’est pas possible ; car il est écrit : Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. Ap. 3, 16. La crainte des hommes se manifeste particulièrement au début de la vie chrétienne. Mais lorsqu’on vit une vie de fidélité et que l’on marche selon le Saint-Esprit, la crainte des hommes disparaît peu à peu.
Lorsque nous vivons en Christ et qu’il commence à se révéler à nous, nous ne pouvons que le craindre et l’aimer. Nous choisissons alors le même parti que tous les saints ont choisi au fil du temps, et nous préférons être maltraités avec le peuple de Dieu, plutôt que de céder aux hommes. Daniel a préféré être jeté dans la fosse aux lions et y être l’ami de Dieu, plutôt que d’avoir l’amitié des hommes et d’être ainsi en inimitié avec Dieu. Heureux celui qui craint l’Éternel ; toutes les promesses lui appartiennent. Mais maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, qui prend la chair pour appui, et qui détourne son cœur de l’Éternel. Jé. 17, 5.